• La roséole de bébé... Bienvenue en enfer !

    La roséole de bébé... Bienvenue en enfer !

     

     

    Depuis 2 mois et demi, j'ai recensé (oui oui j'ai compté) 5 rhumes, 4 rhino-pharyngites, 2 gastro-entérites, une laryngite et une otite chez la Boulette...

    Pensez-vous que nous allions être un peu tranquilles après ces 10 semaines de virus successifs ?

    Il ne fallait pas rêver ! La roséole, ou 6ème maladie infantile, s'est invitée chez nous.

    Petit résumé de ces 5 jours infernaux...

     

    Mercredi 7 décembre, après une journée maman/boulette chez papy, et une visite prévue de longue date chez le pédiatre (qui ne trouve rien chez la Boulette si ce n'est une mini-bronchiolite qui ne nécessite pas de traitement et une oreille un peu enflammée) la Boulette semble épuisée.

    Mon bébé me semble chaud. Le thermomètre me confirme que la Boulette a un peu de fièvre (38,2). Rien d'inquiètant. Je lui donne un anti-douleurs pour faire baisser la fièvre et qu'elle passe ainsi une bonne nuit.

    Le lendemain matin, la fièvre a baissé. Le Chéri amène donc la Boulette à la crèche.

    Je vais, comme d'habitude, la rechercher. Les puéricultrices m'assurent qu'elle a passé une bonne journée (bien mangé, bien dormi, gna gna gna). Mais après sa sieste du soir, à nouveau, la température grimpe. Ni une ni deux, je ressors un suppositoire (me bats un peu avec la Boulette qui serre les fesses). La Boulette mange. Tout va bien. Je suis rassurée. Elle me semble un peu encombrée. Par acquis de conscience, je lui fait un aérosol au sérum phy.

    A 2 heures du matin, lors du bibi habituel, je la trouve encore chaude. Un deuxième anti-douleurs plus tard, la Boulette se rendort. Une fois de plus, le lendemain matin, la fièvre semble tombée. J'hésite cependant à la mettre à la crèche, mais mon état de fatigue déplorable l'emporte, et je l'y amène, en prévenant les puéricultrices de sa poussée de fièvre nocturne.

    Je suis restée en alerte près de mon téléphone, ce vendredi 9 décembre, mais rien.

    Le soir, même scénario, la température monte. Mais cette fois, la Boulette refuse de manger. La nuit, la fièvre est toujours bien présente et monte jusqu'à 39,5.

    Le lendemain, samedi, je commence sérieusement à m'inquiéter : la fièvre ne descend plus malgré les anti-douleurs, et la Boulette ne mange quasiment rien. Elle semble abattue, mais nous parvenons, le Chéri et moi, à lui décrocher tout de même quelques sourires qui me rassurent un peu. La boulette se vide : elle va à selles une dizaine de fois sur la journée. 

    Vers 19h00, après un énième refus de manger, je décide de contacter les urgences. Après avoir expliqué la situation, la pédiatre de garde me conseille de venir afin qu'elle puisse l'examiner.

    Nous voilà donc partis, la Boulette, le Chéri et moi, pour une soirée aux urgences.

    Après une attente qui me semble interminable, la Boulette est examinée : rien aux poumons, mais l'examen des oreilles n'est pas concluant. Il y a trop de cérumen et de croûtes pour écarter une otite. Lors de l'examen, des secrétions jaunes sortent des yeux de ma fille. Je suis un peu terrorisée. La Boulette a perdu du poids (normal, à force de se vider et de ne rien manger depuis 24h).

    La pédiatre me fait un peu paniquer : si elle ne remange pas rapidement, il faudra revenir afin de la sonder. Cette image me panique, mais je me raisonne : la pédiatre nous prescrit des antibiotiques, des gouttes pour les yeux, pour le nez, et pour les oreilles. Avec tout cet arsenal, l'état de la Boulette ne peut que s'améliorer !

    Après un passage à la pharmacie de garde afin de récupérer les médicaments prescrits, nous rentrons donc à la maison et soignons la Boulette qui malgré la fièvre, se laisse difficilement faire.

    Epuisée, elle s'endort, et nous aussi.

    A 3 heures du matin, la Boulette se réveille en pleurant. La fièvre est montée à 39,7. Son visage est recouvert de glaires et de morve, et elle a vomit dans son lit. L'émétophobe a envie de partir en courant. La maman inquiète prend le dessus. Je nettoie le visage de ma fille, la mouche, change ses draps, lui redonne un anti-douleurs, cette fois en sirop (car les fesses de la Boulette ne supporte plus les suppos...) et la berce pour l'apaiser.

    La Boulette se rendort à 5h du matin, mais je reste aux aguets.

    Vers 7h, la Boulette appelle encore. La fièvre a enfin baissé. Malgré tout, la Boulette semble toujours abattue. Je parviens à lui faire avaler un peu de lait.

    Attendus par mes parents pour fêter mon trentième anniversaire (me fait vieille, je sais), nous y allons. La fièvre ne remonte plus de la journée. Je suis un peu rassurée. La Boulette dormira tout l'après-midi. Elle récupère.

    Lors de son réveil, je la change et découvre des petites plaques et boutons rouges sur son abdomen. Je les montre au Chéri qui me dit que ce n'est rien : probablement une petite réaction au nouveau body qu'elle porte, ou aux draps du lit parapluie de chez papy.

    Le soir, la Boulette accepte encore un peu de lait, tout comme dans la nuit, où elle me réveille et semble avoir faim. La température est toujours basse. Je suis rassurée, ça sent la fin !

    Hier matin, je propose un biberon à la Boulette qui avale 90 ml ! Je suis aux anges. Mais la panique cède vite à la joie : La Boulette vomit en jets puissants tout ce qu'elle vient d'avaler.

    Je suis seule avec ma fille. A nouveau, l'émétophobe en moi a envie de s'enfuir, mais la raison l'emporte : ma fille avant tout.

    Je constate ensuite que les boutons de la veille se sont multipliés sur son torse, mais aussi sur son dos et le haut de son front. Le Chéri a tort : ce n'est pas rien. Selon moi, elle ne supporte pas l'antibiotique qu'on lui administre depuis samedi soir. Puis, merci Google, je constate que la chronologie des événements et les symptômes de la Boulette correspondent trait pour trait à la roséole.

    Je contacte notre pédiatre, qui nous recevra en début d'après-midi et confirmera mon diagnostic. La Boulette a bien contracté la roséole. Elle a encore perdu du poids, mais le pédiatre me rassure : elle est à la fin de la maladie puisque les boutons sont sortis et que la fièvre est partie. L'appétit va revenir. Nous poursuivons les antibiotiques puisque, même s'ils sont inefficaces pour la roséole, agissent sur l'hypothétique otite qui ne peut toujours pas être vérifiée à l'examen, cérumen oblige.

    En fin de journée, la Boulette, en effet, réclame à manger. Elle boit peu, mais elle boit, et ne vomit plus. Elle redevient peu à peu elle-même, le bébé souriant mais couineur et exigeant.

    Je souffle enfin : ma fille est en voie de guérison. 

    Pas maman, puisque depuis hier, elle a, elle aussi, contracté une gastro (la Boulette devait donc avoir, en plus de la roséole, une bonne gastro-entérite).

    Aujourd'hui, la Boulette continue à manger. De plus en plus, même si encore bien peu par rapport à la semaine précédente. Elle restera encore quelques jours avec sa maman pour se retaper complètement, avant qu'elle ne retourne en crèche... Et contracte un nouveau virus !

     

     

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  • Commentaires

    1
    Amethyst
    Mardi 13 Décembre 2016 à 14:38

    La vache, elle ne fait pas les choses à moitié la Boulette!!! Quand ma grande a eu la roséole elle a eu 39 pendant 3 jours, puis plus rien, puis quelques boutons sur le ventre et le dos, et en 48h plus rien... (un conseil, si à la crèche on te parle de syndrôme pied/main/bouche pars en courant!!)

      • Mardi 13 Décembre 2016 à 17:46

        Oui ce qui est dur c'est qu'elle a cumulé roséole, gastro et otite en même temps ! C'est seulement quand j'ai eu les symptômes de la gastro (comme ceux qui l'ont approchée pendant ces qqs jours) que j'ai compris que c'était bien à part...

        En effet elle ne fait pas les choses à moitié, et c'est vraiment fatigant ! 

        Pied/main/bouche j'ai entendu parler de loin... Mis pas à la crèche. A la crèche on ne me dit rien.. Sauf que quand des enfants ont 38,5 on appelle leurs parents pour qu'ils viennent les chercher...

        Moi j'ai contacté la crèche hier pour les prévenir que la Boulette avait contracté la roséole.. Ils semblaient étonne... Je ne sais pas si elle est la seule à l'avoir contracté (elle est la plus jeune, donc peut être la plus fragile ?) mais en tout cas ils m'ont bien demandé d'avoir un certificat du médecin quand elle reviendrait pour être sûr qu'elle ne soit plus contagieuse... Un peu marre des virus de la crèche !!

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    2
    Eva
    Mardi 13 Décembre 2016 à 21:45

    Pauvre petite boulette! On est pas tous égaux face aux maladies, la roséole est passée complètement inaperçue chez ma fille... un pic à 40° que j'ai pris pour une poussée dentaire, en 1 doliprane, c'était fini, quelques boutons le lendemain pendant 2 jours et fin de l'histoire.... Après à l'époque, elle ne fréquentait aucun enfant (pas de crèche et en plus on était en vacances!) donc je n'ai jamais su comment elle l'avait contractée...

    L'émétophobe que je suis compatis totalement avec toi... je m'en suis toujours sorti quand elles étaient bébés, mais la dernière gastro d'Angie m'a bien remuée parce que là, c'est du "vrai" vomi... Mais comme toi, ma fille d'abord, la phobie après... j'ai réussi à gérer... et elle était tellement mal la pauvre, impossible de ne pas la caliner...

      • Jeudi 15 Décembre 2016 à 17:22

        Oh Eva je compatis ! En effet quand il n'y a "que" du lait qui sort (même si c'est en jets et que ça fait peur) ça reste "gérable" (enfin, presque^^)... Je n'imagine pas le jour où ce sera du "vrai" vomi ! J'en ai déjà peur ! 

        En plus je l'ai bien chopée sa gastro... Bon, évidemment, émétophobe qui se respecte, je ne vomis pas.. Mais j'ai la nausée depuis 48h et c'est TRES dur à gérer quand il faut en plus gérer sa puce et les nuits, et sa phobie.

        Bref, être maman, c'est une véritable aventure! Et c'est vraiment fatigant...

         

    3
    Amethyst
    Vendredi 16 Décembre 2016 à 09:28

    C'est vrai qu'elle cumule ta poupette. Ici aussi j'ai beaucoup de mal avec le vomi (et je bosse en crèche, youhou!!!) mais j'ai plutôt de la chance, quand elle est malade et que tout est sorti son père préfère nettoyer pendant que je m'occupe d'elle. Parce qu'évidemment ça arrive généralement à 2h du matin.

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