• Le "rythme" de la Boulette

     

     

    Chaque bébé a son propre rythme, c'est sûr.

    Et je dois dire qu'avec la Boulette, adopter un semblant de rythme n'a pas été facile.

    Et pourtant, grâce à la crèche, aux rituels que nous avons le Chéri et moi mis en place, et aussi grâce, il faut le reconnaître, à la fin de l'allaitement à la demande, la Boulette a peu à peu adopté un rythme (A bientôt 7 mois, il était temps).

    Alors, certes, ce "rythme" est flexible, facilement décalé en fonction d'une sieste plus longue, plus courte, en fonction d'un appétit plus ou moins coriace, d'une dent qui pousse ou d'un virus.

    Mais je ne suis quand même pas peu fière de savoir à peu près à quoi m'attendre quand une journée débute (ce qui n'était pas le cas auparavant).

    Voici donc une journée type de la Boulette (et donc, par corrélation de sa petite maman).

     

    6h00 : Haut les coeurs ! C'est l'heure du réveil ! Blabla en tout genre via le baby-phone quand la Boulette est d'humeur joyeuse... Ou pleures d'impatience quand elle s'est levée du mauvais pied (ou quand elle crève la dalle, au choix). En fonction de l'option choisie par la Boulette, je me lève à la hâte, ou au contraire la fait patienter un peu dans son lit (ce qui me permet de me réveiller "doucement" aux sons du bavardage intempestif de ma fille).

    6h30 : On change la couche et on prend son IPP pour éviter que le reflux fasse son come-back (et la vitamine D quand maman y pense).

    7h00 : Heure du biberon ! 90/120/150 ml en fonction de l'appétit (lui-même lié aux réveils et boires nocturnes).

    8h00 : La Boulette commence à râler sur son tapis de jeu. Maman tente une première mise au lit, qui est un échec dans 99% des cas à cette heure-là.

    8h10 : Retour sur le tapis d'éveil, re râlage. La Boulette finit inévitablement dans les bras de maman.

    9h30 : Cette fois ça y est, plus de doute, la Boulette baille et se frotte les yeux ; c'est l'heure de la sieste.

    9h45 : La Boulette dort. Maman souffle.

    10h30 : La Boulette se réveille. Petits jeux et préparation de la panade du midi.

    11h15 : La Boulette râle. Elle a faim. Panade de légumes, protéines et féculents.

    12h00 : Biberon  en guise de dessert. 90 ou 120 ml en fonction de la quantité de panade gobée par la Boulette.

    12h30 : Heure de la sieste n°2. Je vous fait gré des 4 allers-retours tute/doudou avant l'endormissement complet de la Boulette.

    14h00 : On se réveille. Petits jeux ou promenade pour patienter jusqu'au goûter.

    15h30 : Goûter panade de fruits et biberon de 90 ou 120 ml.

    16h30/17h00 : Heure de la sieste n°3.

    18h00 : Réveil (grognon la plupart du temps).

    18h15 : Bain.

    18h30 : Biberon avec céréales (120/150 ml).

    19h30 : Coucher du soir. Petite chanson, bercements et gros dodo.

    1h30 : Premier réveil nocturne. Tel un zombie, je me lève préparer un biberon que la Boulette gobe style "tu m'as pas nourrie de la journée".

    4h30 : Deuxième réveil nocturne. La fin de la nuit approche. Inutile de préparer un biberon, la Boulette n'a pas faim. Remise de tute et bercements. La Boulette se rendort un peu... Jusqu'à 5h30 ou 6h, heure de réveil définitif.

     

     

     

     

     


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  • Allaitement ou biberon : Comment choisir ? L'avis d'une maman qui a testé les deux.

     

     

    Vais-je allaiter mon enfant ou lui donner le biberon ?

    Alors que pour certaines femmes la question ne se pose pas, d'autres, au contraire, hésitent et s'interrogent jusqu'au bout de leur grossesse.

    Et pour cause, difficile, quand on attend son premier enfant, de prendre une telle décision sans savoir exactement à quoi s'attendre.

    Si ce choix ne peut être pris que par vous-même, il est cependant toujours bon de se renseigner sur les options qui s'offrent à vous.

    Parce que j'ai allaité exclusivement pendant plusieurs mois, parce que je suis ensuite passée en allaitement mixte, puis finalement au biberon, je vous fait part de mon expérience.

     

     

     

    L'allaitement : Un accompagnement indispensable

    On entend souvent que l'allaitement est la chose "la plus naturelle au monde". Et, en effet, les femmes allaitent depuis la nuit des temps. Les femmes sont génétiquement programmées pour allaiter. Les bébés pour téter.

    Mouais, sauf que, dans la réalité vraie, mettre son tout petit au sein, quand on est primipare, ce n'est pas toujours aussi facile que ça en à l'air, et nécessite un accompagnement et des conseils appropriés.

    J'ai eu la chance, à la maternité au sein de laquelle je suis restée 10 jours pour cause de "bébé de petit poids", d'être accompagnée par des sage-femmes formées et compétentes.

    Si cela n'avait pas été le cas, ou si je n'étais restée que durant 2 jours à la maternité comme prévu initialement, j'aurais probablement abandonné. Et pourtant, je n'avais que très peu de crevasses, de douleurs et ma montée de lait s'était déroulée sans accroc.

    Entre la fatigue liée à l'accouchement et le chamboulement hormonal auquel une jeune maman doit faire face après la naissance de son petit bout, une mise au sein difficile peut constituer la "goutte d'eau qui fait déborder le vase".

    Or, si, comme moi, vous recevez les bons conseils, si vous êtes soutenue et guidée, vous découvrirez très vite ce à quoi vous vous étiez probablement attendue en choisissant d'allaiter : un moment de partage unique.

     

     Le biberon : Pas de culpabilité

    A l'époque de nos mamans, donner le biberon était le choix commun. Aujourd'hui, l'allaitement à la côte.

    Si les bienfaits de l'allaitement pour bébé ne sont en effet pas à négliger, ne vous laisser pas influencer par cette vague "pro-allaitement" qui déferle un peu partout depuis quelques années pour faire votre choix.

    Les laits infantiles contiennent tous les nutriments essentiels pour le bien-être de votre tout petit. Ils sont strictement contrôlés.

    Faites votre choix sans vous laisser influencer par les discours culpabilisants que vous pourrez entendre ici et là.

    Seule vous et vous seule pouvez décider. 

    Mieux vaut une maman qui nourrit son bébé au biberon en toute sérénité qu'une mère qui allaite "parce qu'il le faut" sans y prendre plaisir. 

     

    L'allaitement : Plus fatigant que le biberon ?

    La fatigue est parfois un critère de choix entre l'allaitement ou le biberon, voire parfois dans la décision de sevrer bébé.

    Mon avis sur ce sujet est assez tranché :

    Allaiter exclusivement demande un investissement et une disponibilité maternelle indéniable (qui cependant est très facilement "oublié" grâce à cet échange unique) qui peut être fatigante pour la maman.

    On vous dira peut-être de tirer votre lait de manière à ce que le papa puisse lui aussi participer et vous soulager en donnant le biberon à votre tout petit. Or, si vous souhaitez éviter que votre bébé se sèvre naturellement (car oui, boire au biberon demande moins d'effort) et maintenir votre lactation, le biberon est (du moins les premiers mois) à proscrire.

    La nuit, comme le jour, vous serez donc l'unique personne pouvant répondre aux besoins de votre bébé, qui se réveillera plusieurs fois la nuit durant les premières semaines, voire les premiers mois.

    MAIS, car oui il y a un grand et gros mais ! : Si vous pratiquez le cododo avec votre bébé, sachez qu'il sera moins fatigant de vous réveiller 10 fois par nuit pour coller votre nourrisson contre vous et le mettre au sein plutôt que de vous lever pour préparer un biberon.

    Et ça, c'est du vécu !

    Pendant les premiers mois, ma fille se réveillait jusqu'à 10 fois par nuit lorsque je l'allaitais. Elle, comme moi, nous réveillions à peine. Comme un automatisme, je la mettais au sein, en restant couchée, et nous nous rendormions en quelques secondes.

    Depuis que ma fille est sevrée, elle se réveille toujours la nuit pour boire son biberon (moins souvent qu'au sein, certes), et je vous assure que je suis bien plus fatiguée encore de devoir me lever, préparer son biberon, lui donner, lui faire faire son rot, la rendormir... Et ce plusieurs fois par nuit.

    Mes phases d'éveils sont en effet plus longues, et donc les nuits plus hachées, et donc, globalement, beaucoup plus fatigantes...

    Dire que l'allaitement est plus fatigant que le biberon n'est donc pas entièrement vrai... Surtout si votre bébé tarde à faire ses nuits.

     

    Le biberon : un moyen d'investir le papa

    Quoi de plus attendrissant qu'un papa qui donne le biberon à son fils ou sa fille ?

    Je le reconnais ; pas grand chose !

    Depuis que ma fille est sevrée, le Chéri a l'occasion de partager de nouveaux moments avec notre fille, qui jusque là m'était exclusivement réservés grâce à l'allaitement.

    Ne vous méprenez pas cependant : ce n'est pas parce que vous allaitez exclusivement que le papa ne dispose pas d'autres moyens pour s'investir et partager de beaux moments avec son bébé.

    Il peut, par exemple, si vous ne cododotez pas, aller chercher votre tout petit et vous l'amener au lit pour que vous l'allaitiez afin de soulager la nuit.

     

    L'allaitement : Le sein multi-fonctions

    S'il y a bien une différence notoire entre l'allaitement et le biberon est que le fait de têter le sein de maman possède bien d'autres fonctions que le côté principalement nutritionnel du biberon.

    J'ai pu le découvrir : le sein sert à tout ! Il rassure bébé et apaise ainsi ses angoisses. Il calme ainsi les pleures dus à un malaise mais aussi à une douleur (reflux, coliques, petite maladie ou poussée dentaire). 

    Le sein a également cette fonction naturelle et physiologique d'endormissement, surtout chez le nourrisson. Beaucoup d'entres-eux s'endorment en tétant (cela arrive bien sûr avec le biberon également).

    Cette "fonction" peut se révéler être à double tranchant cependant : A force de s'endormir systématiquement au sein, le tout petit finit par associer l'allaitement au sommeil... Impossible alors pour lui de s'endormir autrement ! Cela peut parfois se révéler problématique pour certaines mamans qui doivent dès lors être présente pour les siestes, et pour chaque réveil nocturne. Pour plus d'informations sur cette association sein/sommeil, n'hésitez pas à consulter le billet "Mon bébé ne s'endort qu'au sein" ainsi que "Résumé complet de la Méthode Panteley : Pour que le sommeil de bébé ne soit plus un problème" pour trouver des pistes de solutions et de réflexion.

    Vous l'avez compris, ce côté multi-fonctions du sein permet de nouer une relation privilégiée avec votre bébé. Ne vous y méprenez pas cependant : ce n'est pas parce que vous n'allaitez pas que vous ne pourrez pas développer cette relation ; vous utiliserez simplement d'autres moyens.

     

    Le biberon : Une liberté, notamment alimentaire

    Pour certaines, ce critère de choix apparaîtra totalement secondaire, voire superflu.

    Et pourtant, sachez-le : allaiter demande une certaine rigueur au niveau de votre alimentation. Tout comme durant la grossesse, évitez la caféine et la théine, l'alcool et la cigarette.

    Si vous avez, en plus, le malheur d'avoir, comme moi, un bout de chou souffrant de reflux et de coliques pour cause d'allergique aux protéines de lait de vache, il vous faudra également adapter votre régime alimentaire de manière très stricte, ce qui peut se révéler particulièrement contraignant (notez cependant qu'en cas de reflux, le lait maternel est le plus adapté, car plus digeste, moins acide et cicatrisant - pour plus d'infos sur ce type de régime, consultez cet article).

    Mis à part ces particularités, reconnaissons-le : nourrir son bébé au lait artificiel permet à maman de manger et boire tout ce qui lui donne envie ! (et bien souvent, après 9 mois de restriction, ça fait du bien !)

     

    Le sein : du lait disponible, chaud et gratuit

    Un critère non négligeable ! Je m'en suis rendue compte lors du sevrage où je me suis retrouvée un peu perdue !

    Car oui, lors de chaque sortie, il me fallait penser à tout ! : biberon, eau adaptée, lait en poudre (et bordel, comment j'allais le chauffer ce biberon si ma fille avait faim au supermarché ?).

    L'allaitement à cet avantage indéniable de disposer de lait à tout moment, facilement, et sans chauffe-biberon !

    Rassurez-vous cependant : si vous décidez de ne pas allaiter, vous ne vous rendrez probablement pas compte de ces désavantages !

     

     

    En conclusion, je dirais que quelque soit votre choix entre l'allaitement et le lait artificiel, il ne peut être que bénéfique pour vous et votre bébé si vous êtes parfaitement à l'aise avec l'option choisie.

    J'ai personnellement aimé allaiter, malgré les difficultés rencontrées et le régime alimentaire strict que je devais suivre. L'allaitement m'a "sauvé" dans bien des situations, et je ne regrette en aucun cas d'avoir fait ce choix.

    Malgré tout, j'ai trouvé dans le sevrage (qui fût plus difficile pour maman que pour bébé) des avantages non négligeables. Le temps était venu, tout simplement !

     

    A voir aussi :

    Allaitement et sevrage : entre bonheur et tristesse

    A l'aide ! Mon bébé ne s'endort qu'au sein 

    Résumé complet de la Méthode Pantley : un sommeil paisible et sans pleures

     

     


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  • On continue... Laryngite ! 

     

    Il y a moins d'une semaine, je vous parlais ici du dernier virus en date ayant mis KO la Boulette (et sa maman qui a fini au lit pendant 2 jours avec de la fièvre et son seau).

    Comme si nous n'avions pas le droit à quelques jours d'accalmie (car oui, c'est tout ce que je demande), un nouveau virus est arrivé.

    La Boulette toussotait depuis quelques jours (rien d'anormal - maman blasée) mais la nuit de samedi à dimanche a été un véritable désastre : 4 heures de toux non stop de 1h à 5h du matin.

    Même si la Boulette m'a bien habituée aux quintes de toux depuis ses rhino-pharyngites successives du mois dernier, je me suis cette fois inquiétée car ces "aboiements" continus ne ressemblaient pas à ses précédentes quintes.

    Dimanche matin donc, 3 heures de sommeil dans les dents, je me suis rendue aux urgences pour m'assurer que la Boulette n'avait pas chopé une bronchiolite ou autre virus plus agressif.

    Pour me faciliter les choses, une tempête sévissait sur Bruxelles.

    Imaginez-moi, cernes jusqu'aux genoux, tentant de rejoindre l'entrée des Urgences avec la Boulette hurlante sous une pluie battante et un vent à décorner les bœufs... (Un jour cette image me fera rire - en attendant j'en ai bien bavé).

    Après un temps d'attente minime (merci les quintes de toux de la Boulette), la pédiatre de garde est venue ausculter ma fille et m'a vite rassurée : rien aux bronches, mais gorge rouge. Verdict : une grosse laryngite ("elle me l'avait pas encore faite celle-là", ai-je pensé).

    Traitement ? Nada, évidemment.

    Du moins rien de plus que ce que je fais déjà depuis plusieurs semaines : on relève le matelas, on mouche bien le nez, on humidifie la chambre, et on attend que ça passe...

    Depuis samedi soir donc, les quintes continuent, même si elles semblent être moins virulentes.

    Les nuits par contre restent très compliquées.

    Seul le fait de bercer la Boulette l'apaise (jusqu'à la prochaine quinte de toux).

    Tout le mal que je me suis donné pour que la Boulette parvienne à s'endormir seule lors des siestes et des nuits est en train d'être réduit à néant.

    La Boulette réclame du contact, encore et encore. Pour s'endormir, et à chaque micro réveil.

    La journée, la Boulette est crevée à cause de ses mauvaises nuits, et couine donc pour un rien.

    Les nuits sont dures donc. Les journées sont harassantes, ne me laissant aucun répit.

     

     

    NB : Je sais je ne parle que de virus en ce moment et je dois avoir l'air d'une maman qui se plaint sans arrêt... Mais je dois bien le reconnaître : je suis au bout du rouleau. Vivement le printemps !


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  • Quand y en a plus y'en a encore ! Bonjour la gastro !

     

     

    Suis-je la seule à voir mon bout de chou malade non stop depuis bientôt 2 mois ?

    Peut-être ne suis-je pas habituée, ou peut-être est-ce dû à l'accumulation de fatigue que je me traîne depuis la naissance de la Boulette, mais JE N'EN PEUX PLUS !

    Rhino-pharyngites, rhumes, sinusites, trachéites (avec le reflux qui flambe à l'arrivée de chaque virus, bien sûr)...

    Ne manquait plus que la célèbre gastro-entérite pour boucler la boucle !

    C'est chose faite.

    Heureusement, elle a l'air soft celle-là.

    Et, heureusement (maman émétophobe égoïste qui se respecte), le plus gros des vomitos est arrivée la première et unique nuit que la Choupette a passé chez sa mamy.

    S'en est suivi 48 heures où l'appétit de la Boulette en a sérieusement pris un coup (refus des panades, seulement 2 ou 3 biberons de 90 ml) au point où je guettais le moindre signe de déshydratation pour me rendre aux urgences (bah oui quand ça tombe un week-end c'est toujours mieux, nan ?)

    Mais l'arrêt rapide des vomissements, l'absence de diharée et de fièvre, ainsi que le fait qu'elle mangeait progressivement de plus en plus m'ont fait patienter jusqu'à sa guérison totale, 2 jours après, donc.

    Mais, comme d'habitude depuis 7 semaines, à peine la Boulette remise sur pieds (rassurez-vous, à 6 mois, elle ne marche pas, non non), les microbes ont migré vers sa génitrice qui de fait a passé une (énième) nuit blanche à pester contre son estomac (le tout bien sûr en continuant à assumer les réveils nocturnes de la Boulette).

    Vous percevez peut-être le ton un chouia sarcastique de ce billet.

    Car oui, j'en ai ras-le-bol des virus.

    Nous ne sommes "que" le 15 novembre. Malgré la chute des températures, l'hiver n'a même pas officiellement débuté. 

    Et pourtant, ça n'arrête pas.

    Etant donné les début très difficiles et extrêmement fatigants connus depuis la naissance de la Boulette, je suis officiellement en "congé maladie" jusqu'à la fin du mois de décembre.

    Les 3 jours semaines que la Boulette passent à la crèche depuis le mois d'octobre sont supposés me permettre de me retaper afin d'être au top de ma forme pour ma reprise au travail au début du mois de janvier.

    Sauf que, au lieu de me sentir de mieux en mieux, je me sens de plus en plus fatiguée.

    Au bout du rouleau.

    Fatiguée, épuisée.

    Et, comme si j'en avais besoin, ces vilains microbes m’abattent, moi qui suis déjà à terre.

    Je savais qu'être maman allait être fatigant.

    Mais à ce point, je n'aurais pu l'imaginer.

    Je sais qu'un jour, la Boulette fera ses nuits.

    Je sais aussi qu'un jour, elle sera plus forte lorsque l'hiver arrivera et résistera mieux aux microbes.

    Mais, en attendant que ce jour arrive, je sombre, petit à petit, dans un épuisement profond duquel je ne vois pas encore comment je pourrai me relever.

     


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  • Résumé de la Méthode Panteley : Pour que le sommeil de votre bébé ne soit plus un problème (nuits et siestes comprises!)

     

    Votre bébé ne fait pas ses nuits ? Il ne sait pas s'endormir seul ?

    Il ne parvient à s'endormir qu'en tétant ? Ou en étant bercé dans vos bras ?

    Votre bébé se réveille plusieurs fois par nuit à la recherche de sa tétine ou du sein de maman ? 

    Votre bébé ne fait que de micro-siestes, voire aucune ? Il lutte en permanence contre le sommeil ?

    Vous êtes épuisée, à la recherche de solutions, et ne souhaitez pas laisser votre bébé pleurer pour pallier à ses problèmes de sommeil (et de fait, aux vôtres) ?

    C'est ce que vous propose la Méthode Pantley, élaborée par Elizabeth Pantley.

    En voici un petit résumé.

     

     

    Toutes les mamans en manque de sommeil, dont les bébés ne font pas leurs nuits (même après 4/6/9 mois) en on entendu parler. Et pour cause ! La Méthode Pantley fait ses preuves.

    Avant tout, il faut savoir que cette "Méthode" est avant tout à adapter aux problèmes de SON bébé. Il faut donc picoher, ici et là, les solutions aux problèmes qui vous concernent.

    Elizabeth Pantley vous propose donc d'élaborer votre programme personnalisé, en fonction de l'âge de votre bébé (avant 4 mois/après 4 mois) et de son problème de sommeil.

    Mais avant toute chose, elle vous rappelle d'appliquer certains conseils simples mais indispensables, trop souvent oubliés (normal quand on a pas fait une nuit complète depuis des mois - je ne peux que vous comprendre).

     

    Faits de base concernant le sommeil du bébé

    Avant tout, il ne faut pas mettre la charrue avant les bœufs ! Avant 3 mois, il est physiologiquement normal qu'un nourrisson se réveille la nuit pour boire ou être câliné. A cet âge, "faire ses nuits" n'a pas la même signification pour un bébé que pour les adultes. Ainsi, si votre tout petit dort 5 heures d'affilé à 2 mois, soyez heureux ! Bébé fait ses nuits...

    Par ailleurs, il est indispensable, pour comprendre (et donc régler) les problèmes de sommeil de votre enfant, d'en savoir un peu plus sur les cycles de son sommeil. Celui-ci est constitué de phases de sommeil profond, d'endormissement, de sommeil léger mais aussi de phases d'éveils brefs. Et ce sont généralement ces phases d'éveils brefs qui constituent le principal problème : si, lors de ces moments d'éveils brefs, parfaitement normaux par ailleurs, votre bébé ne parvient pas à se rendormir seul, les problèmes commencent...

    Il aura besoin de votre aide pour parvenir à retrouver le sommeil (que ce soit par le biais de bercement, succion, allaitement...), et pourra ainsi vous réveiller jusqu'à 10 fois par nuit.

    Ce qui m'entraîne à vous parler d'un autre fait de base essentiel à retenir : Quelque soit le moyen que vous utilisez pour l'endormir (au sein, dans les bras,...), votre bébé pense avoir besoin de ce même moyen pour retrouver le sommeil au courant de la nuit, lors de ces moments d'éveils.

    Personnellement, cette information a été pour moi une révélation... Je comprenais enfin pourquoi ma fille se réveillait toute les heures la nuit, et pourquoi seul le fait de téter pouvait la rendormir instantanément. Je l'endormais au sein. Pour elle, il s'agissait donc de l'unique manière de retrouver le sommeil.

    J'ai donc compris que pour qu'elle ne me réveille plus la nuit, il était indispensable qu'elle parvienne à trouver le sommeil seule le soir, pour ainsi pouvoir le retrouver lors de ses phases d'éveils nocturnes.

     

    Maintenant que ces données sont établies, voici quelques conseils de base, et pourtant indispensables, à mettre en application pour tous les bébés, avant de se pencher sur la fameuse Méthode Panteley (rassurez-vous, j'y viens).

     

    Conseils de base concernant le sommeil du bébé

    1.  Repérer les signes de fatigue de votre bébé et le coucher dès que vous observez ces premiers signes. Chaque bébé en a. Il est assez facile de les cibler : bébé se frotte les yeux, a les yeux dans le vide ou au contraire est très excité, bébé devient grognon... Ciblez, et agissez vite !
    2. Ne pas coucher votre bébé trop tard le soir (oui, moi aussi je me suis dit : si je la couche plus tard, elle dormira plus tard le lendemain matin, à moi la grasse mat' !). Mais non, malheureusement, ça ne marche pas comme ça : Un bébé fatigué ne dort pas plus longtemps, et, manque de bol, il dort moins bien. Veillez donc à coucher bébé aux premiers signes de fatigue le soir (même s'il n'est "que" 18h30), vous verrez qu'il passera probablement une meilleure nuit (et vous aussi).
    3. Respectez un rituel avant le coucher, quel qu’il soit. Tentez de faire toujours les mêmes choses, dans le même ordre (exemple : bain, massages, biberon/tétée, musique douce/berceuse, dodo). Si votre bébé est trop fatigué, n'hésitez pas à raccourcir un peu le rituel. Il est essentiel que bébé ne "dépasse" pas son état de fatigue. La mise en place d'une routine bien rodée rassure le bébé (et l'enfant plus grand) et lui fait comprendre que l'heure du dodo approche.
    4. Tentez d'établir une ambiance calme autour de bébé 1 à 2 heures avant l'heure du coucher. Une musique trop forte, trop de bruit ou d'agitation n'est pas propice à l'endormissement.
    5. Ne lésinez pas sur les siestes ! Au mieux bébé dort la journée, au mieux il dormira la nuit !
    6. Utilisez des mots-clés (toujours les mêmes) juste avant que votre bébé s'endorme, afin qu'il les associe au sommeil. Cela peut-être n'importe qu'elle phrase ou mot que vous aurez choisi ("chuuut, dodo" ou "Bonne nuit mon trésor" par exemple).

     

     La Méthode Pantley

    Si vous n'avez pas lu les conseils et faits de base ci-dessus, lisez-les ! Je vous assure qu'il s'agit de la base de la base. Sans appliquer ces conseils, rien ne sert de vouloir mettre en oeuvre la Méthode.

    Bon, j'y viens donc. La Méthode Pantley.

    Si vous avez bien lu ci-dessus (oui, je me répète, mais c'est pour vous hein^^), vous avez compris que votre bébé a associé la méthode que vous utilisez aujourd'hui pour l'endormir à un besoin indispensable pour trouver le sommeil (et se rendormir la nuit).

    Que ce soit le bercement, le sein, la succion, votre bébé pense donc qu'il en a besoin pour s'endormir.

    Or, bien sûr, c'est faux (et le but, c'est qu'il le comprenne aussi).

    L'objectif de la Méthode Panteley est donc d'apprendre à bébé à dissocier le sommeil de votre méthode actuelle, et à faire en sorte que votre bébé apprenne à s'endormir seul, sans votre aide, et le tout, sans pleures.

    Autant être honnête tout de suite : cela ne se fera pas du jour au lendemain, d'autant plus si votre bébé s'endort depuis des mois et des mois en associant le sommeil au sein/biberon/bras.

    Mais il faut bien commencer un jour. Et, en quelques semaines, Madame Pantley vous assure de belles nuits complètes (vous fantasmez là hein ?). Let's go.

     

    Phase 1

    Conservez dans un premier temps votre méthode habituelle d'endormissement pour endormir votre bébé (sein, biberon, bras, bercement...). Lorsque votre tout petit est sur le point de s'endormir, déposez-le dans son lit (ou dans le votre si vous pratiquez le cododo) en douceur, en le maintenant dans vos bras (tout en continuant à le bercer). La transition doit se faire en douceur, sans à coups, sans geste brusque. Lorsque votre bébé semble apaisé, enlevez délicatement vos bras. S'il bouge, répétez vos mots-clés (voir point 6 des conseils de base).

    Si votre bébé se réveille en pleurant (ou pleure tout court quand vous le posez), reprenez-le dans vos bras, reprenez votre processus d'endormissement habituel et répétez l'opération autant de fois que nécessaire (oui, ça peut être 10 fois, mais il finira par abandonner et se laisser aller dans les bras de Morphée).

    Petite parenthèse pour les bébés qui ne s'endorment qu'en tétant le sein de leur maman

    Si votre bébé est comme le mien et qu'il ne s'endort qu'au sein, vous vous dites probablement que cette première phase est insurmontable, puisqu'il faudrait déjà, avant toute tentative pour poser bébé dans son lit, qu'il n'hurle pas à la mort quand vous enlevez votre téton de sa bouche.

    Pour pallier à ce problème, Elizabeth Pantley vous conseille de procéder comme suit : Vous allaitez votre bébé. Peu à peu, la succion ralentit. Votre bébé commence à avoir sommeil. Avant qu'il ne s'endorme, retirez votre téton de sa bouche afin qu'il s'endorme sans rien dans la bouche. Votre bébé risque de réagir. Avant qu'il ne soit totalement réveillé ou ne pleure, redonnez-lui votre sein. Répétez l'opération. Encore et encore et encore. Il finira par s'endormir sans téter.

    Phase 2

    Une fois la phase 1 acquise, répétez la même opération (rituels du soir, puis méthode d'endormissement) mais jusqu'à ce que votre bébé ait sommeil (et non plus jusqu'à ce qu'il soit sur le point de s'endormir comme dans la phase 1). Si votre bébé pleure, reprenez-le dans vos bras, et recommencez.

    Phase 3

    Durant la nuit, lorsque votre bébé émet des bruits qui vous avertissent de son réveil, ne le prenez pas dans vos bras. Mais reprenez certains éléments de votre rituel habituel (chantez lui la berceuse habituelle, caressez-le, prononcez les mots-clés, entourez-le de vos bras sans son lit et bercez-le sans le sortir du lit). Si lors de ses réveils nocturnes votre bébé n'émet pas de bruits mais pleure, reprenez la phase 2.

    Phase 4

    Votre bébé se réveille. Toujours aller le voir immédiatement. Répétez la phase 3 mais sans les bercements. Caresses, mots-clés uniquement. Si votre bébé pleure, reprenez la phase 2, puis 3.

    Phase 5

    Votre bébé se réveille. Allez-le voir, mais en restant sur le pas de la porte. Prononcez vos mots-clés. Si votre rituel comporte une berceuse ou des bruits blancs, prononcez-les également.

    Phase 6

    Votre bébé se réveille. Allez-le voir mais restez à l'extérieur de la chambre. Votre bébé vous entend mais ne vous voit pas. Prononcez les mots-clés. Votre bébé se rendort. Si il pleure, reprenez aux phases précédentes.

     

    Vous l'aurez compris : la méthode Pantely consiste à y aller étape par étape, pas à pas, en revenant en arrière si nécessaire, l'objectif étant d'amener en douceur bébé à s'endormir seul via des rituels, des phrases clés rassurantes.

     

    Et les siestes dans tout ça ?

    Elizabeth Pantley est formelle : lorsque votre bébé saura s'endormir seul pour la nuit, il le fera également en journée, pour ses siestes.

    Elle vous donne également quelques conseils spécifiques pour aider votre bébé à faire ses siestes.

    1. Ne lésinez pas sur les siestes ! Un bébé de 4 mois a besoin de 3 siestes par jour, de 6 à 12 mois, 2 siestes et encore une sieste jusqu'à l'âge de 3 ans (ces chiffres peuvent varier légèrement selon que votre bébé soit un petit ou gros dormeur, mais globalement, on y est).
    2. Optez pour des siestes à heures régulières. Évitez les trop longues siestes en fin de journée.
    3. Couchez votre bébé dès que vous percevez les signes de fatigue (cf. plus haut).
    4. Établissez un rituel précédent les siestes qui diffère globalement de celui de la nuit, mais qui peut comporter certains éléments qui "rappellent" au sommeil. (ex : doudou s'il en a besoin la nuit)
    5. Allongez la durée de la sieste : Une sieste de moins d'une heure n'est pas une véritable sieste. Si votre bébé fait des siestes de 20 ou 30 minutes, c'est probablement parce qu'il ne parvient pas à se rendormir lors de ses moments d'éveils brefs (cf. plus haut). Elizabeth Pantely vous conseille de rester attentive et de mettre en place votre rituel habituel d'endormissement (ex : le sein) pour rendormir votre bébé lors de ces moments d'éveils afin de prolonger la sieste.
    6. Différenciez le sommeil de jour du sommeil de nuit (lumière/bruit...).
    7. Tentez par tous les moyens de faire faire une siestes à votre bébé en journée (même s'il ne s'endort pas seul), que ce soit en poussette, voiture ou porte-bébé. Le sommeil de jour influe sur le sommeil de la nuit. Il est donc important que votre tout petit dorme la journée pour bien dormir la nuit.

     

    Voilà les principaux éléments de la méthode Pantley.

    Dans son ouvrage, Elizabeth Pantley vous propose des fiches afin d'y noter votre "programme personnalisé", vos objectifs, et ainsi constater les progrès réalisés, notamment au niveau du nombre d'heures de sommeil de votre bébé.

    Cependant, elle précise aussi qu'il est tout à fait possible de maintenir une certaine flexibilité : un retour en arrière est possible, il ne faut pas se décourager pour autant !

     

     

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