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    La Boulette a la varicelle...

     

    Aaah petite Boulette !

    Tu n'en rates pas une.

     

     

    Après la roséole il y à un mois, voilà que la Boulette nous a sorti 3 beaux boutons avant-hier, juste avant notre visite de routine chez le pédiatre.

    "C'est soit des piqûres d'insectes, soit le début de la varicelle, Madame" 

    J'ai prié silencieusement pour que la literie de la crèche soit infectée de pucerons.

    Mais mes prières sont restées veines.

    Car le lendamin, ce n'est plus 3 petits boutons qui ornaient fièrement le ventre de la Boulette, c'était 10.

    Sans compter les 8 boutons qui étaient sortis sur son cuir chevelu et les 6 autres sur son petit minois.

    Mince alors me suis-je dis, ça ne peut être que la varicelle.

    Voyons le côté positif des choses : il vaut mieux qu'elle l'attrape maintenant que dans quelques années (voire qu'elle ne l'attrape pas du tout et qu'elle la chope à l'âge adulte).

    Ni une, ni deux, je suis allée rendre visite à mon pote le pharmacien (qui me connais bien étant donné mes visites quasi hebdomadaires pour soigner la boulette et ses virus depuis 4 mois).

    Une bouteille de cytelium et de fenistil plus tard, me voici donc à chercher des solutions de garde pour la semaine prochaine.

    Car oui, ayant repris le boulot depuis 10 jours à peine, je ne peux me permettre de m'absenter déjà plus d'une semaine pour cause de Boulette malade.

    Une journée comme on les aime donc, avec des boutons qui grattent, une Boulette a calmer, des solutions à trouver.

    Une journée de maman, en somme.

     

     

     


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  • A toi, la maman épuisée qui n'a pas le droit de craquer (mais qui aimerait bien)

     

     

    Ton enfant, tu l'as voulu plus que tout.

    Tu as fait des pieds et des mains pour la voir apparaître cette put*** de  ligne rose sur ton test de grossesse.

    Quelque soit le temps que cela a pris, quelque soit ton parcours, ça y est.

    Tu es la plus heureuse. Tu vas devenir maman. Le plus dur est derrière toi.

    Ta nouvelle vie va pouvoir commencer. Elle sera remplie de joie, de bonheur, de moments uniques.

    Tu te projettes en mode maman. Et tu t'imagines, rayonnante, ton bébé endormi dans sa poussette alors que tu vas rendre visite à tes proches.

    Tu seras une maman heureuse et comblée, une maman zen, une maman organisée, une maman certes, mais aussi une femme pour ton mari, une maman qui ne crie jamais, qui gère parfaitement sa vie professionnelle et sa nouvelle vie familiale. L'idée qu'il puisse en être autrement ne te traverse même pas l'esprit.

    Ton bébé arrive enfin. Il te regarde et tu fonds pour ce petit être qui va bouleverser ton existence à jamais.

    Les semaines passent, et malgré tous tes efforts pour ressembler à la mère que tu t'imaginais être, tu dois te rendre à l'évidence ; tu n'y parviens pas.

    D'ailleurs, il n'y a pas que toi qui ne rentre pas dans le schéma imaginaire parfait que tu avais élaboré alors que ton ventre était encore rond... Ton bébé lui non plus ne rentre pas dans la case que tu avais créée pour lui.

    Il pleure sans cesse, il souffre de reflux et de coliques. Il ne te laisse aucun répit. Ni la nuit, ni le jour.

     La fatigue s'accumule. Tu perds peu à peu ton entrain et ton énergie.

    L'image de la mère et du bébé parfait s'efface, petit à petit.

    Tu n'as plus la force de sortir, de te promener avec ton bébé. Tu profites des rares moments d'accalmie dont tu disposes pour tenter de récupérer un peu de sommeil.

    Mais ça ne suffit bientôt plus, et la fatigue devient épuisement.

    Cet état de léthargie constant fait maintenant partie de ton quotidien.

    Tu as fait une croix sur la possibilité de récupérer les heures de sommeil qui te manquent.

    Tu agis souvent par automatisme, ou parce qu'il le faut.

    Parfois, tu perds tes mots, et même la mémoire. Tu te demandes comment tu parviens à tenir debout.

    Tu ne souhaites qu'une chose ; une pause. Une vraie.

    Suspendre le temps. Oublier que tu es devenue maman, revenir en arrière, ne serait-ce qu'une journée. Disposer d'une liberté que tu n'as plus.

     Cette pensée te culpabilise. Et pourtant, tu l'as eue. Et tu l'auras encore, à maintes reprises.

    Mais tu la gardes pour toi. Jamais tu n'oserais le dire tout haut, toi qui as tellement voulu d'un enfant. Tu te dois d'assumer. Et sans te plaindre.

    Tu ne comprends pas comment font les autres mamans.

    Celles que tu croises le sourire aux lèvres et le teint reposé, leur bout de chou à la main.

    Celles qu'on voit dans les magazines ou à la télé, qui parviennent à mener tout de front, et qui trouvent encore l'énergie et le temps de se maquiller le matin.

    Comment font-elles, ces autres ?

    Toi, la jeune maman débordée et épuisée pour qui une sortie entre copines n'est plus à l'ordre du jour, parce que tu n'en as plus la possibilité, mais surtout parce que tu n'en as plus l'énergie.

    Toi, la maman qui se lève plusieurs fois par nuit pour nourrir ou bercer ton enfant en priant silencieusement pour qu'il trouve vite le sommeil.

    Toi, la maman qui se couche à 21h00 pour assurer la journée du lendemain.

    Tu n'aurais jamais pu imaginer à quel point être maman pouvait être dur.

    Merveilleux aussi, mais parfois, et même souvent, difficile.

     Au point que, parfois, à la fin d'une journée particulièrement épuisante, tu pleures en silence, pour que personne ne t'entende.

    Parce que tu sens que tu perds pied. Parce qu'être maman n'est pas toujours ce que tu avais imaginé.

     Parce que tu te lèves le matin déjà fatiguée. Parce que tu es à bout de nerfs. Parce que tu n'en peux plus.

    Tu aimerais bien craquer. T'évader. Faire tes valises et partir loin, quelques jours, dans le calme pour recharger les batteries.

    Mais tu ne le fais pas.

    Parce que maintenant, tu n'es plus seulement une femme, tu es aussi une mère.

    24 heures sur 24, 365 jours par an.

    Et ce rôle, tu te dois de l'assumer parfaitement. Tu ne peux t'en séparer.

    Il est le tien et le restera toute ta vie durant.

     

    Toi, la maman épuisée qui n'a pas le droit de craquer,

    Sache que tu n'es pas la seule à hurler en silence ton désarroi et ta fatigue.

    D'autres, comme toi, se demandent chaque matin comment elles vont tenir le coup jusqu'au soir,

    Comment elles vont trouver la force et l'énergie pour relever tous les défis qui les attendent encore.

    Nous sommes des mamans.

    Nous sommes des femmes.

    Nous sommes des guerrières.

     

     

     

     

     


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  • Signer avec bébé : la langue des signes pour communiquer

     

     

    Vous connaissez ?

    Communiquer avec son bébé par le biais de signes afin qu'il puisse exprimer ses besoins (et ainsi réduire ses frustrations), voilà l'objectif de ce merveilleux outil qu'est la langue des signes adaptées aux touts petits.

    Je m'y suis intéressée durant ma grossesse, et ai participé, quelques semaines après la naissance de la Boulette, à un atelier spécialisé intitulé "signer avec bébé".

    Aujourd'hui, la Boulette a 8 mois et demi, et, même si elle ne "signe" pas encore, j'ai l'espoir que bientôt, elle puisse me "parler", et ce avant même d'avoir acquis l'apprentissage de la parole.

     

     

    La langue des signes... Signer avec bébé : c'est quoi ?

    Signer avec son bébé... Ou lui permettre de communiquer par des gestes avant qu'il soit capable de le faire par le biais de la parole. Voilà le concept de la langue des signes pour bébé.

    Car oui ! Les bébés peuvent exprimer leurs besoins par des signes bien avant de le faire oralement !

    Ils peuvent ainsi facilement vous "dire" qu'ils ont faim/soif/sommeil/envie d'un câlin ou de jouer... 

    Ce magnifique outil permet donc de mieux comprendre les besoins de son bébé et ainsi de diminuer ses frustrations. Moins de pleures, puisque bébé est capable d'exprimer ses émotions et ses besoins autrement que par des cris, mais aussi car cela vous permet à vous, parents, d'y répondre facilement (puisque vous comprenez vous aussi ce dont votre bébé a besoin).

    Signer avec bébé : la langue des signes pour communiquer avec bébé

    Cet échange et cette compréhension facilitée permet ainsi de renforcer vos liens avec votre bébé et de développer une relation plus sereine, la communication étant plus aisée.

     Regardez, n'est-ce pas fantastique ?

     

     

     

    Quand commencer à signer avec bébé ?

     Tout dépend de vous et de votre bébé.

    Généralement, il est conseillé de débuter aux alentours de 6 mois. Votre bébé est alors capable d'être plus attentif et d'enregistrer progressivement ces gestes répétitifs.

    D'autres parents commencent dès la naissance.

    Ne vous attendez cependant pas à ce que votre bébé commencent à signer aussitôt que vous débutiez. Certains bébés vous "répondront" à 8 mois, d'autres à 10 mois, et d'autres encore plus tard.

    Généralement, votre bébé sera capable de signer à partir du moment où il sera capable de mouvoir ses mains et ses doigts pour effectuer des gestes habituels (comme dire "au revoir" ou désigner un objet avec son doigt), et ce pour autant que vous ayez commencé à associer des mots et des signes suffisamment tôt (à partir de 6 mois).

     

    Comment apprendre à signer avec bébé ?

    Développée dans les années 80 aux Etats-Unis, l'utilisation de la langue des signes pour bébés (entendants) connaît un réel essor depuis une vingtaine d'années. 

    Des ateliers et formations destinés aux parents qui souhaitent apprendre signer avec leur bébé se développent donc de plus en plus en France, en Belgique et un peu partout en Europe.

    A Bruxelles, retrouvez ici une sélection de bonnes adresses pour apprendre, seule, en couple ou avec votre bébé la langue des signes.

    Il est cependant possible d'apprendre la langue des signes par soi-même, par le biais de livres et bien entendu d'internet qui regorge de vidéos, de sites et d'images vous permettant d'apprendre facilement plusieurs signes de base pour communiquer avec votre bébé.

    Si vous êtes intéressé par l'apprentissage de la langue des signes ou si vous souhaitez en savoir plus, je vous conseille notamment le site Signe avec moi qui regorge d'infos et de bonnes adresses (en France).

    Conseillée par une de mes connaissances qui pratique la langue des signes avec son bébé, l'application Elix est particulièrement bien faite. Il vous suffit d'insérer le mot que vous souhaitez signer et l'application vous propose une vidéo animée du mot souhaitée en langage des signes.

     

    Par quels signes commencer avec bébé ?

    Ce qu'il y a de bien avec la langue des signes, c'est qu'il n'y a pas de règles fixe !

    Vous commencez par les signes que vous voulez. L'essentiel est d'effectuer toujours le même signe lorsque vous prononcez le mot et de l'associer à l'action qui va/est en train/vient de se dérouler.

    Logiquement, vous allez débuter par les signes les plus basiques tels que "manger", "lait", "biberon" ou encore "bain" ou "dormir". Généralement, une fois les signes de base acquis, on augmente le nombre de signes.

    Personnellement, j'ai débuté avec les signes "biberon", "encore", "manger", "changer la couche" et "bain" qui sont des signes utilisés quotidiennement puis qu’associés à des actions effectuées tous les jours. 

     

     Signer avec bébé : la langue des signes pour communiquer avec bébé  Signer avec bébé : la langue des signes pour communiquer avec bébé

     

     

     

    Signer avec bébé : la langue des signes pour communiquer avec bébé        Signer avec bébé : la langue des signes pour communiquer avec bébé

     

     

    Signer avec bébé : ça marche avec tous les bébés ?

    A priori, oui !

    Certains bébés seront cependant plus réceptifs que d'autres aux signes. Ainsi, certains signeront plus tôt que d'autres. D'autres encore n'utiliseront que certains signes et pas d'autres (même s'ils les connaissent). 

     

    Signer avec bébé = retarder l'acquisition de la parole ?

    Une des craintes (compréhensible) des parents qui hésitent à signer avec leur bébé est la peur que l'utilisation de la langue des signes retarde l'apprentissage et l'utilisation du langage.

    Or, plusieurs études ont démontré que les bébés qui signent ne présentent pas de retard au niveau de la parole. Ils parleraient même plus tôt et disposerait d'un vocabulaire plus riche.

     

     

    Sur le même thème : 

    Bébé signe ! Bébé a 11 mois et fait son premier signe

    Un nouveau signe pour la Boulette !

    Où signer avec bébé à Bruxelles ? Les bonnes adresses pour apprendre à signer avec bébé


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  • Le sommeil de bébé n'est jamais acquis (bis)

     

    Il y a moins d"une semaine j'écrivais un billet dans lequel je me réjouissais que la Boulette faisait enfin des nuits complètes (après 8 mois et demi de réveils multiples).

    Quelle fierté ! Quel soulagement !

     Moui. Mais ça, c'était il y à une semaine.

    Je vous disais alors que j'avais bien conscience que le sommeil du bébé n'était jamais acquis (même si intérieurement je suppliais tous les Dieux auxquels je ne crois pourtant pas pour que ça dure).

    Bingo, ça n'a pas duré.

    Voilà quelques jours que la Boulette se réveille à nouveau.

    Toutes les nuits.

    A 1 heure du matin (comme si elle avait un réveil interne).

    Puisque la Boulette m'a montré à plusieurs reprises qu'elle était physiologiquement capable de "tenir" une dizaine d'heures sans manger, je me rends donc (en mode zombie) une première fois dans sa chambre sans biberon.

    Peut-elle a t-elle perdu sa tétine ? Peut-être a t-elle besoin d'un câlin ? D'être rassurée ?

    Je retrouve généralement ma fille la tête au bout du lit ou debout accrochée à ses barreaux (sportive, même la nuit, la Boulette).

    Je la prends, je la berce. Elle se calme. Je lui murmure qu'il faut retrouver le sommeil car la nuit n'est pas terminée, qu'il faut qu'elle soit en forme le lendemain (et maman aussi), que je suis juste à côté, que je l'aime...

    Je la repose ensuite dans son petit lit.

    Et là, bardaf, la Boulette hurle.

    Je la reprends. Une fois. Deux fois. Puis me résigne. 

    Direction la cuisine pour préparer un biberon.

    (je repose pour ce faire la Boulette dans son lit qui de fait se remet à pleurer quand je quitte la chambre en criant "mômaaaaaaaa" - le petit coeur de maman fond quand je me rends compte que finalement non, ce petit mot si doux ne sort pas de sa bouche par hasard).

    Je reviens, 42 secondes plus tard avec son biberon, nous installe confortablement dans le fauteuil à bascule à côté de son lit et lui donne ce qu'elle réclame.

    Elle boit avidement, puis, je continue à la bercer le temps qu'elle fasse son rot.

    Je la recouche ensuite sans aucun pleure, et vais me recoucher, tenter de retrouver le sommeil moi aussi.

    4 heures plus tard, il est 6 heures, la Boulette se réveille définitivement, et une nouvelle journée démarre.

    Voilà nos nuits (papa et moi) depuis une semaine.

    Moi qui étais si contente que la Boulette fasse ses nuits quelques jours avant ma reprise au travail, voilà que la veille de ma reprise, elle se réveille à nouveau.

     Le sommeil d'un bébé n'est jamais acquis (particulièrement celui de la Boulette), mais j'aurais espéré que ça dure un peu plus longtemps qu'une semaine.

    La Boulette 1 - Maman 0

     

     


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  • Bébé RGO et diversification alimentaire : comment procéder et quand ? Avis d'une maman d'un bébé RGO

     

     

    L'ONE recommande l'allaitement exclusif pendant 6 mois, à la suite de quoi la diversification alimentaire peut être introduite chez le bébé. Parallèlement, la plupart des les pédiatres recommandent de débuter l'introduction de nouveaux aliments entre 4 et 6 mois.

    Mais, lorsque bébé souffre de reflux (RGO), beaucoup de mamans s'interrogent sur l'éventualité d'une diversification alimentaire précoce afin de soulager leurs touts petits. Bonne ou mauvaise idée ? Et comment débuter cette diversification alimentaire ? Quels aliments introduire ? Quand et comment ?

    Maman d'une petite fille souffrant d'un RGO interne depuis sa naissance ayant introduit les premières panades quelques jours avant ses 4 mois, je vous fais part de mon témoignage et de mes conseils afin que cette diversification alimentaire se passe le mieux possible pour votre bébé et pour vous.

     

     

    1. Débuter en douceur et sans forcer votre bébé

    RGO ou non, il est indispensable d'y aller pas à pas lors de la diversification alimentaire de votre bébé. 

    Proposez-lui une ou deux cuillères de panade les premiers jours, puis, augmentez peu à peu la quantité donnée.

    Ne forcez jamais votre bébé à ingurgiter une cuillère de panade ! Si votre bébé n'est pas prêt, il vous le fera vite comprendre. Réessayez une ou deux semaines plus tard.

     

    2. Introduire un nouvel aliment à la fois

    Cette règle est vraie pour tous les bébés, mais encore plus pour les bébés RGO dont le reflux peut-être causé, entièrement ou en partie, par des allergies alimentaires.

    Il est donc indispensable d'introduire un aliment à la fois pendant plusieurs jours afin de vous assurer que votre bébé tolère cet aliment.

    Soyez vigilent à tous les signes pouvant signifier que votre bébé ne supporte pas bien un aliment : plaques rouges, boutons, eczéma mais aussi problèmes digestifs (diarrhées, constipation, augmentation du reflux, vomissement,...). Si vous doutez ou si l'un de ces signes fait son apparition, supprimez l'aliment en cause de son alimentation.

     

    3. Dans quel ordre introduire les aliments

    Il est généralement conseillé de débuter les légumes avant les fruits lors de la diversification alimentaire de manière à ce que le goût sucré des fruits, apprécié par les bébés, n’entraîne pas un refus des légumes.

    Débutez donc (bébé rgo ou non) par un légume (la patate douce ou la carotte, par exemple), finement mixé, sans y ajouter de sel ou épice, avec éventuellement un trait d'huile d'olive.

    Continuez ce même légume plusieurs jours de suite (cf. règle n°2) avant d'introduire un autre légume (seul, lui aussi).

    Par la suite, vous pourrez y rajouter un féculent (généralement la pomme de terre), puis, à partir de 6 mois, une protéine (un morceau de viande maigre, une volaille, un poisson blanc...).

    Après avoir introduit les légumes durant 2 ou 3 semaines, vous pourrez alors introduire les fruits.

    Comme pour les légumes, introduisez les fruits un à un afin de vérifier la tolérance de bébé à chacun d'entres-eux.

    Débutez par des fruits tels que la pomme, la banane et la poire avant d'introduire d'autres fruits de saisons. Veillez cependant à éviter les fruits exotiques avant les 18 mois de bébés (ananas, kiwi, mangue, paypaye,...) car ceux-ci sont allergisants.

     

    4. Quels légumes et fruits éviter en cas de RGO ?

    En cas de reflux, mieux vaut éviter tous les fruits et légumes acides !

    Au niveau des légumes, évitez à tout prix les tomates qui sont fortement acides !

    Débutez par exemple par des légumes tels que la carotte, le panais, la pomme de terre, la courgette ou les haricots verts qui sont alcalins.

    En cas de diversification alimentaire précoce, évitez les choux, les épinards et les champignons qui sont généralement moins bien tolérés par le système digestif des bébés.

    Au niveau des fruits, bannissez l'orange qui est généralement un des premiers fruits introduit dans l'alimentation du bébé ainsi que tous les agrumes dont l'acidité risque d'augmenter le reflux.

    Privilégiez également les fruits cuits qui sont plus digestes : compote de pommes (sucrées), de poires ou de coings par exemple.

     

    La banane est communément appréciée des touts petits en raison de son goût sucré. Restez vigilent cependant car la banane constipe ! Testez la en petite dose afin de vérifier son assimilation par votre bébé.

    Quelque soit le légume ou le fruit introduit, la règle d'or reste la même : introduisez un légume ou fruit à la fois durant plusieurs jours afin de vérifier sa tolérance par votre bébé. Un bébé n'est pas l'autre, il est donc nécessaire de contrôler vigoureusement l'assimilation d'un aliment par votre.

     

    5. Introduction des céréales (farines) chez le bébé RGO

    Une des prémisses de la diversification alimentaire est l'introduction des farines chez le bébé. Ces farines sont souvent conseillée en cas de reflux car elles vont épaissir le lait et ainsi réduire les remontées et le reflux.

    Si vous souhaitez introduire les farines avant 4 mois, demandez l'aval de votre pédiatre, et assurez-vous que celles-ci ne contiennent pas de gluten (qui est introduit à partir de 6 mois).

    Personnellement, je vous recommande la prudence dans l'introduction de ce type de céréales ; outre le fait qu'elles soient très sucrées, elles peuvent aussi avoir l'effet inverse à celui désiré en cas de RGO. Même si votre bébé régurgite moins avec des céréales, ce n'est pas pour autant qu'il les digérera bien.

    Si vous désirez épaissir le lait de votre bébé (lait artificiel ou lait maternel), n'hésitez pas à opter pour des céréales bio au millet, à l’épeautre ou aux flocons de riz que vous trouverez en magasin bio (ou dans certaines grandes surfaces).

    Là aussi, restez vigilent quant aux éventuelles réactions digestives de votre bébé.

     

    6. Privilégiez toujours l'allaitement en cas de reflux

    Le lait maternel est alcalin et cicatrisant. Pour cette raison, si vous allaitez, ne supprimez pas les tétées au profit d'un petit pot de légumes ou de fruits.

    Faites toujours téter votre bébé avant de lui proposer un repas solide à midi ou au goûter.

    Le reflux pouvant être causé par une allergie alimentaire, soyez également vigilante à votre alimentation, notamment aux protéines de lait de vache et aux aliments acides.

    Pour plus d'informations quant aux régimes d'éviction et aliments à bannir en cas de bébés RGO et APLV, consultez le billet "Allaiter un bébé RGO et APLV : régime d'éviction"

     

    7. Tenez un journal alimentaire

    Afin de distinguer facilement et sans aucun doute les éventuels aliments qui ne seraient pas bien tolérés par le système digestif de votre bébé, le plus sûr est de tenir un journal alimentaire.

    Notez dans un petit cahier (ou dans votre téléphone portable, c'est encore plus pratique !) la composition des repas solides que vous proposez à votre petit bout et indiquez-y également si vous notez des réactions (même les plus insignifiantes).

    Vous pourrez alors très facilement cibler les aliments à bannir et ceux qui sont bien digéré.

     

     8. Demandez conseil à votre pédiatre

    Toute introduction ou changement alimentaire doit être stipulée au pédiatre de votre enfant lors de vos visites. Certains pédiatres vous soutiendront dans la diversification alimentaire précoce de votre bébé RGO. D'autres au contraire vous conseilleront de patienter encore un peu.

    Quelque soit l'avis du vôtre, et quelque soit la décision que vous prendrez (car oui, c'est bien à vous, maman et papa, de décider), parlez-en tout de même à votre pédiatre.

    Même s'il ne vous soutient pas, il est indispensable qu'il connaisse le régime alimentaire de votre enfant pour tout diagnostic ou soin.

     

     

    Diversification alimentaire précoce chez le bébé RGO : une "vraie" solution ?

     

    Tout dépend de la manière dont vous introduisez les aliments (voir les conseils ci-dessus) et... de votre bébé !

    Même si l'introduction d'aliments solides aide théoriquement à diminuer les reflux, encore faut-il que votre bébé, lui, soit prêt.

    Chez ma fille, la diversification alimentaire a fortement amélioré son reflux.

    Mais elle a tout de suite apprécié la cuillère, mais aussi les goûts et la texture de la nourriture solide.

    Ce n'est pas le cas de tous les enfants.

    Et dans ce cas, et même si vous êtes désespérée par le RGO de votre bébé, ne le forcez surtout pas.

    Cela risquerait d'avoir des conséquences néfastes.

    Mieux vaut réessayer 2 ou 3 semaines plus tard !

     

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