• 25 SA : La MAP, ça fait grossir

     

    25 SA

    2 semaines de repos forcé.

    Et me voici avec 2 kg et 3 cm de tour de taille en plus.

    L'inactivité physique et le gavage alimentaire entraînés par la MAP ont des conséquences, qu'on se le dise !

     


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  • 25 SA et MAP : Petit bilan de santé

     

     

    Voici maintenant 2 semaines que la menace d'accouchement prématuré a été attribuée à ma petite personne.

    2 semaines durant lesquelles mes activités principales peuvent se résumer à :

    - Me traîner de mon lit à mon canapé.

    - Me faire servir par le Chéri (et la mère, et la soeur,...).

    - Etre à l'affût de la moindre contraction.

    - Manger, boire, re manger, re boire et re re manger.

    - Craquer sur des articles de puériculture et me faire livrer à domicile.

    - Changer régulièrement de protection hygiénique pour cause de traitement renforcé d'Utrogestan (moi qui pensais être débarrassée pendant 9 mois de ces saloperies... Mon œil !)

    - Regarder par la fenêtre et rêver de me promener sous le soleil hivernal et ses premiers flocons de neige.

    - Passer mes journées aux côtés du chat et ainsi vérifier l'hypothèse du Chéri la concernant : son taux d'activité journalier frôle le zéro pointé.

    - Comater devant les téléfilms sans intérêt diffusés dans l'après-midi les jours de semaine.

    - Regarder les tâches ménagères s'accumuler dans mon appartement de manière impuissante.

     

    Mais, malgré ce programme peu réjouissant, les faits sont là : en 2 semaines, les contractions semblent-elles aussi s'être acclimatées au far niente ambiant. Leur fréquence s'est peu à peu réduite pour devenir quasiment inexistante.

    Et ça, c'est une excellente nouvelle.

    J'attends avec impatience mon prochain rendez-vous chez la gynécologue, en espérant qu'elle mette fin à cet épisode de MAP afin que je puisse reprendre mes activités quotidiennes et arrêter de m'angoisser quant à un éventuel accouchement prématuré.

    Verdict : bientôt.

    Mais en attendant, on continue à se faire servir et à fermer les yeux devant les tâches ménagères.

     

     

     


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  • Quand PMA devient MAP

     

     

    Vous avez remarqué, vous aussi, ces magnifiques anagrammes que sont la PMA et la MAP ?

    Comme si l'une présageait l'autre.

    Comme si les difficultés pour concevoir un enfant n'étaient pas suffisamment dures à vivre.

    Rajoutons-y une grossesse compliquée pour boucler la boucle.

    Mais surtout, ne te plains pas.

    Tu t'es suffisamment plainte avant, quand tu ne rêvais d'être enceinte et que tu n'y parvenais pas.

    Maintenant que tu l'es, grâce à la PMA (ou juste pas, dans mon cas), boucle-la et estime toi heureuse, MAP ou non.

     

    Devenir mère... La chose la plus naturelle au monde.

    Mais pas quand tu passes par la case PMA.

    La grossesse n'est pas une maladie.

    Mais ça y ressemble en MAP.

     

    Devenir mère est pour certaines un long combat.

    Qui parfois ne s'arrête pas au test de grossesse positif tant attendu.

    Mais qui continue des mois durant pour parvenir à offrir la vie au petit être tellement désiré.

     

    Ces guerrières doivent continuer à se lutter, là où d'autres tracent leur chemin sans l'ombre d'un ennemi.

    La maternité n'est pas un long fleuve tranquille.

    Elle ne nous met pas toutes sur le même pied d'égalité.

    Ni au départ, ni ensuite. 

     

     Et pourtant, nous continuons et continuerons toutes, aujourd'hui et demain, chanceuses ou malchanceuses, à vouloir donner la vie.

    Qu'importe le temps que cela prendra.

    Qu'importe les désillusions auxquelles nous devrons faire face.

    Parce que devenir mère est bien plus qu'un désir.

    C'est une nécessité.


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  • Les joies de la grossesse... Côté littéral

     

    Lorsqu'on parle de "joies" de la grossesse, il est courant de l'entendre au sens figuré (j'y viendrai dans un prochain billet). Pour changer, j'ai donc décider de vous parler des joies de la grossesse... Des vraies !

     

     Des cheveux parfaits

    J'ai la chance d'avoir hérité des gênes capillaires "volume", "brillance" et "résistance" de ma mère. Honte à elle donc, qui a eu l'idée peu lumineuse de me faire une coupe "garçonne" à 12 ans. Je l'ai tellement détestée (la coupe, pas ma mère - quoi que) que depuis lors, je porte les cheveux longs.. Très longs.

    Le hic ? Les cheveux gras, qui m'obligent à me laver la tête un jour sur deux depuis l'âge de 14 ans. Quand vous avez 6 tifs sur le crâne, pas de soucis, mais quand vous en avez des millions faisant chacun 50 cm de long, se laver (et surtout se sécher) les cheveux devient une entreprise énergivore et tempivore (mon blog, mes mots) effroyable.

    Quelle ne fût donc pas ma surprise quand quelques semaines après le TG positif j'ai constaté que mes cheveux ne graissaient plus ! Je bénis tous les jours cette hormone de grossesse qui me fait gagner un temps fou puisque j'ai réduit mes séances shampoing/après-shampoing/démêlage/séchage à deux (voire une quand j'ai la femme) fois par semaine.

    Dommage que ça ne dure que 9 mois !

     

    Ma rupture avec la litière du chat

    Je pense ne jamais vous avoir parlé de mon chat (et là vous vous dites tant mieux on s'en fout!). Et pourtant il mériterait un article entier. Je vais donc me contenter d'un paragraphe pour vous expliquer qu'en tant que digne fille de vétérinaire, j'aime les animaux. J'ai toujours vécu avec des animaux et, lorsque je vivais chez lui, je pouvais passer des heures avec mon paternel pour l'aider à opérer un chien ou à sauver un oisillon tombé du nid.

    De fait, quand j'ai emménagé avec chéri (qui lui préfère largement les animaux dans son assiette que dans son canapé - re incompatibilité), j'ai exigé d'avoir au moins un chat. Bon gré mal gré (bon, je le reconnais, parce qu'il n'avait pas le choix), il a accepté.

    Nous avons donc il y a 3 ans adopté un petit chaton qui a vite pris ses aises dans notre appartement.

    Manque de bol, nous sommes tombés sur un des seuls chats en Belgique qui combine tous les défauts pouvant exister au sein de l'espèce féline : gourmande, voleuse, pas câline pour un sou, sournoise, antipathique et à la limite agressive. Et, pour couronner le tout, mon chat possède des intestins qualifiés de "pourris" par le chéri, ce qui lui vaut le surnom de "chat qui pue" (surnom made by Le Chéri, ai-je besoin de la préciser ?). Résultat : nous suffoquons régulièrement lorsque celui-ci décide d'aller rendre visite à sa litière.

    Jusque là, et étant donné le peu d'affect dont chéri dispose pour notre petit félin, je me chargeais de changer sa caisse régulièrement afin de nous éviter l'asphyxie.

    Mais, toxo oblige, j'ai dû passer les rênes à mon cher et tendre depuis 5 mois.

    Et, évidemment, il n'a pas eu d'autre choix que d'accepter cette nouvelle responsabilité (ce qui n'a, je m'y attendais, pas eu l'effet de rapprocher ces deux êtres qui ne s'appréciaient déjà pas beaucoup).

    Mais de mon côté (et même si devant chéri je fais mine de le plaindre sincèrement), je suis RAVIE de pouvoir respirer pendant 9 mois!!

     

    A moi la légèreté

    Je le reconnais. En tant normal, j'ai pas les muscles de Terminator. Ce serait même plutôt l'inverse.

    De fait, je ne suis que très moyennement performante en ce qui concerne le port de sacs de courses ou autre charge lourde (lourde pour moi, on est bien d'accord).

    Mais depuis que Miss Converse nous a dit que les charges lourdes m'étaient totalement interdites, chéri se précipite pour prendre la relève (parce que lui des muscles il en a et pas qu'un peu).

    Adieu les efforts pour déplacer des mannes à linge pleine à craquer et les packs d'eau !

    Dorénavant la chose seule lourde que je dois porter, c'est Jacqueline (et c'est bien assez).

     

    Vous avez dit paresseuse ?

    Auparavant, la culpabilité me rongeait lorsque je passais ma soirée dans le canapé à ne rien faire d'autre que... rien!

    Aujourd'hui, et malgré un vieux reste de cette culpabilité qui s'accroche comme une moule sur un rocher, le far niente a trouvé sa justification.

    Quand je ne fais rien, je me dis que c'est pas plus mal pour ma santé, et donc celle de Jacqueline. J'ose me laisser dorloter par mon chéri et ses petits plats spéciaux home made réclamés parfois en dernière minute juste "parce que j'en ai envie".

    Après tout, si ce n'est pas pendant ces 9 mois, ce sera quand ?

    Faites vous plaisir!

     

    Les places de parking réservées pour les femmes enceinte

    Et bien oui, à bientôt 5 mois de grossesse, je me permets déjà de me garer sur ce type de place quand je fais mes courses (ce qui n'arrivera probablement plus beaucoup étant donné que la MAP est devenue ma nouvelle compagne).

    Encore faut-il qu'elles ne soient pas déjà occupées par des jeunes hommes seuls aussi frais et pimpants que Mary Poppins!! 

    Et ça, ça m'énerve !

     

    Manger (un peu) plus sans (trop) culpabiliser

    Oui on sait. Manger deux fois mieux et non deux fois plus.

    Mais n'empêche, les besoins d'apports caloriques nécessaires pour la femme enceinte augmentent au fur et à mesure de la grossesse. S'il est donc indispensable de s'alimenter correctement, il est tout aussi important de ne pas s'interdire de manger à sa faim.

    Et, je l'avoue, de craquer ponctuellement pour une succulente pâtisserie, un délicieux dessert ou pour celles donc le penchant est plus salé, un paquet de frites bien gras.

    Il n'y a pas de mal à se faire du bien, pour autant bien sûr que ces craquages ne constituent pas un régime alimentaire unique.

    Personnellement, je n'hésite pas à me faire plaisir !

     

     

     

     

     


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  • MAP à 5 mois de grossesse : On décompte

     

     

    24 Sa aujourd'hui. Et une semaine depuis la fameuse annonce de "menace d'accouchement prématuré" pour cause de contractions régulières et inexpliquées.

    7 jours de passés. Une semaine remplie de beaucoup de questions, d’inquiétudes, de repos forcé et d'examens médicaux.

    Mais une semaine de moins en MAP. Voilà qui est encourageant.

    Si bien sûr j'omets volontairement de regarder le pronostic vital d'un bébé prématuré durant les 4 prochaines semaines. 

    Mais, qu'on se le dise, autant être éclairé sur le sujet, et savoir exactement à quoi s'attendre en fonction du stade de la grossesse. J'ai donc décidé de faire un point et d'avancer pas à pas, d'objectif en objectif, vers le but final : le terme.

     

    A 24 SA, soit 22 semaines de grossesse

    Ma Chouquette ne pèse qu'environ 500 grammes et fait moins de 30 centimètres. A ce stade, on ne parle pas de prématurité, mais d'extrême prématurité, voire de fausse couche tardive. Les chances de survie sont proches de 0.

    A 26 SA, soit 24 semaines de grossesse

    On ne parle plus de "prématurité extrême" mais de "très grande prématurité" (notez la touche positive). Le pronostic vital s'améliore mais reste faible et associé à des séquelles importantes.

    A 28 SA, soit 26 semaines de grossesse

    Bébé passe un cap important. Il passe d'une très grande prématurité à une "grande prématurité". Il pèse entre 800 et 900 grammes et mesure plus de 30 cm. Le pronostic vital est engagé, mais les chances de survie dépassent 50%. Les poumons ne sont pas encore suffisamment développés pour fonctionner de manière autonomes et nécessitent une assistance permanente.

    A 30 SA, soit 28 semaines de grossesse

    Le 7ème mois de grossesse est entamé. Bébé reste dans la catégorie des grands prématurés. Il pèse maintenant entre 1 et 1,5 kg. Ses chances de survie dépassent les 75% mais à 20% de chances de conserver des séquelles importantes de sa prématurité.

    A 32 SA, soit 30 semaines de grossesse

    A 32 Sa révolu, on parle de prématurité et non plus de grande prématurité. Il n'est pas capable de s'alimenter ni de de respirer sans assistance mais ses chances de survie dépassent 90%.

    A 34 SA, soit 32 semaines de grossesse

    Bébé pèse plus de 2 kilos et mesure plus de 40 cm. Si 'accouchement survient à ce stade, il reste prématuré mais son pronostic vital est bon. Hormis les poumons qui ne sont pas encore totalement fonctionnels, ses autres organes sont développés.

    A partir de 37 SA

    Le bébé est à terme. Il ne fait plus partie de la catégorie des prématurés.


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