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    Bon, d'accord, la Boulette n'a jamais été une référence niveau sommeil...

    Des réveils toutes les heures pendant les 6 premiers mois, aucune nuit complète avant ses 14 mois, et des réveils très matinaux depuis toujours... Voilà à quoi je dois faire face depuis 26 mois.

    Je pensais que le plus dur était derrière moi (et c'est toujours un peu vrai - quoi qu'on ne sait jamais de quoi l'avenir sera fait), mais depuis environ 6 semaines maintenant, le sommeil de la Boulette est redevenu une source de questionnements et d'angoisses quotidiennes.

    S'il y a bien une chose qui n'avait jamais posé de réel problème (du moins depuis qu'elle fait ses courtes nuits), c'est l'endormissement.

    Une chanson, une histoire, une tute et un doudou, je fermais la porte de sa chambre et, à moins d'un problème certain, je ne l'entendais plus.

    Ce doux phénomène semble appartenir au passé, puisque la Boulette semble désormais mener une guerre féroce contre l'endormissement.

    "Pas dodo!" est devenu son nouveau leitmotiv.

    Même si je continue à la mettre au lit à une heure raisonnable (20h), la Boulette ne s'endort plus avant 21h, voire 22 ou 23h certains soirs.

    Elle chante, elle parle un temps, puis, le sommeil ne venant pas, elle commence à pleurer, à m'appeler et finalement à hurler pour qu'on la sorte de son lit.

    Si le souci s'arrêtait là, je pourrais m'estimer heureuse.

    Car non seulement la Boulette ne veut plus être une couche-tôt, mais elle semble également bien décidée à ne plus vouloir dormir la nuit.

    A 2h, parfois 3 ou 4h, la voilà qui m'appelle (encore).

    Si les premiers temps j'étais persuadée qu'elle avait mal quelque part pour ainsi se réveiller (et surtout ne plus vouloir se rendormir avant l'aurore), je suis aujourd'hui convaincue que la Boulette profite un peu de la patience de sa mère pour passer quelques heures de plus à jouer.

    Car oui, la Boulette veut sortir du lit, aller dans le salon, lire des livres et regarder la télé, le tout à 3 heures du mat'.

    Au début, je cédais. je l'y emmenais, passait quelques minutes à jouer et à l'interroger sur la cause de son réveil et de son fameux "pas dodo!", puis tentais de la remettre au lit, sans succès.

    Des hurlements à n'en plus finir me poussait à retourner la coucher et à patienter qu'elle tombe enfin de sommeil et accepte de réintégrer ses pénates.

    Ainsi, je passais la moitié de la nuit à veiller avec elle dans notre salon, et à faire face à des cris d'une intensité sonore rarement égalée à chaque nouvelle tentative pour la coucher.

    Autant vous dire que le matin, alors qu'il fallait se lever pour aller bosser, ni elle ni moi n'étions épargnées par les cernes.

    Désormais, j'ai décidé de la laisser hurler un peu, quand et seulement quand je me suis assurée qu'elle ne souffrait pas le martyr et que sa volonté de ne pas dormir n'avait pas de raison d'être.

     

    Je sais qu'aux alentours de 2 ans, les cauchemars et terreurs nocturnes font leur apparition.

    Je sais aussi que c'est à partir de cet âge que le coucher est plus difficile et que toutes les excuses sont bonnes (j'ai faim j'ai soif j'ai mal au ventre) pour rappeler maman à son chevet.

    Mais croyez-moi, j'ai beau savoir, ça ne m'aide pas beaucoup quant aux justes réactions à adopter face à mon petit monstre allergique au dodo.

     


    4 commentaires
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    La Boulette est comme son papa : elle aime sentir le contact du sol avec ses petits petons potelés.

    Et particulièrement lors de nos promenades à l'extérieur.

    Ces dernières étant de plus en plus régulières avec le beau temps, je dois donc faire face aux crises de nerfs demandes insistantes de la Boulette pour ôter ses petites sandalettes (pourtant siiii mignonnes) pratiquement tous les jours.

    J'ai beau lui expliquer avec tous les mots possibles que marcher pieds-nus sur le trottoir ou sur les chemins caillouteux n'est ni agréable, ni très sûr pour ses petites plantes de pieds aussi lisses que ses fesses, elle ne semble décidément pas de mon avis.

    Afin que nos agréables sorties ne deviennent pas un calvaire teinté de roulades à terre et de pleures intempestifs, il m'arrive donc de céder pour des courts chemins.

    Ce qui est, je le reconnais, une terrible erreur de ma part.

    Car quand tu cèdes une fois, il n'y a pas de raison pour que tu refuses la fois d'après... (enfin si, il y en a, sauf que dans le cerveau d'une Boulette de 2 ans, c'est juste pas acceptable).

    Hier donc, soleil et chaleur étaient de la partie, nous partons pour une promenade dominicale au sein d'un domaine sympathique.

    Petits chemins plats et grandes étendues d'herbe.

    Après 25 minutes d'errance d'un buisson à l'autre, la Boulette s’assoit par terre, me montre ses jolies sandalettes en me disant "Nu maman!".

    Bon, ok, je cède (encore), afin d'éviter de devoir écourter notre promenade pour cause de hurlements.

    La Boulette passe donc le restant de la promenade pieds-nus (car une fois enlevées, hors de question de lui remettre ses chaussures), ravie de pouvoir profiter des sensations que lui offrent l'herbe sous ses pieds.

    Oui.

    Ben j'aurais dû opter pour les hurlements.

    Car ce qui ne manquait pas d'arriver est arrivé.

    Ce matin, au réveil, la Boulette se plaint du pied.

    Une rapide vérification me confirme mes soupçons : une vilaine écharde est enfoncée profondément dans son talon, l'empêchant de poser son pied par terre.

    J'hésite encore entre l'emmener chez le médecin ou tenter d'abord les remèdes naturels pour lui ôter l'écharde qui la fait souffrir.

    Quoi qu'il en soit, la décision est prise : elle n'aura pas de corne sous les pieds (comme son père), parce que dorénavant, ce sera chaussure ou rien !


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