• Réveils matinaux

     

    Voici une semaine que la Boulette se réveille tôt.

    Trop tôt.

    5h00... 5h30 maximum, la voici qui m'appelle comme si elle allait se faire renverser par un camion poubelle si je ne venais pas la sortir du lit dans la seconde.

    Certes, ses prémolaires la travaille depuis un bon mois maintenant.

    Elles mettent du temps à sortir.

    Mais quand même.

    C'est trop tôt.

    Car le Week-end, le combat est le même.

    J'ai tout essayé :

    La coucher plus tard (échec total)

    Lui donner un biberon (elle le boit, mais ne se rendort pas pour autant)

    Faire le tour de l'appartement avec elle en lui expliquant que tout le monde dormait encore.

    La recoucher gentillement mais fermement en lui disant qu'il fallait faire dodo (pleures de rage).

    RIEN ne fonctionne.

    Sa journée commence.

    Et moi, je décède à petit feu...

    Comme Bénabar. 

     

     

     


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  • Adaptation

     

     Je vous en parlais il y a quelques jours : La Boulette et la crèche, c'est de l'histoire ancienne.

    Il y a quelques jours, ma fille, à 18 mois, a débuté la "petite école" (comprenez le prégardiennat, accueillant les enfants de 18 mois à 3 ans - transition entre la crèche et la 1ère maternelle).

    Comment vous dire...

    Ce changement ne s'est pas déroulé comme une lettre à la poste.

    En grande partie parce que le prégardiennat, c'est très différent de la crèche.

    Une succession de grandes pièces,

    Des dizaines de "grands" qui courent dans tous les sens,

    Un repas pris sur une vraie petite chaise, à table (et pas sur une chaise haute),

    Des puéricultrices qui ont l'habitude de gérer les plus grands et qui ne veulent pas les habituer aux "bras"...

    Bref, au prégardiennat, on est loin de l'ambiance cocooning de la petite crèche familiale où les puéricultrices aux petits soins connaissaient parfaitement les besoins et les habitudes de chaque enfant.

    De fait, la Boulette, qui est plutôt du genre exigeante, qui a besoin d'être occupée constamment et qui est une grande fan des bras des adultes, est loin d'y trouver son compte.

    Je m'y attendais un peu, mais quand bien même, cette transition vers le monde des "grands" n'est pas facile, aussi bien pour la Boulette que pour sa maman.

    Imaginez-vous laisser votre bébé dans un environnement qui lui est inconnu, entourée d'autres enfants également inconnus (et dont le quart pleure à chaudes larmes), lorsque celui-ci ne veut pas lâcher vos bras et crie en pleurant "mamaaaaan!" (traduction : maman ne me laisse pas ici s'il te plaît ne m'abandonne pas !).

     Parce qu'il faut aller bosser, et parce que tu te rassures en te disant "elle doit s'adapter, elle n'en sera que plus autonome par la suite, il faut juste un peu de temps", tu t'obliges donc à poser ton enfant qui pleure toujours et à partir sans te retourner, le coeur gros et les larmes aux yeux, tout en tentant de ne pas laisser la culpabilité t'envahir tandis que tu vas passer ta journée loin d'elle.

    Le soir, à peine rentrée du travail, tu cours alors pour rechercher ta fille et la prend dans tes bras, humes son odeur à plein poumons et la couvres de bisou tout en lui demandant pardon intérieurement de l'avoir laissée 10 heures de suite dans les mains de parfaits inconnus.

    Bref, vous voyez le tableau de ces premiers jours au prégardiennat.

    Rien qui sort de l'ordinaire : une maman qui culpabilise, un bébé qui a un peu de mal à s'adapter.

    Ça ira mieux dans quelques semaines...

     

    Non ?

     


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  • Coco

     

    Pour une raison qui m'échappe, la Boulette a développé une passion pour les volailles (et les chiens, mais ce n'est pas le sujet).

    Les poules et les coq en particuliers, rencontrent un franc succès, et sont, d'une manière totalement craquante, surnommés les "Coco" par la Boulette.

    Dans ses livres, dans un dessin animé, sur une image ou dans la réalité, dès que la Boulette voit un Coco, son visage s'illumine tandis qu'elle répète à tue-tête "Coco!!", "Coco ?", "Oooh Cocoooo!!".

    De fait, je l'emmène de temps en temps au parc où l'on rencontre des lapins, des moutons, des ânes et.. des Coco.

    Si elle aime flâner quelques minutes devant les chèvres, c'est bien devant l'enclos des poules qu'elle peut rester scotchée durant 20 minutes, tentant gentillement de les nourrir avec des cailloux et des feuilles d'arbres qu'elle essaie tant bien que mal de faire passer à travers le grillages (mais, qui, de toute évidence, ne rencontrent pas un franc succès).

    Malgré cette fascination pour les poules, la Boulette ne les nomme pas sans raison.

    J'étais donc fort étonnée, il y à quelques semaines, alors que je ramenais la Boulette à la maison après une journée à la crèche, quand elle s'est mise à dire "Coco!" sans s'arrêter.

    Une fois installée dans son siège-auto, j'ai allumé le moteur de la voiture, et 5 mètres plus loin, les "Coco" se sont mis à pleuvoir.

    J'ai bien sûr regardé tout autour de nous, bien que sceptique à l'idée de croiser une poule sur le trottoir, afin de comprendre ce qui provoquait cette avalanche de "Coco".

    Pas de Coco aux alentours, évidemment.

    Puis, 3 minutes plus tard, arrivée à la maison, et m'étant résignée à ne plus tenter d'élucider ce mystère, j'ai compris.

    Car en coupant le contact de la voiture, j'ai également mis fin au dernier tube de Julien Doré qui passait sur les ondes.

     

     Coco câline.

     

     

     


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  •  

    Dernier jour à la crèche

     

    Pour la plupart, le 31 octobre dernier était synonyme de déguisements, de chasse aux bonbons et de citrouille adroitement creusée en forme de visage maléfique.

    Chez nous, bien qu'il n'y ait pas eu de Trick or Treat au programme, ce fût un jour mémorable.

    Car ce 31 octobre était dernier jour de la Boulette à la crèche.

    Cette petite crèche familiale, privée (et qui coûte la peau des fesses), dans laquelle je laissais la Boulette sans l'ombre d'une angoisse.

    Désormais, la Boulette ira au prégardiennat de sa future école (ce qui lui assure une place en maternelle l'année prochaine, raison principale pour laquelle nous l'y avons inscrite). 

    Un grand changement donc qui s'annonce.

    Heureusement pour elle (et pour mon coeur de maman qui se fend déjà à l'idée de laisser son bébé dans un environnement inconnu), la Boulette est plutôt du genre casse-cou/qui se laisse pas faire/qui exprime bruyamment son mécontentement (le tout accompagné d'une petite bouille à craquer et d'un mini corps qui laisse insoupçonnée sa force herculéenne et sa volonté à toute épreuve).

    De fait, j'appréhende un peu moins ce changement car je sais qu'elle arrivera à s'y acclimater (du moins je l'espère très fort).

    A la crèche, la Boulette était "la petite star", "le petit clown" et "le petit chef".

    Au prégardiennat, elle se refera très probablement une nouvelle réputation.

     Malgré tout, je ne peux m'empêcher de culpabiliser un peu, ayant le sentiment "d'arracher" la Boulette d'un environnement où elle se sentait bien, où elle était écoutée, entourée et comprise, malgré ses petites exigences et son caractère (heureusement compensé par bien des aspects, et notamment un sens de l'humour très apprécié par son papa).

    J'imagine qu'une fois bien intégrée au prégardiennat, cette culpabilité s'en ira.

    Mais en attendant, on croise les doigts, en espérant avoir fait le bon choix...

     


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