• Allaitement ou biberon : Comment choisir ? L'avis d'une maman qui a testé les deux !

    Allaitement ou biberon : Comment choisir ? L'avis d'une maman qui a testé les deux.

     

     

    Vais-je allaiter mon enfant ou lui donner le biberon ?

    Alors que pour certaines femmes la question ne se pose pas, d'autres, au contraire, hésitent et s'interrogent jusqu'au bout de leur grossesse.

    Et pour cause, difficile, quand on attend son premier enfant, de prendre une telle décision sans savoir exactement à quoi s'attendre.

    Si ce choix ne peut être pris que par vous-même, il est cependant toujours bon de se renseigner sur les options qui s'offrent à vous.

    Parce que j'ai allaité exclusivement pendant plusieurs mois, parce que je suis ensuite passée en allaitement mixte, puis finalement au biberon, je vous fait part de mon expérience.

     

     

     

    L'allaitement : Un accompagnement indispensable

    On entend souvent que l'allaitement est la chose "la plus naturelle au monde". Et, en effet, les femmes allaitent depuis la nuit des temps. Les femmes sont génétiquement programmées pour allaiter. Les bébés pour téter.

    Mouais, sauf que, dans la réalité vraie, mettre son tout petit au sein, quand on est primipare, ce n'est pas toujours aussi facile que ça en à l'air, et nécessite un accompagnement et des conseils appropriés.

    J'ai eu la chance, à la maternité au sein de laquelle je suis restée 10 jours pour cause de "bébé de petit poids", d'être accompagnée par des sage-femmes formées et compétentes.

    Si cela n'avait pas été le cas, ou si je n'étais restée que durant 2 jours à la maternité comme prévu initialement, j'aurais probablement abandonné. Et pourtant, je n'avais que très peu de crevasses, de douleurs et ma montée de lait s'était déroulée sans accroc.

    Entre la fatigue liée à l'accouchement et le chamboulement hormonal auquel une jeune maman doit faire face après la naissance de son petit bout, une mise au sein difficile peut constituer la "goutte d'eau qui fait déborder le vase".

    Or, si, comme moi, vous recevez les bons conseils, si vous êtes soutenue et guidée, vous découvrirez très vite ce à quoi vous vous étiez probablement attendue en choisissant d'allaiter : un moment de partage unique.

     

     Le biberon : Pas de culpabilité

    A l'époque de nos mamans, donner le biberon était le choix commun. Aujourd'hui, l'allaitement à la côte.

    Si les bienfaits de l'allaitement pour bébé ne sont en effet pas à négliger, ne vous laisser pas influencer par cette vague "pro-allaitement" qui déferle un peu partout depuis quelques années pour faire votre choix.

    Les laits infantiles contiennent tous les nutriments essentiels pour le bien-être de votre tout petit. Ils sont strictement contrôlés.

    Faites votre choix sans vous laisser influencer par les discours culpabilisants que vous pourrez entendre ici et là.

    Seule vous et vous seule pouvez décider. 

    Mieux vaut une maman qui nourrit son bébé au biberon en toute sérénité qu'une mère qui allaite "parce qu'il le faut" sans y prendre plaisir. 

     

    L'allaitement : Plus fatigant que le biberon ?

    La fatigue est parfois un critère de choix entre l'allaitement ou le biberon, voire parfois dans la décision de sevrer bébé.

    Mon avis sur ce sujet est assez tranché :

    Allaiter exclusivement demande un investissement et une disponibilité maternelle indéniable (qui cependant est très facilement "oublié" grâce à cet échange unique) qui peut être fatigante pour la maman.

    On vous dira peut-être de tirer votre lait de manière à ce que le papa puisse lui aussi participer et vous soulager en donnant le biberon à votre tout petit. Or, si vous souhaitez éviter que votre bébé se sèvre naturellement (car oui, boire au biberon demande moins d'effort) et maintenir votre lactation, le biberon est (du moins les premiers mois) à proscrire.

    La nuit, comme le jour, vous serez donc l'unique personne pouvant répondre aux besoins de votre bébé, qui se réveillera plusieurs fois la nuit durant les premières semaines, voire les premiers mois.

    MAIS, car oui il y a un grand et gros mais ! : Si vous pratiquez le cododo avec votre bébé, sachez qu'il sera moins fatigant de vous réveiller 10 fois par nuit pour coller votre nourrisson contre vous et le mettre au sein plutôt que de vous lever pour préparer un biberon.

    Et ça, c'est du vécu !

    Pendant les premiers mois, ma fille se réveillait jusqu'à 10 fois par nuit lorsque je l'allaitais. Elle, comme moi, nous réveillions à peine. Comme un automatisme, je la mettais au sein, en restant couchée, et nous nous rendormions en quelques secondes.

    Depuis que ma fille est sevrée, elle se réveille toujours la nuit pour boire son biberon (moins souvent qu'au sein, certes), et je vous assure que je suis bien plus fatiguée encore de devoir me lever, préparer son biberon, lui donner, lui faire faire son rot, la rendormir... Et ce plusieurs fois par nuit.

    Mes phases d'éveils sont en effet plus longues, et donc les nuits plus hachées, et donc, globalement, beaucoup plus fatigantes...

    Dire que l'allaitement est plus fatigant que le biberon n'est donc pas entièrement vrai... Surtout si votre bébé tarde à faire ses nuits.

     

    Le biberon : un moyen d'investir le papa

    Quoi de plus attendrissant qu'un papa qui donne le biberon à son fils ou sa fille ?

    Je le reconnais ; pas grand chose !

    Depuis que ma fille est sevrée, le Chéri a l'occasion de partager de nouveaux moments avec notre fille, qui jusque là m'était exclusivement réservés grâce à l'allaitement.

    Ne vous méprenez pas cependant : ce n'est pas parce que vous allaitez exclusivement que le papa ne dispose pas d'autres moyens pour s'investir et partager de beaux moments avec son bébé.

    Il peut, par exemple, si vous ne cododotez pas, aller chercher votre tout petit et vous l'amener au lit pour que vous l'allaitiez afin de soulager la nuit.

     

    L'allaitement : Le sein multi-fonctions

    S'il y a bien une différence notoire entre l'allaitement et le biberon est que le fait de têter le sein de maman possède bien d'autres fonctions que le côté principalement nutritionnel du biberon.

    J'ai pu le découvrir : le sein sert à tout ! Il rassure bébé et apaise ainsi ses angoisses. Il calme ainsi les pleures dus à un malaise mais aussi à une douleur (reflux, coliques, petite maladie ou poussée dentaire). 

    Le sein a également cette fonction naturelle et physiologique d'endormissement, surtout chez le nourrisson. Beaucoup d'entres-eux s'endorment en tétant (cela arrive bien sûr avec le biberon également).

    Cette "fonction" peut se révéler être à double tranchant cependant : A force de s'endormir systématiquement au sein, le tout petit finit par associer l'allaitement au sommeil... Impossible alors pour lui de s'endormir autrement ! Cela peut parfois se révéler problématique pour certaines mamans qui doivent dès lors être présente pour les siestes, et pour chaque réveil nocturne. Pour plus d'informations sur cette association sein/sommeil, n'hésitez pas à consulter le billet "Mon bébé ne s'endort qu'au sein" ainsi que "Résumé complet de la Méthode Panteley : Pour que le sommeil de bébé ne soit plus un problème" pour trouver des pistes de solutions et de réflexion.

    Vous l'avez compris, ce côté multi-fonctions du sein permet de nouer une relation privilégiée avec votre bébé. Ne vous y méprenez pas cependant : ce n'est pas parce que vous n'allaitez pas que vous ne pourrez pas développer cette relation ; vous utiliserez simplement d'autres moyens.

     

    Le biberon : Une liberté, notamment alimentaire

    Pour certaines, ce critère de choix apparaîtra totalement secondaire, voire superflu.

    Et pourtant, sachez-le : allaiter demande une certaine rigueur au niveau de votre alimentation. Tout comme durant la grossesse, évitez la caféine et la théine, l'alcool et la cigarette.

    Si vous avez, en plus, le malheur d'avoir, comme moi, un bout de chou souffrant de reflux et de coliques pour cause d'allergique aux protéines de lait de vache, il vous faudra également adapter votre régime alimentaire de manière très stricte, ce qui peut se révéler particulièrement contraignant (notez cependant qu'en cas de reflux, le lait maternel est le plus adapté, car plus digeste, moins acide et cicatrisant - pour plus d'infos sur ce type de régime, consultez cet article).

    Mis à part ces particularités, reconnaissons-le : nourrir son bébé au lait artificiel permet à maman de manger et boire tout ce qui lui donne envie ! (et bien souvent, après 9 mois de restriction, ça fait du bien !)

     

    Le sein : du lait disponible, chaud et gratuit

    Un critère non négligeable ! Je m'en suis rendue compte lors du sevrage où je me suis retrouvée un peu perdue !

    Car oui, lors de chaque sortie, il me fallait penser à tout ! : biberon, eau adaptée, lait en poudre (et bordel, comment j'allais le chauffer ce biberon si ma fille avait faim au supermarché ?).

    L'allaitement à cet avantage indéniable de disposer de lait à tout moment, facilement, et sans chauffe-biberon !

    Rassurez-vous cependant : si vous décidez de ne pas allaiter, vous ne vous rendrez probablement pas compte de ces désavantages !

     

     

    En conclusion, je dirais que quelque soit votre choix entre l'allaitement et le lait artificiel, il ne peut être que bénéfique pour vous et votre bébé si vous êtes parfaitement à l'aise avec l'option choisie.

    J'ai personnellement aimé allaiter, malgré les difficultés rencontrées et le régime alimentaire strict que je devais suivre. L'allaitement m'a "sauvé" dans bien des situations, et je ne regrette en aucun cas d'avoir fait ce choix.

    Malgré tout, j'ai trouvé dans le sevrage (qui fût plus difficile pour maman que pour bébé) des avantages non négligeables. Le temps était venu, tout simplement !

     

    A voir aussi :

    Allaitement et sevrage : entre bonheur et tristesse

    A l'aide ! Mon bébé ne s'endort qu'au sein 

    Résumé complet de la Méthode Pantley : un sommeil paisible et sans pleures

     

     

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  • Commentaires

    1
    Sedyna
    Jeudi 24 Novembre 2016 à 10:40

    Je suis bien d'accord avec toi, un accompagnement peut tout changer. Pour ma part, après un accouchement éprouvant, ma fille était fatiguée, ma montée de lait a été retardée par la césarienne. Et pourtant, je le voulais tellement que j'ai tenu bon. On a dû donner un complément à ma fille à j3 car elle perdait encore du poids (-15%) et toujours pas de montée de lait... ça a été le moment le plus traumatisant pour moi, je me disais que jamais elle n'allait vouloir le sein après ca.... et à j5, miracle !! Montée de lait, bébé qui se remet de sa jaunisse et qui y va avec volonté. Les sages-femmes ne m'ont jamais lâché, elles m'ont prodigué conseils, encouragements, consolements... alors qu'elles n'y croyaient plus : on semblait trop fatiguées et moi en plein baby blues. Comme quoi, l'accompagnement est primordial pour donner confiance à maman et la conforter dans son envie et besoin. Elles sont arrivées à comprendre mon besoin et à vouloir my aider de toutes les forces possibles, au cas où. Et ca a payé. Elles ont compris que tant que moi je n'avais pas fait le chemin dans ma tête, il ne fallait pas abandonner. Merci les sages femmes de l'hôpital Lenval :) 

    pour le reste... une mauvaise nouvelle santé à 5 mois a baissé ma lactation, du coup on a commencé la diversification dans la foulée. Et forcement, comme le lait baissait, moi j'étais de plus en plus prête. Bébé a mis un bon mois de plus avant le sevrage forcé (hospitalisation de maman). Mais globalement, on l'a bien vécu toutes les 2 et le biberon a comblé papa pendant quelques mois ! On a jamais fait chauffer le lait en biberon. Elle n'a jamais réclamé. Du coup, on a refait le coup quand on était en sortie et qu'on lui donnait un pot, on ne l'a jamais chauffé. Résultat, ma fille préfère manger tiède en général, et ne chipote pas quand c'est froid. Sacré avantage pour nous globe-trotteurs :) Oui, je mesure ma chance ^^

      • Jeudi 24 Novembre 2016 à 10:54

        Quel début d'allaitement ! Ca n'a pas dû être facile ! Je n'ai pas dû subir de césarienne de mon côté et j'ai donc pu mettre la Boulette directement au sein. Mais son tout ptit poids faisait qu'on était très surveillées (enfin, elle surtout - mais ma lactation par corrélation). Elle hurlait tellement à J3 (jour de ma montée de lait) que les sage-femmes lui ont aussi donné un tout petit complément (j'étais sortie m'aérer avec le Chéri à ce moment-là - La Boulette était restée avec ma maman - j'avoue que je n'ai pas apprécié de ne pas être consultée avant). Mais quand je suis retournée en chambre la Boulette dormait enfin (après des heures d'hurlement). Elle avait donc faim... A partir de ce moment là, après chaque tétée, je tirais un peu de lait (jour - et nuit - crevant) et on lui donnait un petit complément avec un petit pot. Heureusement ça n'a pas eu de conséquences sur sa prise au sein qui était très bonne.

        Mais il est clair que si je n'avais pas été bien accompagnée, je ne sais pas si j'aurais continué.

        Ici la Boulette aime le lait chaud (enfin - tiède à chaud). On a remarqué aussi qu'elle digérait moins bien le lait non chauffé... Du coup chaque bib est chauffé. Et c'est vrai qu'au début c'était toujours un peu la panique quand je devais sortir (quand on a l'habitude de pouvoir sortir son sein 18 fois par jour ça change !).

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