• Maman est en Week-end (ou pas)

    Maman est en We (ou pas)

     

     

    Aaaah le week-end !

    On l'attend dès le lundi matin.

    On s'encourage en décomptant les jours de la semaine, n'ayant qu'une hâte : arriver au vendredi soir où deux jours de liberté s'offrent à nous.

     Grasses matinées, far niente, petit footing (ça va pas nan?), shopping, canapé, ciné, resto entre amis...

    Et pourquoi pas même un City trip en last minute ?

     

    Si vous êtes maman, vous le savez très certainement :

    Ce genre de rêve week-end appartient au passé.

     Car oui, les invitations de dernière minutes, les réveils programmés à 10h00 le samedi matin et les dimanches devant la télé font désormais partie de votre vie de jeune adulte dont l'unique responsabilité était d'être capable se se lever pour se rendre au boulot le lundi matin.

    Mais vous n'êtes plus une jeune adulte sans responsabilité.

    Car vous êtes devenue maman.

    Et depuis lors, vos week-end ressemblent plutôt à ça... :

     

    6h00 : réveil en sursaut par un bébé qui vous appelle en pleurant comme si rester un peu tranquillement dans son lit (histoire de laisser maman se réveiller en douceur) était la pire des choses au monde.

    6h01 : maman est debout, mode zombie, se hâtant (autant que faire ce peut à cette heure matinale) vers la chambre de son bébé pour le prendre dans ses bras et le rassurer (et surtout, faire cesser ses hurlements - torture pour les oreilles).

    6h30 : Bébé est toujours dans les bras de maman, qui a bien tenté 18 fois de le poser pour se préparer un café histoire de tenir debout les 14 heures qui suivent, mais sans succès, bien sûr.

    6h45 : Biberon de lait avalé. Maman elle est toujours en attente de son café.

    6h47 : Bruits suspects provenant du fessier de son bébé chéri. Direction table à langer (où bébé hurle à la mort quand maman l'y couche - ce qui a comme unique avantage de réveiller papa qui jusque là ronflait comme un bien heureux).

    7h05 : Bébé propre et habillé. Maman est toujours en pyjama, décoiffée, suante après ce tour de force, et toujours à jeun.

    7h10 : Bébé semble maintenant suffisamment réveillé pour accepter d'être déposé. Direction tapis de jeu où maman tente par tous les moyens d'attirer l'attention de son bébé chéri afin de l'occuper - 1 seconde d'ennui et le revoilà qui râle.

    7h45 : Il n'est pas encore 8h00 du matin, et maman a déjà imité la poule, la chèvre, le cochon, le chien, le cheval, raconté 2 histoires, chanté 6 comptines, construit 3 tours en cubes que bébé s'est réjoui de détruire, évité 2 chutes, un étouffement et une griffure de chat mécontent de s'être fait tiré la queue.

    8h00 : Bébé commence à sérieusement s'impatienter d'une telle inactivité (WTF ?!?).  Maman prend son courage à deux mains et décide de s'habiller pour sortir se promener.

    8h45 : Après 45 minutes à tenter de se préparer avec un bébé qui s’accroche aux jambes de maman en hurlant sa frustration d'être ainsi laissé à l'abandon, maman est fin prête (comprenez, vêtue comme un sac, à peine coiffée, pas maquillée - mais habillée - et c'est déjà pas mal).

    9h05 : Arrivée au parc animalier après quelques kilomètres en voiture passés à écouter "Pirouette-cacahuète" et "promenons-nous dans les bois" avec un bébé au comble du bonheur et qui signe "encore" à la fin de chaque chanson.

    10h40 : Petit passage chez mamie après avoir nourri les moutons, observé avec attention les poules et les lapins, croisé 3 "wou-wou" (comprenez chiens), rigolé aux éclats sur la balançoire, avoir exigé faire du tape-cul sans partenaire (ce qui vaudra à maman des courbatures le lendemain), discuté de longues minutes (en langage bébé) avec un petit garçon qui n'en avait visiblement que faire de ces attentions, avoir frotté ses mains dans la terre et le sable mouillé, et hurlé à la mort quand maman a tenté de remettre son monstre en poussette.

    11h15 : Retour à la maison pour la panade de midi mijotée par papa. Hors de question de ne faire "que" manger. Maman chante donc, encore et encore, en faisant des guili-guili, en proposant des cuillères de panades aux figurines "singe", "lion" et "grenouille", avec un bébé qui exige aussi de manger seul, le tout en essayant de la nourrir (un peu).

    12h00 : Heure de la sieste. Maman couche bébé, et s'écroule dans le canapé pour souffler, et manger un peu (car oui, maman est toujours à jeun).

    14h00 : Hurlements provenant du baby-phone. Bébé est réveillé. Le deuxième round commence.

    14h30 :  C'est l'heure des courses. Le frigo est vide. Maman et papa emmènent donc bébé avec eux (ce qui permet aussi de l'occuper). Attacher bébé dans son siège, chanter des comptines durant le trajet, arriver au supermarché, détacher bébé, le mettre dans le cadis, lui donner un bout de pain pour l'occuper, arpenter les rayons bondés à la recherche de ce qu'il manque à la maison, empêcher bébé de se mettre debout sur son siège, capituler et le sortir du cadis, courir derrière lui, l'empêcher de vider le rayon biscuit, finir par devoir porter bébé dans ses bras tout en poussant et en remplissant le cadis, faire la file à la caisse, retourner à la voiture, ré-attacher bébé, re-chanter les comptines sur le trajet du retour, monter bébé et les sacs de course dans l'appartement, ranger les courses, et mourir à petit feu.  

    16h00 : C'est l'heure du goûter. Papa se remet en mode "roi de la panade" tandis que maman tente de faire patienter bébé qui meurt de faim (et qui l'exprime bruyamment).

    16h30 : Bébé s'ennuie. Il est temps de ressortir pour une nouvelle ballade. La poussette étant réservé aux bébés paresseux (d'après mon bébé), c'est à pied (et à bras) que l'on ressort se promener. Maman est fatiguée. Bébé pète pleine forme.

    18h00 : C'est l'heure du dîner. Bébé veut goûter à tout (et tout seul!), et aux morceaux qui plus est. Maman tente de garder bébé (et le sol de la cuisine) propre. Echec total.

    18h30 : Au bain. Maman court derrière bébé pour le déshabiller histoire d'éviter une nouvelle crise sur la table à langer. Bébé est fortement intéressé par la cuvette du WC et plonge ses mains dedans. Maman dépitée.

    19h00 : Bébé est propre et sec. Maman est trempée de sueur, de shampoing, d'éclaboussures d'eau et des restes du dîner.

    19h10 : C'est l'heure du biberon. Hurlements en bonne et due forme lorsque bébé voit que le carton de lait de croissance sort du frigo, et ce jusqu'à ce que la tétine ai atteint sa bouche.

    19h15 : Petits jeux (que maman essaient "calmes") sur le tapis. Maman raconte des histoires. Bébé signe des mots. Puis bébé s'excite et grimpe sur la table basse pour s'y mettre debout tout en faisant "bravo". Maman l'entoure de ses bras "au cas où". Bébé descend puis grimpe sur le canapé sur lequel il recommence le cinéma, en plus de se laisser tomber, tête la première sur les coussins. Bébé est content. Maman dépitée (encore).

    19h45 : C'est l'heure d'aller au lit ! Gigoteuse, restant du biberon, petite berceuse chantée par maman, doudou en main. Bébé s'endort... Enfin.

    20h00 : Maman s'écroule sur le canapé, se dit que ce serait le moment idéal pour lancer une machine, plier du linge, ranger un peu et faire la vaisselle... Sauf que son niveau d'énergie est proche de zéro. Alors, tout en culpabilisant, elle se dit que ce sera pour demain.

    21h00 : Maman s'extrait du canapé pour rejoindre son lit, après un aller-retour dans la salle de bain pour (quand même) maintenir un niveau d'hygiène corporel et buccal minimum.

    21h07 : Maman s'endort, épuisée, tout en se disant que la semaine n'a même pas encore commencé.

     

    Un samedi comme un autre donc, depuis que je suis maman.

    Un samedi à ne m'occuper de rien ni personne sauf de ma fille.

    A me consacrer exclusivement à mon bébé.

     

    Parfois, quand la fatigue l'emporte sur la patience,

    Quand je n'ai plus l'énergie de répondre à tous ses besoins et ses exigences,

    Quand la force me manque pour la porter et l'occuper,

    Alors parfois je ressens un brin de nostalgie quand je repense à ces We de jeune adulte sans responsabilité.

    Mais, rapidement, ces souvenirs se ternissent.

    Tout simplement parce que lors de ces weekend sans contrainte, elle n'était pas là.

     

    Elle est devenue le centre de mes weekend.

    Le centre de mon monde.

    Ma vie.

    Et je continuerai à lui consacrer la mienne.

    Du moins jusqu'à ce qu'elle le réclame.

     

     

     

    « Ou comment la Boulette est devenue Miss BidouBébé signeur : Des progrès en veux-tu en voilà (lumière et livre) »

    Tags Tags : ,
  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :