• Echo # 1 -  5 sa + 6

     

     

    Vous voyez la flèche?

    Elle pointe vers un petit truc rond de 3 mm.

    Ce petit truc rond, c'est Jean-Félix.

     

    Un mini cœur qui bat déjà. 103 btpm.

    On l'a vu. On l'a entendu.

    Instants magiques.

     

     

    Instants magiques oui. Sur le moment du moins.

    Car ensuite on rentre à la maison. Et on réfléchit à ce qu'on a vu et entendu.

    Et on ne peut s'empêcher de penser que ce mini Jean-Félix et ce petit coeur qui bat a l'air si fragile... Qu'un seul battement raté pourrait entraîner le pire...

    S'ensuit des rêves affreux où le sang coule, où Jean-Félix a perdu la partie.

    L'angoisse gagne du terrain sur la la joie ressentie lors de cette première rencontre.

    Et me revoilà à me battre, comme toujours, contre des pensées pessimistes et stressantes.

    Il y a 3 semaines encore, ma seule crainte était de ne jamais  être capable de porter la vie.

    Aujourd'hui, ma crainte est de ne pas être capable de porter la vie jusqu'au bout.

    J'ai hâte de pouvoir profiter pleinement de ce début de grossesse. De ressentir la joie sereine, le sentiment de réussite et de pouvoir aller pisser sans paniquer à l'idée de voir du sang dans le fond de ma petit culotte.

    Mais pour réussir ce challenge, il va me falloir faire confiance à mon corps. Et avoir confiance en Jean-Félix.

    Gros travail, puisqu'ils m'ont tous les deux fait faux bond des mois durant.

     

    Y a du taf!

     

     

     


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  • Pourquoi ça a marché

     

    Vous pensez sans doute que je réfléchis trop.

    Quand ça ne marchait pas, je me demandais pourquoi.

    Et maintenant que Jean-Félix s'est enfin accroché, je me demande pourquoi. Aussi.

     

    Mais c'est plus fort que moi.

    Pourquoi, après 15 cycles d'essai, avec ovulation, de nombreux TP bien placés, j'ai toujours vu les reds se pointer, et pas cette fois-ci ?

    Et comme, de toute façon, tenter de faire taire mon esprit volubile est une peine perdue, j'ai décidé de vous exposer mes hypothèses.

     

    Hypothèse n°1 : Miss Converse a réussi son coup

    Je vous parlais ici de mon premier rendez-vous chez une psy spécialisée en infertilité et PMA. Deux autres rdv ont suivi, avant mon départ en vacances durant lequel chéri et moi avons forniqué comme des lapins conçu jean-Félix.

    Miss Converse et moi avons donc conversé (le jeu de mot ringard) durant quelques heures. Non pas de mon infertilité, de mon chéri ou de la PMA, mais de ma mère! Oui vous avez bien lu. Ma mère s'est invitée à ces séances, et sans que je sache vraiment pourquoi, puisque c'est finalement moi qui ai évoqué le sujet. Je me suis surprise à parler d'elle. Beaucoup. Et sans rentrer dans les détails, au plus j'en parlais avec Miss Converse, et plus je prenais conscience de la relation (pas toujours très saine) que j'entretenais avec ma génitrice. Relation teintée de contrôle, de manipulation et de sentiments de culpabilité et de devoir.

    Le fait d'en parler, et d'avoir l'avis de Miss Converse m'a libérée d'un certain poids.

    Le poids nécessaire pour laisser la place à Jean-Félix?

    Peut-être. Peut-être pas.

     

    Hypothèse n°2 : Les vacances et le lâcher prise

    Quand on me disait qu'il fallait que je lâche prise, une image mentale en forme de doigt d'honneur se formait automatiquement en guise de réponse à mon interlocuteur donneur de conseils à 2 balles.

    Et pourtant, je ne peux que constater que Jean-Félix a décidé de se pointer la seule semaine depuis 1 an et demi où j'ai réussi à ne plus penser aux essais bébé 24h/24. 

    Je vous le disais d'ailleurs ici à mon retour de vacances.

    Alors, simple hasard ou relation de cause à effet ?

     

    Hypothèse n°3 : Mon corps a dit Fuck à ma certitude

    Le mois d’août, c'était le dernier mois d'essai au naturel. En septembre, Mister S et moi avions convenu de nous revoir afin de programmer ma première FIV.

    Et pour être très honnête, je m'y voyais déja moi, en FIV. J'avais déja pris mes renseignements. Je connaissais le protocole par coeur. J'avais déja décidé intérieurement quel cycle serait le plus propice pour faire cette FIV. J'avais établi mon agenda, en fonction des voyages d'affaire de chéri. Bref, j'étais prête et parée. Pour moi, il n'y avait pas d'alternative. Mon corps n'était pas apte à concevoir seul. Il lui fallait de l'aide.

    Et pourtant, force est de constater que oui, il sait se débrouiller sans l'aide de Mister S, de ses microscopes et de son spéculum.

    Je ne croyais plus du tout en lui. Il m'a prouvé qu'il était toujours digne de confiance.

     

    Hyptohèse n° 4 : Y a pas de raison

    Moi qui ai toujours ce besoin irrépressible de tout expliquer, il est clair que cette hypothèse, je la hais. Mais je suis bien obligée de me dire que, peut-être, il n'y en a pas, d'explication.

    Jean-Félix avait besoin de temps. Temps qui m'a semblé horriblement long, et qui, comparativement à d'autre (oui oui j'en ai bien conscience), est dérisoire.

     

    Evidemment, et bien que l'hypothèse n°2 me semble la plus probable, je n'aurai jamais avec certitude de réponse à cette question, la question du pourquoi maintenant.

    L'essentiel est qu'il soit là.

     

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     The same side

     

    Au cours de ces derniers longs mois d'essai, j'ai souvent lu et entendu qu'une fois  le test de grossesse positif, la longue attente et les déceptions qui l'accompagne s'éclipsent et partent en fumée comme par enchantement.

    "On oublie tout"

    Je ne sais pas si c'est parce que ça fait seulement une semaine que Jean-Félix s'est installé, ou si c'est parce que je ne réalise pas encore ce qui m'arrive, mais, dans mon cas, je n'oublie rien.

    Ni la peine, ni l'incertitude, ni l'attente.

    Encore moins les larmes, la noirceur et le poids qui ont envahi peu à peu mon cœur et mon corps avec le temps.

    Non. Etre enceinte n'efface rien.

    Et même si je donne naissance à Jean-Félix dans 8 mois et demi, jamais je ne pourrai évoquer sa conception sans que mon estomac se crispe. La douleur et le doute se sont insinués en moi trop profondément pour pouvoir les oublier.

    Jamais je ne pourrai regarder une femme enceinte sans me demander si elle a galéré longtemps pour l'avoir.

    Jamais je ne pourrai plaindre une femme qui s'impatiente au bout de son 2ème mois d'essai infructueux.

    Jamais je ne pourrai rester indifférente face à une femme qui a du passer par la case PMA pour être maman.

    Parce que même si Jean-Félix a fini par se pointer naturellement, au fond, je suis comme elles.

    Je ne suis pas passée de l'autre côté.

    Celui des femmes fertiles pour qui avoir un enfant fait partie de ces choses de la nature.

    Je suis toujours du côté des femmes infertiles. Du côté des galériennes.

    Et je crois que je le resterai toujours, même si je deviens maman.

     

     

     

     

     


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    Mon taux à 15 dpo

    De quoi me rassurer.

    Normalement.

    C'est sans compter sur le côté totalement angoissée/stressé/paniqué de mon petit cerveau.

     

    Je me suis donc rendue dimanche chez Mister S (oui oui dimanche, jour férié - vous ai-je déjà dit que cet homme est mon héros ?) pour me faire piquer une veine.

    Une petit écho au passage. Evidemment, à 15 jours de grossesse, on a strictement rien vu de Jean-Félix (bon, j'avoue, ça m'aurait rassuré un peu - mais fallait pas rêver non plus).

    Mister S a vu mon corps jaune, il m'a dit que j'avais ovulé à droite (comme s'il m'apprenait quelque chose...), pas de kyste au niveau des ovaires, et surtout, aucune trace de sang.

    Lorsqu'il a retiré l'engin recouvert d'un préservatif de mon vagin, il l'a d'ailleurs agité sous mon nez en me disant "Vous avez-vu, pas de sang, c'est parfait" (Mister S connait le côté angoissé de mon esprit donc je vous parlais plus haut - dès qu'il peut me rassurer, il hésite pas - Un Dieu je vous dis).

    J'ai observé avec intérêt (et dégoût) la chose visqueuse, mais néanmoins dénuée de traces rouges qui avait envahi mon intérieur quelques secondes plus tôt et j'ai acquiescé.

    Oui, pas de sang. De quoi me rassurer durant les 5 prochaines minutes.

     

    La prochaine pds est fixée à vendredi, soit 20 dpo.

    Si le taux est bon, je vais enfin pouvoir dormir sereinement la nuit qui suivra.

    Si le taux n'est pas suffisant, je m'écroule.

     

    Autant vous dire que l'option n°1 est plus que préférable.


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  • Welcome to Jean-Félix !!!

     

    Vous y croyez vous? Moi toujours pas.

    Et pourtant je la vois comme vous cette photo (je vous épargne les photos des 4 autres TG positifs de ces dernières 48 heures - Juste pour être sûre, vous comprenez).

    Quand on s'était persuadé que la chose qu'on souhaitait le plus au monde ne nous arriverait jamais (ou du moins pas de sitôt),  croire que c'est bien réel demande du temps.

    Mais je vous rassure, pour rien au monde je ne l'échangerais contre l'arrivée de mes règles, ce TG + !

     

    Depuis ce vendredi 28 août 2015, 13 DPO, j'ai l'espoir de devenir maman dans 9 mois.

    Alors que des douleurs de règles lancinantes depuis 3 jours m'avaient ôté tout espoir pour ce 16ème cycle, je me suis étonnée qu'à 18h00, le fond de ma culotte soit toujours dénué de tâches.

    Sans espoir aucun, et surtout pour me débarrasser de tout sentiment de culpabilité à l'heure de l'apéro, j'ai donc pissé sur le seul TG que j'avais pris avec moi (oui j'étais en vacances - d'ailleurs ce TG était paumé au milieu d'une ribambelle de serviettes hygiéniques - la loose).

    La barre, foncée et nette, est apparue en moins de 5 secondes. Je me suis mise à trembler. J'ai déposé la bandelette sur un coin du lavabo. Je me suis déshabillée et ai pris une douche en me répétant "tu vas sortir de ta douche et tu vas découvrir cette bandelette sèche blanche, comme d'habitude".

    Je suis sortie de la douche, en prenant mon temps, je me suis essuyée et en m'armant de courage, j'ai zieuté la bandelette. Elle était toujours là, cette ligne. Toujours franche, toujours nette, toujours rose.

    Je me suis alors regardée dans le miroir et j'ai souri. J'ai sauté en l'air trois fois (ne vous moquez pas, vous verrez quand ce sera votre tour) et je suis sortie de la salle de bain, une serviette sur la tête, une autre enroulée autour de ma poitrine, la bandelette à la main.

    Le chéri était, comme souvent, occupé à cracker un code de jeu vidéo (hum). Il m'a regardé, m'a dit "c'était bien ta douche?"

    Je lui ai répondu "plus que bien, regarde".

    Et je lui ai tendu la bandelette. Va et vient entre mon sourire et la bandelette pour être sûr de pas se planter, il m'a dit "C'est positif ?"

    Un hochement de tête de ma part et un "il nous aura bien fait attendre ce Jean-Félix" plus tard, nous sommes sortis, bras dessus bras dessous, au restaurant, des rêves et des grosses angoisses plein la tête.

     

    Ce sentiment étrange, mélange de rêve et de stress, est toujours là, 3 jours plus tard.

    Les règles ne sont toujours pas arrivées (oui j'ai toujours l'impression qu'elles vont se pointer) mais j'ai peur.

    Peur que ce trop beau rêve ne me soit enlevé sans que j'ai pu le réaliser vraiment.

     

     

     

     

     


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