• L'annonce

     

     

    L'écho des 12 sa est passée.

    Il est donc temps d'annoncer un peu partout (enfin partout... On se comprend) qu'un Jean-Félix est en train de pousser dans mon ventre.

    J'ai commencé par l'annoncer à mon employeur... qui s'il n'était pas sincèrement ravi pour moi a parfaitement fait semblant de l'être. Il restera à négocier un congé parental ou un jour de télé-travail (préférable au CP pour qu'on s'en sorte financièrement) car je ne sais pas en France mais en Belgique, une place en crèche à temps-plein est difficilement payable (en tout cas pour les gens qui comme nous ont des revenus moyens).

    Soit, l'employeur est informé. Une bonne chose de faite.

     

    Restait l'annonce la plus importante et la plus redoutée... Informer les filles du chéri, mes 2 belles-filles.

    Je disais ici qu'elles demandaient régulièrement pour avoir une petite sœur ou un petit frère.

    A priori donc, la venue de Jean-Félix devait être une belle surprise pour elles.

    Il n'empêche que, famille recomposée ou non, l'arrivée d'un nouvel enfant dans une fratrie suscite toujours des inquiétudes pour les aînés, ou du moins des interrogations. Les filles de chéri étant très "papa", je craignais fortement que cette annonce les chamboule et les angoisse quant à la place qu'elles occupent dans le cœur de leur père.

    Je dois dire que Miss Converses nous a pas mal briffé là-dessus (oui je vous ai pas dit non plus mais chéri et moi on y a été à 2 afin d'en discuter avec elle) et que nous avons avalé ses conseils avec attention.

    Hier soir donc, pas mal stressés (mais peut-être moi encore plus que chéri), nous avons annoncé aux filles qu'elles allaient avoir un petit frère ou une petite sœur.

    Leurs réactions et leurs questions m'ont à la fois surprise, rassurée, bouleversée et émue. Je m'en rappellerai toute ma vie. Les voici dans le désordre.

     

    "Papa c'est pas vrai tu nous fait encore une blague!?" (oui le chéri est blagueur, mais il faut pas abuser quand même)

    "C'est vraiment vrai alors!?" (6 fois on a du leur dire que oui oui c'était vrai)

    "Je suis troooooooop contente!!!" (dit-elle en sautillant en riant tout autour de la pièce pour exprimer son excitation)

    "On pourra l'appeler Violetta??" (elles sont fan... Vous vous doutez bien de notre réponse)

    "Tu ne peux plus boire de coca!!" (ah bon?)

    "J'ai trop hâte que mon frère ou ma sœur soit là" (notez l'absence du "demi" qui m'a mis les larmes aux yeux)

    "Je préfère que tu ne manges plus du tout de fruits ni de légumes, c'est bien plus sécuritaire!" (quand je leur explique que je ne suis pas immunisée contre la toxoplasmose)

     "Il pourra venir dans notre école? Parce que dans la cour de récréation parfois on est avec les petits, et alors on pourra jouer avec lui"

    "Il a une grosse tête!" (quand elles ont vu l'échographie)

    "Pendant ton congé de maternité tu pourras venir nous chercher tôt à l'école avec lui pour qu'on le montre à nos copines?!?"

    "Tu peux nous donner la photo (comprenez l'écho) pour qu'on la montre à maman?" (pas sûr que la môman en question soit ravie de la voir cette "photo" mais soit...).

    "Alors quand j'aurai 100 ans il aura quel âge?"

    Mais la meilleure de toutes.. C'est quand elles se sont penchées sur mon ventre et qu'elles m'ont demandé avec un regard suppliant : "On peut lui faire un bisou?"

    Ce bisou du ventre deviendra probablement un rituel du soir, puisqu'elles m'ont gentillement annoncé qu'il fallait lui dire bonne nuit chaque jour avant de se coucher... "parce qu'il nous entend".

     

    Des craintes, des questions un peu moins "insouciantes", il y en aura probablement dans les prochains mois. Mais je n'aurais pu rêver mieux comme premières réactions.

    Les filles sont ravies et impatientes.. Elles considèrent déjà Jean-Félix comme l'un des leurs. Et c'est, après mon test de grossesse positif, ma plus belle fierté.

     


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  • Jean-Félix ou Jean-Félixette ?

     

     

    Jean-Félix ne sera pas un bébé kinder.

    Non, chéri et moi on veut savoir.

    D'après Miss Converses (oui je vois encore Miss Converses - elle me fait du bien - moins à mon portefeuille - soit c'est un autre débat), on ne porte pas de la même manière une fille qu'un garçon. Le fait d'attribuer un sexe à l'être qui grandi dans son ventre est important pour envisager le futur, mais aussi dans le vécu de sa grossesse.

    Je crois que pour ma part, je suis juste curieuse de savoir et de pouvoir faire toutes ces choses dont j'ai rêvé des mois durant : chercher un prénom pour mon enfant, préparer sa chambre, lui acheter des pyjamas, des robes ou des pantalons... 

    Certes, il n'est pas nécessaire de connaître le sexe de son enfant pour préparer son arrivée. Mais moi j'en ai besoin.

    Chéri est d'accord et nous sommes tous les deux impatients.

    Je vous arrête tout de suite : je ne suis pas ce genre de femme dont l'annonce du sexe peut provoquer une crise de larmes due à une immense déception.

    Non. Je peux admettre qu'une femme ait des préférences. Mais je soutiens l'idée que la venue d'un enfant, quelque soit sexe, est la chose la plus merveilleuse au monde. Comment peut-on être déçue au point d'en faire une petite dépression?

    Il est très clair pour moi que ce type de réaction ne peut provenir que d'une mère dont la grossesse est considérée comme une chose naturelle, et non comme un objectif ultime dont l'atteinte a relevé d'un long combat remplit de doutes, de PMA et de déceptions.

    Jean-Félix sera une fille ou un garçon. Et quelque soit son sexe, il est attendu et adoré.

     

     

    PS : Je vous le dit, au risque de passer pour une cruche lorsque nous saurons le sexe, mais depuis le début de ma grossesse, j'ai le furieux sentiment que Jean-Félix sera un garçon. Chéri aussi d'ailleurs. Il est probable que ce sentiment soit du au surnom masculin qu'on attribue à notre bébé depuis de longs longs mois. Il n'empêche que nous sommes impatients de confronter notre ressenti à la réalité.

     

     

     


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  • Echo 3 # 12 sa + 3

     

    61 mm et déjà photogénique.

    Clarté nucale de 1.1, soit très bien dixit Madame la gynécologue.

    Jean-Félix(ette?) pète la forme, et pas qu'un peu.

    Chéri et moi sommes aux anges.

    Le rêve continue... Encore.

     

     

    Ps : Madame Gygy n'a pas voulu se prononcer pour le sexe... Si vous ça vous dit, n'hésitez pas! (même si en vrai, on a aucune préférence!).

     


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  • En attendant l'écho des 12 sa

     

     

    12 SA aujourd'hui.

    Le risque de fausse couche devient minime. Rassurant. C'est sûr.

    Ma prochaine écho (officielle - pas l'écho de complaisance chez le paternel) est dans 3 jours, soit à 12 SA + 3.

    Grâce à mon père, la semaine passée, j'ai vu que tout allait bien.

    Jean-Félix bouge, son coeur bat, il ressemble à un bébé. Jean-Félix grandit. Il est vivant. Il a deux mains et deux bras (et deux jambes et deux pieds et une colonne vertébrale, bref vous avez compris^^).

    Je sens que mon ventre tire. Je vois qu'il grossit. Je sens que mon appétit devient de plus en plus incontrôlable.

    Je n'ai, objectivement, aucune raison d'être angoissée.

     

    Reste la fameuse clarté nucale.

     

    Elle se mesurera lundi, par une professionnelle.

    Tout se passe à merveille jusqu'ici.

    Tout va très bien. Trop bien?

     Je ne peux m'empêcher de penser que cet immense bonheur peut s'effondrer en une seule seconde par l'annonce d'une malformation génétique, physique, chromosomique...

    Le rêve éveillé dans lequel je suis serait alors remplacé par un sombre cauchemar dont se relever demanderait du temps et un courage que je ne suis plus sûre d'avoir.

    Je ne suis pas vraiment croyante. Mais ce soir dans mon lit, je vais prier pour que mon bébé soit en bonne santé.

    Et je réitérerai ma prière jusqu'à ce que j'en ai la confirmation.

     

     A lundi (pour de bonnes nouvelles j'espère).


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  • Pas d'image suffisamment parlante pour illustrer ce grand moment vécu il y a deux jours.

    Je ne pouvais évidemment pas ne pas le raconter ici. 

     

    Samedi donc, je suis passée dire bonjour à mon père, qui est un des rares proches à qui chéri et moi avons fait part de ma grossesse avant le cap fatidique des 3 mois.

    Je suis très proche de mon père, même si nous nous l'exprimons peu (ou mal). Une bise gauche et maladroite en guise de salut, une tape amicale sur l'épaule de temps en temps sont les seules démonstrations physiques de l'immense respect et de l'amour inconditionnel que nous nous portons mutuellement. Nous parlons peu et rarement de nos sentiments, mais malgré tout, nous nous comprenons.

    En fait c'est très simple. Mon père est mon héros. Je l'admire pour ses valeurs, sa culture, son courage, son savoir, son respect de l'autre et de la vie quelle qu'elle soit. 

    Soit, fin de la parenthèse "amour père/fille". Revenons à nos moutons.

    Je disais donc que je suis passée rapidement chez mon père samedi pour récupérer ma caméra laissée chez lui la semaine précédente et accessoirement lui dire bonjour.

    Je l'ai trouvé occupé à bosser dans son cabinet de consultation (mon père est vétérinaire).

    Nous avons discuté de tout et de rien pendant quelques minutes, puis mon regard s'est dirigé vers son appareil d'échographie. Mon père a suivi mon regard et m'a dit "tu veux qu'on essaie?".

    Je n'ai pas su refuser. Mais, honnêtement, je ne pensais pas voir grand chose. D'une part parce qu'à 11 sa + 1, je pensais qu'une écho abdominale était un peu précoce. D'autre part, parce que l'appareil d'écho du paternel n'est pas du dernier cri. 

    Et pourtant...

    Pour la première fois, j'ai vu un être vivant et non un mini scampi dans mon utérus.

    Pour la première fois, j'ai vu des bras, des mains et des jambes, une tête et une bouche qui s'ouvre et se ferme.

    Pour la première fois, j'ai vu Jean-Félix bouger (et pas qu'un peu!!). 

    J'ai vu sa main se glisser en dessous de sa tête, comme s'il s'installait dans une position confortable pour s'endormir.

    J'ai réalisé que je portais un bébé. Un vrai. 

    Pour la première fois, j'ai été émue et émerveillée.

    Pour la première fois, je me suis sentie future maman.

    Ce moment restera gravé à jamais.

     

     

    Ps : Mon seul regret est de ne pas l'avoir partagé avec chéri, bien que je sois ravie que mon père ai assisté à cette première rencontre. Ce n'est que partie remise, puisque dès ce soir, chéri et moi retournons voir mon père, histoire de lui montrer ce qu'il a raté (le chéri, pas le père). Rassurez-vous, après, on arrête les échos de complaisance!

     

     

     


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