• Education positive ou bienveillante... On en parle !?

     

    Oui, parce qu'on en parle... à peu près partout !

    Blogosphère, reportages télévisés, bouquins... La bienveillance dans l'éducation parentale est de mise.

    Loin d'être experte en la matière, je me suis cependant penchée sur la question ces dernières semaines.

    En effet, la Boulette va sur ses 16 mois et possède un caractère bien tranché qui me pousse à me questionner sur la meilleure manière de réagir à ses actuelles (et futures) colères, crises, demandes et exigences.

     

     J'avoue ne jamais être posé beaucoup de questions sur l'éducation des enfants auparavant.

    Ou, en tout cas, ne jamais eu peur de "mal" éduquer mes enfants.

    Je n'ai jamais crains d'être une mauvaise mère ou de ne pas être capable de leurs transmettre les valeurs auxquelles je tiens.

    Sans prétention aucune, j'ai toujours eu confiance en moi pour cela, et ce bien avant d'être maman (et pourtant, je n'ai pas confiance en moi pour grand chose d'autre).

    Mais "mal faire" avec mes enfants ne m'a jamais inquiétée outre mesure.

     

    Pourtant, parce que je suis relativement curieuse et surtout parce qu'il est difficile d'y échapper, je me suis renseignée sur les principes de cette tendance très en vogue de "la bienveillance" ou de l'éducation positive".

    J'ai même poussé le vice jusqu'à acheter (et parcourir) un des livres référents en la matière : "J'ai tout essayé!" d'Isabelle Filliozat.

     

    Pour vous résumer brièvement (même s'il existe plusieurs visions et plusieurs définitions possibles de l'éducation bienveillante), voici les grands principes de l'éducation positive :

    • Se mettre à la place de l'enfant afin de comprendre son comportement (soyez empathique et à l'écoute).
    • Favoriser une communication non violente (ne pas crier, ne pas rabaisser son enfant en utilisant des phrases telles que "tu es méchant", "tu ne fais pas bien"...).
    • Exprimer les interdits de manière positive (souligner à l'enfant ce qu'il a le droit de faire plutôt que ce qu'il n'a pas le droit de faire, ne pas utiliser les termes "non" et "ne pas").
    • Bannir les actes physiques violents (fessée,...).
    • Reconnaître les émotions de l'enfant et le laisser exprimer ses besoins (ne jamais nier son ressenti, même s'il s'agit pour nous de réactions disproportionnées face à des événements qui nous apparaissent comme dérisoires). Un enfant ne fait donc pas de caprice mais exprime une insatisfaction.
    • Ne pas punir son enfant (adieu le chantage et le coin).
    • Respecter son rythme.

     

    En bref, éduquer son enfant de manière bienveillante, c'est favoriser le dialogue, le respect et l'entre-aide, l'estime de soi, l'autonomie et les responsabilités.

    Si l'on s'en tient aux fondements de la parentalité positive, être bienveillant n'est pas être laxiste, mais au contraire d'instaurer un cadre et des limites mais ce de manière la plus positive possible.

     

     ***

     

    A moins que vous ne soyez un fervent adepte de la fessée, après la lecture de ces différents principes, vous vous faites peut-être la même réflexion que moi...

    "L'éducation bienveillante, c'est du bon-sens. Evidemment que je veux éduquer mes enfants de manière positive"

    Qui, à l'heure actuelle, pourrait en effet affirmer préférer crier sur son enfant plutôt que de lui faire comprendre une limite en dialoguant calmement ?

    Quel parent, en son âme et conscience, pourrait délibérément préférer dévaloriser son bébé plutôt que de l'aider à prendre confiance en lui ?

    Qui aime punir son enfant ? Qui aime lui faire du chantage ? Qui ne souhaite pas établir une relation de confiance avec sa progéniture ?

     

    Pas grand monde. On est d'accord.

     

    Et pourtant, et même si je suis à 100% d'accord avec ces différents principes que je tends par ailleurs, pour la plupart, à appliquer naturellement avec la Boulette, je ne peux m'empêcher d'éprouver un certain malaise, et ce pour deux raisons.

    La première concerne la mise en pratique réelle et quotidienne de ces principes de bienveillance dans notre mode de vie actuel.

    Dans un monde où la structure familiale est parfois décomposée, où la société nous impose de passer 10h00 par jour éloigné de nos enfants afin d'être capable de subvenir à leurs besoins, où nos rythmes de vie sont infernaux, où la fatigue et le stress sont permanents... Comment voulez-vous que nous, adultes, parents, personnes à part entières, puissions conserver notre calme et adopter une attitude positive avec nos enfants, quoi qu'il arrive ?

    Quelles sont les possibilités qui nous sont laissées pour que nous puissions consacrer 100% de notre temps avec nos enfants ? Ou du moins pour que les moments qu'il nous restent auprès d'eux puissent être toujours qualitatifs, se déroulent dans le calme et la bienveillance ?

    Si vous travaillez, si vous devez lever vos enfants aux aurores pour avoir le temps de les préparer, de les amener à l'école ou à la crèche et de ne pas arriver en retard au travail. Si vous passez votre journée à trimer, atteindre des objectifs qui vous sont imposés. Si vous vous dépêchez de rentrer le soir afin de récupérer vos enfants et de les ramener à la maison et qu'une fois arrivé, vous devez préparer à manger, faire des courses ou veiller à ce que leurs devoirs soient faits. Si vous vous coucher le soir, épuisé, et que vous vous réveillez le matin encore plus fatigué que la veille... Alors vous savez de quoi je parle.

    Ce rythme effréné, ces pressions, sociales, familiales, financières auxquelles nous ne pouvons échapper sont autant de freins à la parentalité positive.

    La bienveillance nécessite un investissement extrêmement important. Une présence, au moins mentale, de tous les instants. Une disponibilité et une remise en question personnelle.

    Nous manquons de temps. Nous manquons de possibilités et de moyens pour appliquer avec soin et rigueur les préceptes de l'éducation bienveillante. Nous manquons d'énergie.

    Certains me répondront qu'il s'agit d'un choix de vie. Travailler ou non. Gagner plus ou moins d'argent. Adapter son rythme et son mode de vie. Certes.

    Mais les faits sont là : l'éducation bienveillante, s'il on veut l'appliquer sans accroc, n'est pas compatible avec le monde occidental tel qu'il l'est devenu aujourd'hui.

    Et même si ce n'est pas entièrement de notre faute, nous les mères, nous culpabilisons. 

    Si l'éducation bienveillante est fondamentalement bonne, elle ne peut et ne doit pas être considérée comme la seule et unique manière d'éduquer ses enfants.

    Elle doit être considérée comme une tendance à suivre. Comme un idéal ou un modèle. Faire du mieux qu'on peut, mais en acceptant nos hauts, nos bas, nos problèmes. Avec des accrocs, des choses qu'on dit et qu'on ne devrait sans doute pas dire. Avec des cris parfois, des menaces, du chantage et des punitions. Des craquages lorsqu'on est énervé ou épuisé. Et des explications ensuite. 

    Mais surtout, surtout pas de culpabilité parce que nous avons failli à tel et tel principe à tel ou tel moment.

    Chacun et chacune fait du mieux qu'il peut, avec ce qu'il a. 

    L'essentiel étant et restant toujours que ses enfants se sentent aimé, quoi qu'ils fassent.

     

    Le second malaise que je ressens par rapport à la bienveillance concerne ses possibles dérives, et surtout ses excès.

    Etre bienveillant envers son enfant, c'est aussi lui apporter un cadre et des limites dont il a besoin pour se structurer, pour se sentir en sécurité et pour grandir sereinement.

    Ce cadre, j'en suis convaincue, l'enfant en a besoin. Il le cherche, même, face à un trop grand laxisme.

    Or, ce principe de bienveillance est selon moi bien trop souvent oublié par ses adeptes.

    Il est vrai qu'il n'est pas facile de limiter l'enfant tout en le rendant autonome, de lui apprendre les interdits sans négation et sans hausser le ton.

    De fait, parfois, en voulant être (trop) bienveillant, les parents n'interdisent plus et lâchent trop souvent prise sur des éléments qui devraient au contraire mériter toute leur attention.

    Dans ce cas, la bienveillance devient laxisme.

    L'enfant est en manque de repères, de limites et de règles. Il perd pied. Ne peut plus se reposer sur une épaule solide que devrait être celle de leurs parents.

    Sous la joug de la bienveillance poussée à son extrême, les parents n'écoutent plus leurs propres besoins pour se consacrer exclusivement à ceux de leur enfant.

    Or, comment un parent qui ne s'écoute pas lui-même peut-il entendre ceux de son enfant ?

    Comment un parent malheureux peut-il transmettre les valeurs de la joie et de l'épanouissement personnel ?

    Comment un parent qui ne se donne plus le droit d'exprimer son énervement, son exaspération ou son ras-le-bol peut-il l'autoriser à son enfant ?

    Pour beaucoup, la bienveillance est de respecter le rythme de son enfant, notamment au niveau de son sommeil. Le cododo et le maternage intensif sont alors de mises.

    Je n'ai personnellement rien contre le cododo. Ceux et celles qui suivent les aventures de la Boulette depuis le début le savent d'ailleurs ; ma fille a dormi contre moi jusqu'à ses 6 mois. Je me suis ensuite réveillée 3 à 4 fois par nuit pendant plusieurs mois pour la rassurer et la nourrir. J'ai tenté de répondre à tous ses besoins. Je l'ai portée sans m'arrêter de marcher pour arrêter ses pleures.

    Et je ne le regrette pas. Mais est venu un moment où mon corps et ma tête ne pouvaient plus supporter ces réveils nocturnes intempestifs. J'y ai donc mis un terme, et ce de manière bienveillante d'après moi (de manière progressive, toujours en lui expliquant le pourquoi du comment, en étant présente malgré tout, en ne la laissant pas pleurer).

    Ce que je veux dire par là est que le parent, et dans ce cas la maman, doit s'écouter elle aussi. Si le cododo ou les réveils nocturnes réguliers deviennent un calvaire pour le parent, et qu'ils ne sont bien sûr pas causés par une maladie ou un mal-être de l'enfant, pourquoi s'imposer ce qui s'apparente à une véritable torture sous prétexte que l'éducation bienveillante le préconise?

     

    Encore une fois, je suis fondamentalement en accord avec les principes de l'éducation positive et je pense en pratiquer beaucoup, sans même y avoir pensé auparavant. Je souhaite que chacun et chacune se penche sur ces principes, pour autant qu'ils soient considérés comme une ligne de conduite, sans excès et sans dérives, qu'ils soient appliqués dans la mesure de ses propres possibilités, et qu'ils ne deviennent pas un dogme renversant le modèle traditionnel "parent dominant" vers le catastrophique "parent dominé". Le tout en culpabilisant les parents au moindre faux-pas.

     

     

    Ecoutez votre enfant.

    Mais écoutez-vous, vous aussi.

    Répondez à ses besoins.

    Tout en répondant aux vôtres.

    Remettez-vous en question.

    Mais n'oubliez pas qui vous êtes.

    Faites du mieux que vous pouvez,

    mais autorisez-vous à crier et à péter un plomb si vous en avez besoin.

    Ne tentez pas d'être un parent parfait car il n'existe pas (comme l'écrit Isabelle Filliozat).

    Aimez votre enfant le mieux possible,

    c'est bien là l'essentiel.

     

     


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  • Adieu les panades... La Boulette veut des morceaux !

     

     

    Je l'ai déjà dis à maintes reprises (et le redirai probablement encore très souvent) mais le temps passe vite !

    Et les progrès et changements qui s'opèrent sont nombreux.

    Le dernier en date : La Boulette, 15 mois, refuse désormais de se nourrir de panades, même hachées grossièrement.

    Non, La Boulette veut des morceaux.

    Et les manger seule, s'il vous plaît.

    Autant vous dire qu'après le dîner, la Boulette a droit à un nettoyage au gant en bonne et due forme (visage, mains, voir changement complet de tenue), ce qu'elle n'apprécie pas particulièrement.

    Quant à l'état de ma salle à manger après un de ses repas, je préfère ne pas m'y attarder...

     Soit.

    La Boulette mange (et réclame) donc des morceaux.

    8 dents au compteur, pas de molaires, mais cela semble suffisant.

    Elle a donc droit à de petits morceaux de pomme de terre, pâtes et petits morceaux de légumes bien cuits (carottes, haricots, courgettes...) et de fruits (pêche, banane, fraise, mangue...).

    Parce que je suis un chouia angoissée à l'idée que ma fille ne s'étouffe, je tente de trouver la cuisson idéale pour les légumes (pas trop cuits pour que les morceaux restent "en morceaux" mais suffisamment pour qu'ils soient fondants). Quant aux fruits, j'attends qu'ils soient bien mûrs et évite les pommes et les crudités (quoi que, la Boulette a de gros morceaux de pomme à la crèche et adore ça - "et ne s'en sort pas mal du tout" dixit les puéricultrices).

     Pour le moment, parce que je n'ose pas encore lui donner de morceaux de viande - mais qu'elle a besoin de sa dose journalière de protéines, je continue, aussi, à mixer les légumes, féculents et la viande de manière grossière afin de faire une panade, en plus des petits morceaux que je mets alors dans une autre assiette.

    Pendant que la Boulette, concentrée sur son assiette, attrape les morceaux avec ses petits doigts, je lui donne une ou deux cuillères de panade. Je suis ainsi tranquillisée ("elle a sa dose!"). 

    Enfin ça, c'est quand elle accepte que sa mère lui donne la becquée.

    Car non seulement elle aime les morceaux, mais souhaite de plus en plus manger seule.

    Je lui donne donc une fourchette en plastique ou une petite cuillère que je rempli (elle essaie aussi de le faire elle-même, mais c'est pas encore gagné) d'un morceau de légume ou de fruit, puis lui tend la cuillère afin qu'elle la mette elle-même dans la bouche.

    Ainsi, tout le monde est content : je la laisse prendre son autonomie tout en m'assurant qu'elle mange suffisamment.

     Depuis, assez logiquement finalement, la Boulette accepte de rester sur une chaise haute pendant son repas (rappelez-vous, avant, c'était une mission compliquée où je devais continuellement l'occuper et attirer son attention).

    Maintenant qu'elle attrape elle même sa nourriture avec ses doigts ou une cuillère/fourchette, elle s'occupe, focalise son attention sur son repas.

    Plus besoin pour maman de faire le clown (ou alors juste un peu) pour que la Boulette accepte de rester assise plus de 4 minutes sur sa chaise haute.

    Les moments des repas deviennent désormais agréables, emplis de découvertes gustatives, olfactives et sensorielles.

    Il arrive même que j'installe la Boulette sur sa chaise, lui présente son assiette et me tienne à distance pour la laisser manger seule.

    Oh je ne suis jamais bien loin.. A 2 ou 3 mètres, parée à intervenir. Mais nous prenons plaisir, le Chéri et moi, à l'observer de loin, découvrir, trier, manger...

    Une nouvelle étape donc dans la vie de la Boulette, et dans la nôtre...

     

     


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  • Premier atelier peinture avec bébé

     

    Il y a quelques semaines, j'ai présenté à la Boulette des crayons de couleurs pour la première fois.

    Premier bébé oblige, j'étais toute excitée à l'idée de voir ma fille réaliser son premier gribouillage sa première oeuvre d'art.

    Déception totale, puisque la Boulette elle a trouvé plus amusant de jouer avec la boite qu'avec les crayons eux-mêmes, ne semblant pas percevoir l'intérêt d'utiliser ses feutres autrement qu'en les mettant en bouche.

    Soit, ce n'était sans doute pas le moment de développer son côté artistique.

    Cependant, ces dernières semaines, la Boulette a fait d'énormes progrès.

    Elle marche, signe de plus en plus, grandit à vue d’œil, veut manger seule, pige tout (ou presque) et, surtout, a développé une passion pour une activité ô combien intéressante : renverser son biberon afin de pouvoir étaler d'un doigt assuré les gouttelettes d'eau sur le parquet.

    Ce week-end pluvieux était donc l'occasion de ré-itérer l'expérience mais cette fois avec de la peinture à doigt.

    Voici le récit de cette initiation riche en couleurs.

     

     

    Etape 1 : S'équiper (et protèger tout ce qu'on peut)

     

    Après un aller-retour au magasin où j'ai opté pour de la peinture à doigt spécifiquement adaptée aux touts petits qui auraient tendance à vouloir goûter à ces nouvelles textures colorées, j'ai également trifouillé dans mes armoires afin de trouver une vieille nappe tâchée (mais si vous avez une bâche en plastique, c'est encore mieux) afin de protéger en partie le sol de notre salle à manger.

    Premier atelier peinture à la maison avec bébé

    J'ai également investi dans un petit tablier en plastique (qui s'est révélé être trop grand pour la Boulette) histoire de protéger (un peu) ses vêtements.

     

    Premier atelier peinture à la maison avec bébé

     

    Finalement, le plus simple, étant donné la température agréable de l'appartement, était tout simplement de la mettre en couche, pieds nus, avec son petit tablier. 

     

     Etape n° 2 : Découvrir

     

    Pas inné de savoir quoi faire avec un pot de peinture. De fait, maman montre l'exemple (noter de s'équiper soi-même pour la prochaine fois) et trempe son doigt dans le petit pot de peinture puis sur la feuille de dessin.

    La Boulette parait étonnée et répète alors l'opération (sans pour autant lâcher le couvercle du pot de peinture pour lequel elle a tout de suite montré un intérêt non feint).

    Premier atelier peinture à la maison avec bébé

     

     

     Etape n° 3 : Tenter de nouvelles expériences

     

    Plonger son mini doigt dans un pot de peinture et l'étaler sur un bout de papier, c'est fun. Mais pas autant que de tremper son mini doigt dans un pot de peinture et de l'étaler sur son corps, selon la Boulette.

    La peinture à doigt est donc vite devenue de la peinture de corps, que ça plaise ou non.

    Premier atelier peinture à la maison avec bébé

     

     

     Etape n° 4 : Rééditer ?

     

    Oh oui c'est sûr ! On en refera, de la peinture de corps à doigts. Mais la prochaine fois, maman mettra un tablier, elle aussi...

     

     

     


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  • Bébé signeur : Des progrès en veux-tu en voilà (lumière et livre)

     

    Je vous en ai parlé à plusieurs reprises dans ce blog : Je signe avec la Boulette depuis plusieurs mois.

    (Pour plus d'infos sur cette manière de communiquer avec son bébé, c'est ici).

     A 11 mois, la Boulette a signé pour la première fois le mot "Bibi".

    Ensuite, c'est "encore" qu'elle s'est mise à signer.

    Depuis, elle use et abuse du signe "encore" dès que quelque chose lui plaît.

    Qu'il s'agisse de nourriture, de jeux, de chansons, ou de n'importe qu'elle chose qu'elle souhaite voir se reproduire (la grue dans le chantier d'en face qui bouge, appuyer sur le bouton de l’ascenseur, se faire chatouiller par maman...).

    Bien sûr, comme tous les enfants de son âge (et pas seulement les bébés signeurs), la Boulette fait aussi "au revoir" de la main, tout comme des "bisous" (comprenez mettre sa main à plat sur sa bouche puis la retirer d'un coup sec vers la personne à qui elle s'adresse pour lui envoyer son affection).

     Certains signes cependant, que je lui apprend depuis le début (manger, bain, eau notamment) n'ont jamais été reproduit, du moins pas encore. Mais elle les comprend bien, tout comme les mots que je prononce.

    Que je lui dise "on va prendre le bain" ou que je lui signe "bain" sans même prononcer le mot, et là voilà qui se lève et prend ma main pour m'emmener dans la salle de bain.

    Elle comprend donc, signes et mots, mais ne se donne probablement pas la peine de les reproduire.

    Ces derniers jours cependant, j'ai introduit les signes "lumière" et "livre".

    Le premier, lumière, parce que j'ai pour la première fois depuis quelques semaines dû rallumer sa veilleuse "ananas" (qui ressemble à ça) avant de la coucher (car on n'y voyait plus clair dans sa chambre le soir - merci temps pourri). Elle a directement été très attirée par cette lumière orangée.

    Obnubilée, je lui ai donc, à plusieurs reprises, répété le mot lumière tout en lui signant.

     

     

     

    L'introduction du second signe s'est fait naturellement car elle adore les livres. Elle possède notamment un livre cartonné d'images lié au sommeil dont elle adore tourner les pages. Une des images est un livre. Lorsqu'elle y vient, je lui signe donc le mot "livre", tout comme lorsque je lui propose de lui raconter une histoire ou d'écouter un de ses livres sonores dont elle raffole.

     

    Bébé signeur : Des progrès en veux-tu en voilà (lumière et livre)

     

     

    Il n'a pas fallu 2 jours à la Boulette pour reproduire ces 2 signes.

    Dès lors qu'elle voit un abat jour, un néon, une veilleuse ou n'importe qu'elle source de lumière, elle le pointe du doigt et signe "lumière".

    Lorsqu'elle tombe sur l'image du livre dans son petit imagier, elle reproduit le signe "livre", tout comme elle se dirige vers ses livres lorsque je lui signe.

     

    Rapidement et selon son intérêt, la Boulette est capable d'apprendre et de reproduire de nouveaux signes.

    Je continue donc, de plus en plus confortée par les bienfaits de cette communication si particulière, à signer avec elle, et à introduire des signes qui nous permettent d'échanger et de mieux se comprendre.

     

     

    Sur le même thème :

    Signer avec bébé : La langue des signes pour communiquer avec bébé

    Bébé signe : Premier signe de la Boulette à 11 mois

    Bébé signe : Un nouveau signe pour la Boulette

     

     


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  • Maman est en We (ou pas)

     

     

    Aaaah le week-end !

    On l'attend dès le lundi matin.

    On s'encourage en décomptant les jours de la semaine, n'ayant qu'une hâte : arriver au vendredi soir où deux jours de liberté s'offrent à nous.

     Grasses matinées, far niente, petit footing (ça va pas nan?), shopping, canapé, ciné, resto entre amis...

    Et pourquoi pas même un City trip en last minute ?

     

    Si vous êtes maman, vous le savez très certainement :

    Ce genre de rêve week-end appartient au passé.

     Car oui, les invitations de dernière minutes, les réveils programmés à 10h00 le samedi matin et les dimanches devant la télé font désormais partie de votre vie de jeune adulte dont l'unique responsabilité était d'être capable se se lever pour se rendre au boulot le lundi matin.

    Mais vous n'êtes plus une jeune adulte sans responsabilité.

    Car vous êtes devenue maman.

    Et depuis lors, vos week-end ressemblent plutôt à ça... :

     

    6h00 : réveil en sursaut par un bébé qui vous appelle en pleurant comme si rester un peu tranquillement dans son lit (histoire de laisser maman se réveiller en douceur) était la pire des choses au monde.

    6h01 : maman est debout, mode zombie, se hâtant (autant que faire ce peut à cette heure matinale) vers la chambre de son bébé pour le prendre dans ses bras et le rassurer (et surtout, faire cesser ses hurlements - torture pour les oreilles).

    6h30 : Bébé est toujours dans les bras de maman, qui a bien tenté 18 fois de le poser pour se préparer un café histoire de tenir debout les 14 heures qui suivent, mais sans succès, bien sûr.

    6h45 : Biberon de lait avalé. Maman elle est toujours en attente de son café.

    6h47 : Bruits suspects provenant du fessier de son bébé chéri. Direction table à langer (où bébé hurle à la mort quand maman l'y couche - ce qui a comme unique avantage de réveiller papa qui jusque là ronflait comme un bien heureux).

    7h05 : Bébé propre et habillé. Maman est toujours en pyjama, décoiffée, suante après ce tour de force, et toujours à jeun.

    7h10 : Bébé semble maintenant suffisamment réveillé pour accepter d'être déposé. Direction tapis de jeu où maman tente par tous les moyens d'attirer l'attention de son bébé chéri afin de l'occuper - 1 seconde d'ennui et le revoilà qui râle.

    7h45 : Il n'est pas encore 8h00 du matin, et maman a déjà imité la poule, la chèvre, le cochon, le chien, le cheval, raconté 2 histoires, chanté 6 comptines, construit 3 tours en cubes que bébé s'est réjoui de détruire, évité 2 chutes, un étouffement et une griffure de chat mécontent de s'être fait tiré la queue.

    8h00 : Bébé commence à sérieusement s'impatienter d'une telle inactivité (WTF ?!?).  Maman prend son courage à deux mains et décide de s'habiller pour sortir se promener.

    8h45 : Après 45 minutes à tenter de se préparer avec un bébé qui s’accroche aux jambes de maman en hurlant sa frustration d'être ainsi laissé à l'abandon, maman est fin prête (comprenez, vêtue comme un sac, à peine coiffée, pas maquillée - mais habillée - et c'est déjà pas mal).

    9h05 : Arrivée au parc animalier après quelques kilomètres en voiture passés à écouter "Pirouette-cacahuète" et "promenons-nous dans les bois" avec un bébé au comble du bonheur et qui signe "encore" à la fin de chaque chanson.

    10h40 : Petit passage chez mamie après avoir nourri les moutons, observé avec attention les poules et les lapins, croisé 3 "wou-wou" (comprenez chiens), rigolé aux éclats sur la balançoire, avoir exigé faire du tape-cul sans partenaire (ce qui vaudra à maman des courbatures le lendemain), discuté de longues minutes (en langage bébé) avec un petit garçon qui n'en avait visiblement que faire de ces attentions, avoir frotté ses mains dans la terre et le sable mouillé, et hurlé à la mort quand maman a tenté de remettre son monstre en poussette.

    11h15 : Retour à la maison pour la panade de midi mijotée par papa. Hors de question de ne faire "que" manger. Maman chante donc, encore et encore, en faisant des guili-guili, en proposant des cuillères de panades aux figurines "singe", "lion" et "grenouille", avec un bébé qui exige aussi de manger seul, le tout en essayant de la nourrir (un peu).

    12h00 : Heure de la sieste. Maman couche bébé, et s'écroule dans le canapé pour souffler, et manger un peu (car oui, maman est toujours à jeun).

    14h00 : Hurlements provenant du baby-phone. Bébé est réveillé. Le deuxième round commence.

    14h30 :  C'est l'heure des courses. Le frigo est vide. Maman et papa emmènent donc bébé avec eux (ce qui permet aussi de l'occuper). Attacher bébé dans son siège, chanter des comptines durant le trajet, arriver au supermarché, détacher bébé, le mettre dans le cadis, lui donner un bout de pain pour l'occuper, arpenter les rayons bondés à la recherche de ce qu'il manque à la maison, empêcher bébé de se mettre debout sur son siège, capituler et le sortir du cadis, courir derrière lui, l'empêcher de vider le rayon biscuit, finir par devoir porter bébé dans ses bras tout en poussant et en remplissant le cadis, faire la file à la caisse, retourner à la voiture, ré-attacher bébé, re-chanter les comptines sur le trajet du retour, monter bébé et les sacs de course dans l'appartement, ranger les courses, et mourir à petit feu.  

    16h00 : C'est l'heure du goûter. Papa se remet en mode "roi de la panade" tandis que maman tente de faire patienter bébé qui meurt de faim (et qui l'exprime bruyamment).

    16h30 : Bébé s'ennuie. Il est temps de ressortir pour une nouvelle ballade. La poussette étant réservé aux bébés paresseux (d'après mon bébé), c'est à pied (et à bras) que l'on ressort se promener. Maman est fatiguée. Bébé pète pleine forme.

    18h00 : C'est l'heure du dîner. Bébé veut goûter à tout (et tout seul!), et aux morceaux qui plus est. Maman tente de garder bébé (et le sol de la cuisine) propre. Echec total.

    18h30 : Au bain. Maman court derrière bébé pour le déshabiller histoire d'éviter une nouvelle crise sur la table à langer. Bébé est fortement intéressé par la cuvette du WC et plonge ses mains dedans. Maman dépitée.

    19h00 : Bébé est propre et sec. Maman est trempée de sueur, de shampoing, d'éclaboussures d'eau et des restes du dîner.

    19h10 : C'est l'heure du biberon. Hurlements en bonne et due forme lorsque bébé voit que le carton de lait de croissance sort du frigo, et ce jusqu'à ce que la tétine ai atteint sa bouche.

    19h15 : Petits jeux (que maman essaient "calmes") sur le tapis. Maman raconte des histoires. Bébé signe des mots. Puis bébé s'excite et grimpe sur la table basse pour s'y mettre debout tout en faisant "bravo". Maman l'entoure de ses bras "au cas où". Bébé descend puis grimpe sur le canapé sur lequel il recommence le cinéma, en plus de se laisser tomber, tête la première sur les coussins. Bébé est content. Maman dépitée (encore).

    19h45 : C'est l'heure d'aller au lit ! Gigoteuse, restant du biberon, petite berceuse chantée par maman, doudou en main. Bébé s'endort... Enfin.

    20h00 : Maman s'écroule sur le canapé, se dit que ce serait le moment idéal pour lancer une machine, plier du linge, ranger un peu et faire la vaisselle... Sauf que son niveau d'énergie est proche de zéro. Alors, tout en culpabilisant, elle se dit que ce sera pour demain.

    21h00 : Maman s'extrait du canapé pour rejoindre son lit, après un aller-retour dans la salle de bain pour (quand même) maintenir un niveau d'hygiène corporel et buccal minimum.

    21h07 : Maman s'endort, épuisée, tout en se disant que la semaine n'a même pas encore commencé.

     

    Un samedi comme un autre donc, depuis que je suis maman.

    Un samedi à ne m'occuper de rien ni personne sauf de ma fille.

    A me consacrer exclusivement à mon bébé.

     

    Parfois, quand la fatigue l'emporte sur la patience,

    Quand je n'ai plus l'énergie de répondre à tous ses besoins et ses exigences,

    Quand la force me manque pour la porter et l'occuper,

    Alors parfois je ressens un brin de nostalgie quand je repense à ces We de jeune adulte sans responsabilité.

    Mais, rapidement, ces souvenirs se ternissent.

    Tout simplement parce que lors de ces weekend sans contrainte, elle n'était pas là.

     

    Elle est devenue le centre de mes weekend.

    Le centre de mon monde.

    Ma vie.

    Et je continuerai à lui consacrer la mienne.

    Du moins jusqu'à ce qu'elle le réclame.

     

     

     


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