• Fille qui pleure, fille qui rit

     

     

    L'attente est interminable.

    7 DPO : des douleurs dans le bas ventre me prennent par surprise en fin de matinée. C'est samedi (youpi). J'en profite pour me vautrer sur le canapé en attendant que ça passe, tout en affichant un sourire béat (malgré la douleur) en m'imaginant mon ovule fécondé se nicher confortablement dans mon utérus. Les douleurs ressenties ne ressemblent à rien de ce que j'ai pu ressentir depuis 1 an en phase lutéale. Ce ne sont pas des douleurs de règles, c'est douloureusement indescriptible. C'est bien situé dans le centre du bas ventre. La douleur dure 1, 2, 3, 6 heures environ, puis disparaît comme elle est arrivée. Ce samedi soir, en posant ma tête sur l'oreiller pour m'endormir, je suis confiante. La nidation a peut-être eu lieu.

    8 DPO : Ou comment tous les espoirs de la veille s'évanouissent petit à petit. Plus aucune douleur dans le ventre. Par contre, de gros tiraillements au niveau du pubis. J'ai l'impression d'être remplie de bleus lorsque je touche l'endroit sensible. Ce symptôme là, je l'ai chaque mois, quelques jours avant les règles. Le sourire béat se transforme en une mini-dépression. C'est foutu.

    9 DPO : J'ai beau me palper les seins et écouter mon utérus, RAS. Le moral est un peu remonté depuis la veille, mais l'espoir est toujours au niveau - 1. Aucune douleur de règles (bonne nouvelle chez moi - j'en ai en durant  chaque phase lutéale d'habitude - et là vous allez me dire qu'elle est pas terminée cette phase - et là je vous dis que ça reste une bonne nouvelle). Le diable pessimiste qui est dans mon cerveau me dit "aucune perte rosée, tes seins sont mous, tes tiraillements sont les mêmes que d'habitude), tandis que l'ange blanc persiste avec ses "rien n'est encore perdu, 9 DPO c'est tôt pour ressentir des symptômes, garde espoir". Quelques douleurs aux ovaires vont et viennent. Rien de transcendant. 

    10 DPO : La nuit a été dure. J'ai rêvé que chéri et moi on était chez Mister S, au 13ème jour de mon prochain cycle, pour IAC 2 donc (c'est dire si mon inconscient ne croit pas du tout à la possible réussite de cette première tentative). Tandis que Mister S et chéri échangeaient des blagues à 2 balles, j'attendais impatiemment le verdict de la taille de mes follicules tout en maudissant intérieurement l'humour crapuleux des deux hommes les plus importants de ma vie à ce moment-là. Je me suis réveillée en sueur alors que Mister S m'annonçait que l'ovulation n'était pas pour bientôt puisque j'étais encore, comme le cycle passé, totalement déréglée. La suite de la journée est passée (il fallait bien) avec une douleur constante au niveau du pubis. Toujours ces tiraillements qui, depuis 3 jours, me font psychoter. Se pourrait-il qu'il s'agisse de douleurs ligamentaires liées à un début de grossesse? "Non! C'est un symptôme prémenstruel un peu précoce" me souffle le diablotin dans ma tête.  Qu'on en finisse une fois pour toute!

    11 DPO : Les douleurs au niveau du pubis ont disparues. Mais je me réveille avec des douleurs de règles, malheureusement trop bien connues par mon petit corps. Le mini espoir auquel je me raccrochais désespéramment s'envole. Il revient (un peu) lorsque je constate l'apparition de 2 veines sur ma poitrine (je vous dit pas l'organisation dont il faut faire preuve pour mater discrètement ses seins au bureau lorsqu'on porte un col roulé). Les douleurs similaires à celles précédant l'arrivée des règles viennent et repartent tout au long de la journée. Je n'attends plus que l'arrivée de la traditionnelle migraine prémenstruelle pour rendre les armes (et les larmes). 


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