• Les miracles, ça existe (même si le miracle s'appelle PMA)

    Les miracles, ça existe (même si le miracle s'appelle PMA)

     

     

    Une dizaine de jours après avoir arrêté la pilule (souvenez-vous, c'était il y a 1 an et demi), j'étais au mariage d'un très bon couple d'amis.

    J'ai passé la plupart du temps à discuter avec une amie de la mariée que j'avais déja eu l'occasion de rencontrer lors de l'enterrement de vie de jeune fille.

    Cette fille essayait elle aussi d'avoir un enfant. Depuis quelques temps déja.

    Elle est peu à peu devenue, tout au long de mes essais, une confidente. On se comprenait. Elle aussi vivait l'échec, les craintes, l'incertitude, la PMA. Nous nous remontions le moral quand c'était nécessaire. Nous pleurions sur notre sort les mauvais jours.

    A côté d'elle, mon parcours était cependant un long fleuve tranquille car, après avoir été traitée pour des cycles longs, irréguliers et parfois anovulatoires, ils ont découvert que son compagnon (qui était pourtant déjà papa) souffrait d'importants problèmes de fertilité.

    Elle a subi 3 FIV. Chaque FIV a donné un résultat positif. Chaque FIV s'est soldée par une fausse couche précoce. Après divers examens, les médecins ont découvert que le système immunitaire de mon amie était trop développé, ce qui expliquait que son corps rejetait systématiquement l'embryon.

    Après plusieurs mois de traitement, elle a subi un TEC. Résultat négatif. 

    C'est à ce moment-là que moi, j'ai eu mon petit miracle. Alors même qu'elle était tombée dans un trou si profond qu'à sa place, je ne sais pas si j'aurai eu le courage de me relever.

    Je lui ai pourtant annoncé ma grossesse. Je ne pouvais lui cacher, elle a qui j'avais confié mes désarrois les plus noirs. Je savais qu'elle ne pourrait se réjouir pour moi. Pas en vivant simultanément ce nouvel échec.

    Nous nous sommes donc peu à peu éloignée. J'étais passée de l'autre côté. Et vivre ma grossesse à ses côtés aurait été comme lui enfoncer un couteau aiguisé un peu plus profondément dans le cœur, à chacun de nos échanges.

    J'ai cependant continué à prier pour elle, à y croire et à espérer. L'injustice allait forcément prendre fin.

    Il y a quelques jours, cette amie m'a contacté. Elle avait subi sa 4ème FIV. Elle est aujourd'hui à 9 Sa.

    Et bien que chaque jour qui passe est rempli d'angoisse à l'idée de perdre ce 4ème bébé, il semblerait que pour elle aussi, la cigogne ait finalement décidé de s'arrêter une bonne fois pour toute.

     

    Pour beaucoup d'entre-nous, le parcours est tellement long et éprouvant qu'on finit par être convaincue que devenir maman est un miracle réservé aux autres.

    Et pourtant, à force de courage et d'acharnement, le miracle arrive, à nous aussi.

     

    A toutes celles dont le parcours est tellement long qu'il paraît sans fin, à toutes celles qui ont baissé les bras, sachez que les miracles arrivent, et pas seulement aux autres.

    Quelque soit la bataille menée pour y parvenir, je vous l'assure, ça vaut le coup.

     

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