• 11 SA : Petit à petit, Jean-Félix fait son nid

     

    Je triche un peu car mes photos je les prends le soir.

    Or, le soir, mon ventre est 2 fois plus imposant que le matin (imposant est un bien grand mot, je vous l'accorde).

    Quand je me réveille, la première chose que je fais est de poser ma main sur mon ventre, sans doute pour m'assurer que je n'ai pas rêvé.

    Pas de chance, la seule chose que je sens est un ventre plat et quelques maigres abdominaux, vestige de ma période sportive datant d'il y a 2 ans.

    La matinée se passe de la même façon. Renfrognée et un peu angoissée à l'idée que Jean-Félix ait décidé de se faire la malle durant la nuit.

    Et puis vers 11h, mon ventre se gonfle peu à peu.

    Après le repas du midi, quand je me rassieds devant mon bureau, je déboutonne mon jeans afin de pouvoir me sentir à l'aise.

    Le soir, en rentrant chez moi, je suis rassurée. Jean-Félix est toujours là. Mon ventre s'arrondit.

    L'aventure continue.

     

     

     


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    La veille de mon départ en vacances, le 21 août dernier, j'ai rédigé un article que je n'ai pas publié directement (faute de temps très probablement).

    La veille de notre retour au pays, je faisais un test de grossesse positif.

    Cet article n'a donc jamais été publié. Et, volontairement, je voulais oublier sa présence.

    A plusieurs reprises j'ai voulu le supprimer. Car, même si c'était il y a moins de 2 mois, je ne voulais pas me replonger dans cette époque, dans laquelle ma vie n'était composée que d'une succession de déceptions et d'hypothèses, d'une attente qui me semblait sans fin, et d'incertitudes permanentes.

    Et puis, j'ai compris que cette partie de ma vie ne pourrait jamais être effacée.

    Je m'en souviendrai toujours, avec une amertume et un poids lourd au fond du cœur, même si finalement, ça se finit bien.

    Voici donc cet article dont l'intitulé était "Pensées du soir"

     

    Pensées du soir

     

    Hier soir, alors que chéri ronflait comme un camion dormait paisiblement à mes côtés, j'ai laissé mes pensées vagabonder jusqu'à ce que le sommeil vienne me chercher (croyez-moi c'est loin d'être la meilleure méthode).

    Et, généralement, lorsque je laisse libre-court à mon esprit, ce monomane s'obstine à m'envahir de pensées du style (au choix) :

    Peut-être que ça a marché, cette fois / Qu'ai-je fait pour mérité ça? / Pourquoi moi ? / Jean-Félix, tu te magnes un peu oui! / Pas envie de devoir passer par la FIV / Tiens, j'ai pas le téton droit qui pique là ?/ Bon allez faut dormir maintenant! / demain, 10 DPO / Mister S a intérêt à faire quelque chose en septembre / Mais peut-être que ça aura fonctionné d'ici-là? / Arrête de rêver ma pauvre fille.. Etcetera etcetera.

    Pendant ce temps, le chéri dort (et ronfle) toujours. Tu hésites entre le jalouser de dormir si sereinement ou bien le réveiller en râlant parce que s'endormir en 3 secondes 17 centièmes veut forcément dire qu'il ne se préoccupe absolument pas de mon utérus récalcitrant.

    Soit. Passons. Parfois La plupart du temps, la partie raisonnable de mon cervelet accepte de le laisse tranquille et se contente de s'énerver en mode solo.

    Mais revenons à nos moutons (que je ne compte pas, ça marche pas chez moi).

    Hier soir donc, alors que je tentais (vainement) de trouver le sommeil, une pensée que je n'avais jamais eue jusque-là, et qui a immédiatement été accompagnée d'un sentiment de culpabilité profond, s'est emparée de mon esprit déjà bien trop encombré :

     "Peut-être que si je ne suis toujours pas enceinte, c'est parce qu'au fond de moi, quelque part dans mon inconscient, je suis pas prête à devenir maman et à laisser tomber mon petit confort de vie actuel (à savoir les 10 heures de sommeil par nuit indispensables à mon bien-être mental et physique - les soirées en amoureux au resto - le silence tellement apprécié par mes oreilles délicates - mon corps dénué de vergetures - etc)."

    Suite à quoi j'ai pensé : "Et si c'était vraiment à cause de ça?"

    Et encore suite à quoi la méchante pensée suivante est apparue : "Tout est ma faute. Inconsciemment, j'empêche Jean-Félix de s'installer pour préserver mon petit confort personnel de fille trop égoïste." 

    Vous imaginez bien que tout ça n'a pas aidé mon cerveau déjà perturbé à trouver les bras de Morphée.

    Mon côté cartésien a tenté de prendre le dessus, à maintes reprises, en se répétant la longue liste de ce que je suis prête à sacrifier et à faire pour être maman. Je pourrais vous la faire la liste, mais ce serait trop long. En résumé, ce serait : à peu près tout sauf tuer ma famille et mon chat.

    Je ne suis pas réputée pour être égoïste, mais plutôt généreuse. Certes, mon lit est mon meilleur ami, mais je suis prête à le partager avec Jean-Félix, et ce plutôt deux fois qu'une. J'ai rien contre le fait de prendre 20 kilos en 9 mois (même si avec mes 40 kilos ça serait un chouia déstabilisant). J'aime ma tranquillité. J'aime le silence. J'aime les sorties en amoureux (mais qui n'aime pas passer des soirées pénards à manger des crustacés dans un bon resto ?).

     Vous l'aurez compris : mon conscient se bat avec mon inconscient, les questions fusent, et tant que Jean-Félix ne sera pas in the place, elles resteront sans réponse.

     

    Sur ce, je vous souhaite de meilleures nuits que les miennes!

     

     


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  • Manger 2 fois mieux et non 2 fois plus ?

     

     

    Avant de tomber enceinte (je ne peux m'empêcher d'être étonnée à chaque fois que ces 2 mots s'adressent à ma petite personne), j'avais eu le temps de lire et relire un tas de documentations et de bouquins sur l'alimentation de la femme enceinte.

    "Manger 2 fois mieux, pas 2 fois plus" est un leitmotiv qui revient régulièrement quand il s'agit de culpabiliser conseiller la femme enceinte quant à son alimentation.

    Bien sûr, chacune d'entre-nous souhaite faire le mieux possible pour son bébé.

    Et, quand on a attendu ce petit miracle longtemps, faire en sorte que prendre la poudre d'escampette soit la dernière priorité de ta mini crevette devient ta mission numéro 1.

    De fait, une fois l'émotion du TG + passée, tu te mets à être extrêmement précautionneuse quant à ce que tu ingurgites (d'autant plus si, comme moi, tu n'es pas immunisée contre la toxoplasmose).

    Légumes (lavés), fruits (lavés), viande (archi-cuite), amandes (blanches), eau et poisson cuit sont supposés devenir (si ce n'était pas la cas auparavant) la base de ton alimentation.

    Oui mais ça, c'est la théorie.

    Parce qu'en pratique (et si tu as la chance de ne pas avoir le coeur au bord des lèvres du matin au soir), ce sont plutôt les dégoûts et les envies qui influencent la composition de ton frigo.

    De fait, depuis une dizaine de jours (= depuis que mon estomac s'est remis à l'endroit), chez moi les armoires sont principalement composées de :

    - Biscuits (et je ne parle pas des biscuits bio aux graines de sésame du rayon diététique).

    - Nutella (accompagné de sa brioche grillée)

    - Pots de cornichons (les petits bien vinaigrés, vous voyez?)

    - Fromage (principalement celui qui coule et qui pue... Mais pasteurisé)

    - Grenadine (saveur fraise, passion ou mangue au choix)

    Le tout mangé ensemble ou à part, à 8h du matin ou 23h le soir...

    Les légumes et les fruits se sont fait la malle. Pire, ils me filent une moue de dégoût. L'eau est devenue d'une fadeur sans nom (déja qu'avant c'était loin d'être ma boisson favorite).

    L'envie d'une bonne pièce de bœuf saignante agrémentée d'une sauce poivre vert me vient parfois à l'esprit, sauf que la réalité me rappelle que mon filet pur sera dur et difficile à avaler une fois bien cuit. De fait, la viande et moi, on s'apprécie de moins en moins.

    En résumé, je ne mange pas mieux, mais à la limite de moins bien qu'avant ma grossesse.

    Mais étant donné qu'il m'est formellement interdit de perdre du poids et de descendre en-dessous du seuil fatidique des 40 kg, j'ai décidé de me laisser dicter par mes envies et de manger gras, sucré et ce tant que mon estomac l'acceptera.

    Culpabilité? Oui, parfois. Même souvent. Il n'est d'ailleurs pas anodin que j'en fasse un article (ou alors, c'est juste parce que j'ai faim ).

    Mais mes envies et mes dégoûts sont trop forts pour que je réussisse à les maîtriser.

    Le régime alimentaire équilibré, ce sera pour le deuxième trimestre! (ou pas).

     

     

     

     


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    Adieu les symptômes ?

     

     

    Il y a deux semaines, à partir de 7 SA, mes soirées ont commencé à devenir difficiles.

    Je ne dois pas être comme une autre, mais chez moi, les nausées du matin sont inexistantes. Je ne me sens d'ailleurs jamais aussi bien que le matin (une fois la douloureuse épreuve du réveil passée, bien entendu).

    A partir de 17h par contre (si quelqu'un a une explication sur ce phénomène je suis preneuse), je commençais à me sentir vaseuse, barbouillée, nauséeuse. Impossible de manger quoi que ce soit à partir de cette heure précise. Chaque odeur (et particulièrement l'odeur de l'huile cuite et de la graisse en général) me soulevait le cœur.

    Et pourtant, je sentais bien que manger était la seule issue pour m'éviter la terrible épreuve du vomito.

    Je me forçais alors à manger quelques morceaux de mangue ou de banane, seuls aliments dont la simple vue ne provoquait pas un dégoût catégorique. Et j'arrivais alors à m'endormir (pour autant que la voisine du dessous ne n'avait pas décidé de se sortir sa friteuse pour une soirée frites - les belges font ça régulièrement).

    Mais depuis quelques jours, et précisément depuis 9 SA, l'appétit du soir m'est revenu.

    Le dégoût est toujours là pour certains aliments, mais certaines envies se sont également déclarées.

    Mon corps et ma balance en sont ravis, car ce manque d'appétit m'a valu la perte de 3 kg pourtant adorés et essentiels (selon mon amis le doc) à ma résistance (petit gabarit oblige).

     

    Je ne sais pas si les nausées (grand mot pour ces "petits" symptômes, on est bien d'accord) sont définitivement parties, mais ce répit est le bienvenu.

     

    ps : J'ai d'ailleurs testé, dans ces moments d’accalmies, de me rabibocher avec mon meilleur ami, et l'essai s'est révélé concluant!

     

     


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    9 SA et ventre (presque) plat : Montre toi Jean-Félix!

     

    Quand je m'imaginais enceinte (et croyez-moi j'ai eu le temps de rêver), je me voyais, dès le départ, avec un petit ventre rond qui pousserait à vue d’œil semaine après semaine.

    Cette croyance provenait probablement du fait de mon petit gabarit. Après tout quand on a un ventre aussi plat qu'une planche à repasser, et qu'un petit être grandit à vitesse grand V à l'intérieur, il est humain (ou naïf, au choix) de penser que de porter la vie se verrait rapidement.

    Rajoutez à ça les photos de dizaines de femmes (trouvées sur le net - oui j'ai du temps à tuer) dont la grossesse de ne fait aucun doute à 7 sa, et imaginez mes interrogations à 9 sa, face à ce ventre dénué de rondeurs.

    Certes, le soir, il est un peu plus rond (mais pas plus rond que si je venais de m'enfiler 1kg de raclette arrosée de quelques verres de Loupiac). Mais le matin au réveil, il faudrait être sacrément perspicace pour deviner que Jean-Félix grandit dans mon utérus.

    Quoi qu'il en soit, j'ai hâte de pouvoir poser ma main sur mon ventre et de sentir une différence notable avec mon corps "d'avant". Je n'ai pas besoin que les autres le voit. J'ai besoin de moi pouvoir le percevoir.

    Vous vous dites peut-être que dans 10 mois je donnerais tout pour retrouver mon corps de lilipucienne?

    C'est possible. Ou pas. Je n'en sais rien. Mais au jour d'aujourd'hui, j'ai besoin d'être rassurée et de pouvoir constater à toute heure du jour ou de la nuit, que Jean-Félix grandit, qu'il va bien et qu'il ne manque de rien.

    Bientôt, sans doute. 

    Tout est question de patience, encore une fois.

    Moi qui pensais m'en être débarrassé!!


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