• Allaitement ou biberon : Comment choisir ? L'avis d'une maman qui a testé les deux.

     

     

    Vais-je allaiter mon enfant ou lui donner le biberon ?

    Alors que pour certaines femmes la question ne se pose pas, d'autres, au contraire, hésitent et s'interrogent jusqu'au bout de leur grossesse.

    Et pour cause, difficile, quand on attend son premier enfant, de prendre une telle décision sans savoir exactement à quoi s'attendre.

    Si ce choix ne peut être pris que par vous-même, il est cependant toujours bon de se renseigner sur les options qui s'offrent à vous.

    Parce que j'ai allaité exclusivement pendant plusieurs mois, parce que je suis ensuite passée en allaitement mixte, puis finalement au biberon, je vous fait part de mon expérience.

     

     

     

    L'allaitement : Un accompagnement indispensable

    On entend souvent que l'allaitement est la chose "la plus naturelle au monde". Et, en effet, les femmes allaitent depuis la nuit des temps. Les femmes sont génétiquement programmées pour allaiter. Les bébés pour téter.

    Mouais, sauf que, dans la réalité vraie, mettre son tout petit au sein, quand on est primipare, ce n'est pas toujours aussi facile que ça en à l'air, et nécessite un accompagnement et des conseils appropriés.

    J'ai eu la chance, à la maternité au sein de laquelle je suis restée 10 jours pour cause de "bébé de petit poids", d'être accompagnée par des sage-femmes formées et compétentes.

    Si cela n'avait pas été le cas, ou si je n'étais restée que durant 2 jours à la maternité comme prévu initialement, j'aurais probablement abandonné. Et pourtant, je n'avais que très peu de crevasses, de douleurs et ma montée de lait s'était déroulée sans accroc.

    Entre la fatigue liée à l'accouchement et le chamboulement hormonal auquel une jeune maman doit faire face après la naissance de son petit bout, une mise au sein difficile peut constituer la "goutte d'eau qui fait déborder le vase".

    Or, si, comme moi, vous recevez les bons conseils, si vous êtes soutenue et guidée, vous découvrirez très vite ce à quoi vous vous étiez probablement attendue en choisissant d'allaiter : un moment de partage unique.

     

     Le biberon : Pas de culpabilité

    A l'époque de nos mamans, donner le biberon était le choix commun. Aujourd'hui, l'allaitement à la côte.

    Si les bienfaits de l'allaitement pour bébé ne sont en effet pas à négliger, ne vous laisser pas influencer par cette vague "pro-allaitement" qui déferle un peu partout depuis quelques années pour faire votre choix.

    Les laits infantiles contiennent tous les nutriments essentiels pour le bien-être de votre tout petit. Ils sont strictement contrôlés.

    Faites votre choix sans vous laisser influencer par les discours culpabilisants que vous pourrez entendre ici et là.

    Seule vous et vous seule pouvez décider. 

    Mieux vaut une maman qui nourrit son bébé au biberon en toute sérénité qu'une mère qui allaite "parce qu'il le faut" sans y prendre plaisir. 

     

    L'allaitement : Plus fatigant que le biberon ?

    La fatigue est parfois un critère de choix entre l'allaitement ou le biberon, voire parfois dans la décision de sevrer bébé.

    Mon avis sur ce sujet est assez tranché :

    Allaiter exclusivement demande un investissement et une disponibilité maternelle indéniable (qui cependant est très facilement "oublié" grâce à cet échange unique) qui peut être fatigante pour la maman.

    On vous dira peut-être de tirer votre lait de manière à ce que le papa puisse lui aussi participer et vous soulager en donnant le biberon à votre tout petit. Or, si vous souhaitez éviter que votre bébé se sèvre naturellement (car oui, boire au biberon demande moins d'effort) et maintenir votre lactation, le biberon est (du moins les premiers mois) à proscrire.

    La nuit, comme le jour, vous serez donc l'unique personne pouvant répondre aux besoins de votre bébé, qui se réveillera plusieurs fois la nuit durant les premières semaines, voire les premiers mois.

    MAIS, car oui il y a un grand et gros mais ! : Si vous pratiquez le cododo avec votre bébé, sachez qu'il sera moins fatigant de vous réveiller 10 fois par nuit pour coller votre nourrisson contre vous et le mettre au sein plutôt que de vous lever pour préparer un biberon.

    Et ça, c'est du vécu !

    Pendant les premiers mois, ma fille se réveillait jusqu'à 10 fois par nuit lorsque je l'allaitais. Elle, comme moi, nous réveillions à peine. Comme un automatisme, je la mettais au sein, en restant couchée, et nous nous rendormions en quelques secondes.

    Depuis que ma fille est sevrée, elle se réveille toujours la nuit pour boire son biberon (moins souvent qu'au sein, certes), et je vous assure que je suis bien plus fatiguée encore de devoir me lever, préparer son biberon, lui donner, lui faire faire son rot, la rendormir... Et ce plusieurs fois par nuit.

    Mes phases d'éveils sont en effet plus longues, et donc les nuits plus hachées, et donc, globalement, beaucoup plus fatigantes...

    Dire que l'allaitement est plus fatigant que le biberon n'est donc pas entièrement vrai... Surtout si votre bébé tarde à faire ses nuits.

     

    Le biberon : un moyen d'investir le papa

    Quoi de plus attendrissant qu'un papa qui donne le biberon à son fils ou sa fille ?

    Je le reconnais ; pas grand chose !

    Depuis que ma fille est sevrée, le Chéri a l'occasion de partager de nouveaux moments avec notre fille, qui jusque là m'était exclusivement réservés grâce à l'allaitement.

    Ne vous méprenez pas cependant : ce n'est pas parce que vous allaitez exclusivement que le papa ne dispose pas d'autres moyens pour s'investir et partager de beaux moments avec son bébé.

    Il peut, par exemple, si vous ne cododotez pas, aller chercher votre tout petit et vous l'amener au lit pour que vous l'allaitiez afin de soulager la nuit.

     

    L'allaitement : Le sein multi-fonctions

    S'il y a bien une différence notoire entre l'allaitement et le biberon est que le fait de têter le sein de maman possède bien d'autres fonctions que le côté principalement nutritionnel du biberon.

    J'ai pu le découvrir : le sein sert à tout ! Il rassure bébé et apaise ainsi ses angoisses. Il calme ainsi les pleures dus à un malaise mais aussi à une douleur (reflux, coliques, petite maladie ou poussée dentaire). 

    Le sein a également cette fonction naturelle et physiologique d'endormissement, surtout chez le nourrisson. Beaucoup d'entres-eux s'endorment en tétant (cela arrive bien sûr avec le biberon également).

    Cette "fonction" peut se révéler être à double tranchant cependant : A force de s'endormir systématiquement au sein, le tout petit finit par associer l'allaitement au sommeil... Impossible alors pour lui de s'endormir autrement ! Cela peut parfois se révéler problématique pour certaines mamans qui doivent dès lors être présente pour les siestes, et pour chaque réveil nocturne. Pour plus d'informations sur cette association sein/sommeil, n'hésitez pas à consulter le billet "Mon bébé ne s'endort qu'au sein" ainsi que "Résumé complet de la Méthode Panteley : Pour que le sommeil de bébé ne soit plus un problème" pour trouver des pistes de solutions et de réflexion.

    Vous l'avez compris, ce côté multi-fonctions du sein permet de nouer une relation privilégiée avec votre bébé. Ne vous y méprenez pas cependant : ce n'est pas parce que vous n'allaitez pas que vous ne pourrez pas développer cette relation ; vous utiliserez simplement d'autres moyens.

     

    Le biberon : Une liberté, notamment alimentaire

    Pour certaines, ce critère de choix apparaîtra totalement secondaire, voire superflu.

    Et pourtant, sachez-le : allaiter demande une certaine rigueur au niveau de votre alimentation. Tout comme durant la grossesse, évitez la caféine et la théine, l'alcool et la cigarette.

    Si vous avez, en plus, le malheur d'avoir, comme moi, un bout de chou souffrant de reflux et de coliques pour cause d'allergique aux protéines de lait de vache, il vous faudra également adapter votre régime alimentaire de manière très stricte, ce qui peut se révéler particulièrement contraignant (notez cependant qu'en cas de reflux, le lait maternel est le plus adapté, car plus digeste, moins acide et cicatrisant - pour plus d'infos sur ce type de régime, consultez cet article).

    Mis à part ces particularités, reconnaissons-le : nourrir son bébé au lait artificiel permet à maman de manger et boire tout ce qui lui donne envie ! (et bien souvent, après 9 mois de restriction, ça fait du bien !)

     

    Le sein : du lait disponible, chaud et gratuit

    Un critère non négligeable ! Je m'en suis rendue compte lors du sevrage où je me suis retrouvée un peu perdue !

    Car oui, lors de chaque sortie, il me fallait penser à tout ! : biberon, eau adaptée, lait en poudre (et bordel, comment j'allais le chauffer ce biberon si ma fille avait faim au supermarché ?).

    L'allaitement à cet avantage indéniable de disposer de lait à tout moment, facilement, et sans chauffe-biberon !

    Rassurez-vous cependant : si vous décidez de ne pas allaiter, vous ne vous rendrez probablement pas compte de ces désavantages !

     

     

    En conclusion, je dirais que quelque soit votre choix entre l'allaitement et le lait artificiel, il ne peut être que bénéfique pour vous et votre bébé si vous êtes parfaitement à l'aise avec l'option choisie.

    J'ai personnellement aimé allaiter, malgré les difficultés rencontrées et le régime alimentaire strict que je devais suivre. L'allaitement m'a "sauvé" dans bien des situations, et je ne regrette en aucun cas d'avoir fait ce choix.

    Malgré tout, j'ai trouvé dans le sevrage (qui fût plus difficile pour maman que pour bébé) des avantages non négligeables. Le temps était venu, tout simplement !

     

    A voir aussi :

    Allaitement et sevrage : entre bonheur et tristesse

    A l'aide ! Mon bébé ne s'endort qu'au sein 

    Résumé complet de la Méthode Pantley : un sommeil paisible et sans pleures

     

     


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  • Allaitement et sevrage... Entre bonheur et tristesse

     

     

    Comme je vous le disais ici , je m'y attendais... Et depuis quelques jours, c'est chose faite :

    La Boulette, à bientôt 6 mois, est sevrée, et ne s'alimente donc qu'au biberon.

    Les choses se sont faites petit à petit, en douceur, et sans que je ne m'en rende vraiment compte.

     

     

    Car oui, nous avons bien galéré pour lui faire accepter le bibi à la Boulette ! Miss sein refusait en bloc la tétine en plastique et un autre lait que le lait maternel.

    En même temps, question choix du lait, nous étions plutôt limité étant donné la suspicion d'allergie aux protéines de lait de vache qui plane au dessus de nos têtes depuis la découverte de son RGO.

    Comme je vous l'expliquais ici, c'est finalement le lait de chèvre et la tétine plate des biberons Doodie qui ont eu raison de l'entêtement de la Boulette. Elle s'est même mise à adorer ça...

    N'étant pas prête à arrêter totalement l'allaitement cependant, je n'ai commencé à introduire qu'un petit biberon par jour, les autres repas se prenant à la demande, au sein.

    L'entrée en crèche de la Boulette, 3 jours par semaine, a cependant bouleversé nos petits rituels. La journée, la Boulette prenait ses repas solides et un complément au biberon. Bien qu'une fois rentrée à la maison, je la mettais immédiatement au sein, j'ai vite senti ma lactation diminuer peu à peu.

    Progressivement, je n'ai plus allaité que la nuit. Et bien évidemment, cela n'a fait qu'aggraver la situation au niveau de la production de lait. Après quelques nuits de tétées à la demande, j'ai constaté que la Boulette se réveillait (encore) plus souvent que d'habitude... Elle qui réussissait enfin à s'endormir pour 2 à 3 heures, se réveillait à nouveau toutes les heures pour téter.

    J'ai dû me rendre à l'évidence : la Boulette avait faim, et je n'étais plus en mesure de combler ses besoins de lait, même la nuit.

    C'est ainsi que sans le savoir, j'ai donné le sein à mon bébé pour la dernière fois il y a quelques nuits.

    Même si, rétrospectivement, j'ai tout fait pour (je dois reconnaître que l'idée d'arrêter le régime APLV qui me fait maigrir depuis 5 mois y était fortement pour quelque chose), le fait de ne plus pouvoir nourrir ma fille à sa faim a été dur à accepter pour la mère allaitante que j'étais.

    Et pourtant, Dieu sait que j'en ai rêvé du sevrage durant les 3 premiers mois de vie de la Boulette... Celles qui me suivent depuis le début le savent bien : le RGO de ma fille m'a rendue indispensable... A rendu le sein indispensable. Seul moyen pour la calmer, faire taire ses hurlements, la nourrir, cicatriser son œsophage en feu, mais aussi pour l'endormir... C'est ainsi que je passais plus de 18 heures par jour avec ma fille au sein. Et oui, je le reconnais sans problème : ça me pesait beaucoup. Mais j'ai continué, pour le bien de la Boulette, et aussi car, oui, j'avais peur de ne plus pouvoir répondre aux besoins (quels qu'ils soient) de ma fille sans l'allaitement.

    Comment allais-je faire pour l'endormir si j'arrêtais d'allaiter ? Comment la calmer si son reflux la fait souffrir ? Comment l'apaiser si elle souffre d'un quelconque mal ?

    Ce sein était devenu le remède miracle. Celui qui m'a sauvé de la dépression, de l'épuisement maternel.

    Mais de part son côté salvateur me rendant indispensable 24h/24 auprès de ma fille, l'allaitement me donnait aussi l'impression d'être enchaînée. L'allaitement n'était plus un choix. Il était une condition sine qua non au bien-être de mon bébé. Ma liberté était réduite à néant.

    L'allaitement m'a aussi contrainte à être extrêmement vigilante au niveau de mon alimentation (voir ici). Il m'a fait perdre près de 10 kilos. Et croyez-moi, quand on en fait 45, cette perte de poids ne fait pas de bien.

    Ce sevrage donc, aurait pu me faire sauter de joie (et je l'avoue, quand j'ai mangé un bout de fromage, j'ai  sautillé de plaisir...). Et pourtant, il me rend tristounette.

    C'est une page qui se tourne. Celle qui me rendait indispensable pour ma fille (j'ai bien conscience que je le suis toujours, mais différemment). Je ne sais pas si j'aurai un autre enfant un jour. Et savoir que, peut-être, je n'allaiterai plus jamais, me fend le coeur. Mais, c'est aussi une nouvelle ère qui commence pour ma vie de maman (et de femme).

    J'apprends à la calmer autrement quand elle pleure.

    J'apprends à lui donner le biberon quand elle a faim.

    J'apprends à me lever la nuit (oui car en cododo/allaitement, on reste couché !).

    J'apprends à être une autre maman.

     

    Et bordel je remange des crasses et ça fait du bien !!!

     

     

     


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  • Elle l'a fait ! Mon bébé accepte enfin le biberon !

     

     

    Comme quoi, il ne faut jamais dire jamais ! (Même avec une Boulette comme la mienne).

    Il lui aura fallu 4 mois révolus, mais mon bébé allaité qui jusqu'alors refusait catégoriquement le biberon a fini par se résigner. 

     

    Houlà comme on a succulé, papa et moi, pendant des semaines et des semaines, à tenter de faire accepter un biberon (et un lait autre que le mien !) à la Boulette !

    Chaque jour ou presque, nous essayions, à tour de rôle, de donner un petit biberon à la Boulette.

    La Boulette refusait en bloc. Nous étions même arrivés à un stade où notre bébé hurlait à la mort dès qu'elle voyait approcher l'objet du délit de sa bouche.

    Le Chéri et moi (enfin surtout moi - car oui c'est bien moi qui allaite exclusivement régime sans PLV inclus) étions désespérés.

    Et pourtant, nous avions l'impression d'avoir tout tenté : donner le biberon à différents moments de la journée, différents modèles de tétines, différentes sortes de lait (pas de vache, si vous avez suivi) le mien y compris, avec moi dans la pièce, sans moi dans la pièce...

    Il n'y avait rien à faire. Avec mon lait ou non, la Boulette était catégorique : pas de biberon, je ne veux que le sein de môman.

    Nous avions fini, le Chéri et moi, par (presque) abandonner l'idée : J'allais devoir tirer mon lait lorsque la Boulette serait à la crèche (mais je me demandais bien comment puisque collecter 60 ml en une journée était une victoire), prier très fort pour que les puéricultrices parviennent à lui faire avaler, et continuer mon régime sans PLV ad vitam aeternam.

    Et puis, lors de notre petite escapade dans le Lot en septembre dernier, alors que j'errais dans un magasin bio à la recherche de produits sans PLV pour me remplir l'estomac, voici que je tombe par hasard sur ceci :

     

    Elle l'a fait ! Mon bébé accepte enfin le biberon !

     

    Encore une boite achetée (oui, car j'avais déjà testé le Modilac Riz ainsi que le Novalac Riz sans aucun succès) qui ne servira pas me suis-je dis.

    Mais qui ne tente rien n'a rien. Alors, j'ai payé la somme exorbitante demandée pour ce lait de chèvre en poudre et l'ai ramenée dans notre appartement bruxellois.

    J'ai également profité d'être chez nos voisins les français pour acheter un modèle de biberon supplémentaire (car oui, en France, c'est moins cher !) et j'ai retenté l'expérience "donnerunbiberonàlaboulette".

    Et là, le miracle s'est produit...

    La Boulette a regardé la tétine, la prise dans sa bouche (déjà à ce stade, j'en croyais pas mes yeux - mais où sont donc passés les hurlements ?) et à avalé. Une gorgée, puis deux, puis l’entièreté des 90 ml que je lui proposais.

    Je sais, c'est très bête, mais j'en avais les larmes aux yeux.

    J'étais émue car j'étais fière de ma fille, mais aussi, bizarrement, parce que j'ai ressenti un étrange sentiment de mélancolie et de nostalgie. Comme si une page était en train de se tourner. Celle du petit nourrisson qui n'acceptait de se nourrir que par le biais du sein de sa mère. Celle qui rompt un lien privilégié entre une maman et son bébé.

    J'ai été surprise de ces sentiments ambigus. Moi qui m'acharnais depuis plusieurs semaines à vouloir lui faire accepter le biberon, moi qui n'en pouvais plus de me priver de PLV et de toutes ses cochonneries que j'aime manger, moi qui craignait qu'elle ne mange pas lors de son entrée en crèche, voilà qu'une fois le biberon accepté, je me mettais à chialer comme une madeleine.

    J'ai regardé ma Boulette roter allègrement une fois son premier biberon terminé. Je l'ai félicité. Je l'ai embrassée. Et je me suis dis intérieurement que son prochain repas elle le prendrait à mon sein !

     

    Depuis lors, la Boulette continue à prendre son lait de chèvre sans rechigner. Jamais en grande quantité (90 à 120 ml) mais je m'en satisfais parfaitement. Je continue à l'allaiter également. Je ne parviens en effet pas à sevrer totalement. Je ne suis pas prête, contrairement à la Boulette. Je sens cependant et logiquement ma lactation diminuer, et je sais qu'un beau jour (ou plutôt une nuit - car j'allaite encore essentiellement la nuit) je devrai me lever pour lui préparer un biberon car je n'aurai plus suffisamment de lait pour combler ses besoins.

     

    NB : Le modèle de biberon (et de tétine) qui a fonctionné, en tout cas pour mon bébé est le Dodie Anti-Coliques dont la tétine tête plate permet une transition "sein-tétine" plus facile pour les bébés allaités.

     

    Elle l'a fait ! Mon bébé accepte enfin le biberon !

     

     


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  • Allaiter un bébé allergique aux protéines de lait de vache - Régime APLV et bébé RGO

     

     

    Quand ton petit bébé tout frais sortant de la maternité se met à hurler ses tripes, jour et nuit, et que RIEN ne le calme, tu supportes un jour, deux jours, une semaine, puis deux... Et puis tu te dis qu'il doit bien y avoir quelque chose d'autre que les fameuses coliques du nourrisson pour expliquer ces heures d'hurlements intarissables. Tu vas consulter un pédiatre, puis un autre, pour finalement consulter ton ami Google et y taper les symptômes de ton bout de chou. Et là, tu constates que, même si tu n'es qu'une primipare dépourvue d'un diplôme de médecine, ton bébé a très probablement un reflux. Alors tu retournes chez les pédiatre qui te prescrits un traitement IPP. Toute contente et pleine d'espoir, tu t'efforces de le faire avaler à ton bout de chou chaque matin. Les jours passent, et tu ne constates qu'une très légère amélioration... A bout de nerfs, d'idées et complètement épuisée, tu retournes voir ton ami Google et apprend que le RGO peut aussi être d'origine allergique, et pas seulement mécanique. Tu tentes donc le tout pour le tout, et débute un régime d'éviction des protéines de lait de vache...

     

    Voilà très succinctement le début de vie de nombreuses mamans de bébés RGO.

    Les pédiatres, et la médecine en générale étant très peu branchée "allergie", peu d'entres-eux vous conseilleront d'éviter les produits laitiers (ou vous prescrirons un lait adapté si vous n'allaitez pas).

    Et pourtant, 3 semaines après le début du régime, j'ai constaté une réelle amélioration. Le reflux est toujours présent, mais mon bébé n'hurle plus ses tripes du soir au matin et du matin au soir.

    Alors certes, il vous faudra du courage, et dans un premier temps beaucoup d'aide et de soutien car gérer les crises d'un bébé RGO c'est épuisant, mais le combiner avec un changement de régime alimentaire, c'est excessivement difficile.

    Cependant, une fois l'habitude prise et en constatant les améliorations que cela engendre sur votre bébé, vous ne pourrez que vous féliciter d'avoir tenu le coup !

     

    Dans quel cas débuter un régime d'éviction des PLV ?

    L'allergie aux protéines de lait de vache peut se traduire par un reflux, comme c'était le cas pour ma Boulette, mais d'autres symptômes peuvent vous faire penser à une allergie :

    • Coliques
    • Selles verdâtres, glaireuses, sanglantes
    • RGO (interne ou externe) - vomissements
    • Douleurs intestinales
    • Eczéma et plaques rouges
    • Troubles du sommeil (bébé dort peu, et semble dérangé même quand il dort)

    Attention, si vous décidez d'entamer ce type de régime, sachez que seule une éviction stricte d'une durée de minimum 3 semaines est nécessaire pour confirmer que votre tout petit réagit aux PLV.

     

    Quels aliments supprimer de son alimentation dans le cadre d'un régime sans PLV ?

    L'allergie aux protéines de lait de vache est la plus courante (50% des allergies chez les nourrissons). Avant de supprimer tous les allergènes possibles de votre alimentation, il vaut donc mieux débuter par les PLV.

    Et c'est déja pas mal car des protéines de lait de vache, il y en a à peu près partout... Non seulement dans les fromages, les yaourts, la crème fraîche et le beurre qui sont les aliments auxquels on pense principalement, mais aussi dans les plats préparés et vos entremets préférés que vous trouverez en grandes surfaces.

    Le régime d'éviction devant être strict pour pouvoir constater une réelle allergie, il faut donc faire la chasse aux étiquettes !! Voici une liste non exhaustive des ingrédients à bannir :

    • Albumine
    • Babeurre
    • Beurre
    • Caséinate
    • Caséine
    • Crème fraiche
    • Galactose
    • Globuline
    • Lactalbumine
    • Lactoacidophilus
    • Lactoglobuline
    • Lactose
    • Lactosérum
    • Lait (de tout type, y compris le lait sans lactose)
    • Poudre de lait
    • Présure

     

    L'allergie aux protéines de lait de vache étant parfois croisée avec d'autres allergènes, il est conseillé (dans un premier temps du moins), d'éviter les produits à base de soja, de lait de chèvre ou de brebis.

    Personnellement, j'ai également éliminé le boeuf, le veau, les crustacés, les fruits à coques ainsi que tous les aliments acides à cause du RGO de ma fille. J'évite également les boissons gazeuses et les jus de fruits ou boissons sucrées. Vous trouverez ici une liste des aliments acides et basiques qui peut s'avérer très pratique en cas d'hésitation.

    Pour une liste complète des aliments à éviter, je vous recommande le très bon blog Allergies, RGO et Allaitement sur lequel vous trouverez une foule de conseils.

     

    Comment s'en sortir avec un régime d'éviction des protéines de lait de vache ? Conseils et astuces

     

    Je vous le concède, il y a de quoi s'y perdre et d'être découragée avant même de commencer!

    Voici quelques conseils pour faciliter votre régime.

     

    • Tenir un journal alimentaire, dans lequel vous notez ce que vous mangez chaque jour. Vous pourrez ainsi avoir un oeil éclairé sur les aliments auxquels réagit votre bébé (en sachant que ce type d'allergie est ce qu'on appelle une allergie retardée (dans la majorité des cas), les symptômes peuvent donc apparaître jusqu'à 3 à 4 jours après l'ingestion d'un aliment.

     

    • Faire vos courses via le Drive ! Vous pouvez ainsi vérifier la liste des ingrédients tranquillement depuis votre ordinateur et aller chercher vos courses vite fait bien fait sans passer des heures dans les magasins à consulter les étiquettes.

     

    • Ne jamais consommer un aliment si vous n'êtes pas sûre de sa composition... Si vous êtes invitée chez des amis, emportez votre plat, quitte à vous attirer les foudres du cuisinier.

     

     

     


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